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 INNOCENCE MEURTRIE

Nathalie Mahy, 10 ans, violée et assassinée. Stacy Lemmens, 7 ans, assassinée

Nathalie et Stacy avaient passé la fin d’après-midi, ce vendredi 9 juin 2006 (corps retrouvés le 21 juin), à la brocante du quartier St-Léonard à Liège (Belgique) avec la mère de Nathalie, Catherine Dizier, et son compagnon Thierry Lemmens, qui est le père de Stacy. Quatre autres enfants du couple, qui n’en a qu’un en commun, accompagnaient leurs parents. Tandis que ceux-ci se trouvaient au café Les Armuriers de la rue St-Léonard, les enfants ont passé le plus clair de la soirée à jouer sur un podium et un château gonflable tout proche.



Thierry Lemmens et Catherine Dizier...

Quand Catherine et Thierry ont voulu rentrer chez eux vers 2 h du matin, ils se sont rendu compte que Nathalie et Stacy manquaient à l’appel. Après avoir appelé et cherché en vain dans les environs, les parents ont appelé la police vers 3 h du matin. Tout le week-end, les forces de l’ordre ont alors multiplié les devoirs d’enquête? : les parents, bien sûr, mais aussi des copines des deux fillettes et certains de leurs enseignants ont été entendus.




Christiane Granziero arrive à la morgue reconnaître l'enfant...

Leurs résidences respectives ainsi que celles de leurs familles ont été fouillées. Une enquête de voisinage poussée a été menée, et on a également vérifié les alibis de certains libérés conditionnels condamnés pour faits de mœurs habitant le quartier.
Des maisons ont été perquisitionnées dans la rue St-Léonard.

Recherches des deux corps

Et lors d’un point presse organisé ce dimanche au parquet de Liège, le 1er substitut Christian Paque reconnaissait que “l’hypothèse de la fugue devient de moins en moins probable au fil des heures, même si nous ne l’écartons pas”. Et M. Paque lançait aussi un appel aux éventuels ravisseurs?: “Le parquet a saisi la juge d’instruction Pascale Goossens d’un dossier d’enlèvement de mineures d’âge. Ce sont des faits qui entraînent des sanctions pénales très lourdes !”.



Catherine Dizier, maman de Nathalie...

Les cadavres de Stacy Lemmens, 7 ans, et de Nathalie Mahy, 10 ans, ont été découvert mercredi 21 juin 2006 lors de fouilles menées dans le quartier Vivegnis, à quelque 200 mètres du café "Aux Armuriers" où elles avaient disparu dans la nuit du 9 au 10 juin.

Stacy Lemmens

La mère de Stacy Lemmens, Christiane Granziero, a été informée de cette découverte. D'après l'état du corps, qui n'a pas encore pu être autopsié, la mort ne serait pas récente et remonterait à la date de la disparition de la fillette. 
Les corps ont été découverts sous une taque, le long de la voie ferrée, en contrebas de l'impasse Macors. La juge d'instruction Goossens, en charge de la double disparition et le parquet sont descendus sur les lieux. Un important dispositif, composé de policiers et de membres de la protection civile, a été installé sur place.

 

  Nathalie Mahy

Le passé d'Abdallah Ait-Oud

Abdallah Ait Oud, la personne désignée par le parquet de Liège comme étant "suspecte" dans la disparition des petites liégeoises, a un passé judiciaire, notamment pour des faits de viol et d'enlèvement.
En avril 1994, il a été placé sous mandat d'arrêt pour le viol de sa nièce, alors âgée de 14 ans. Les faits avaient débuté quand la fillette était âgée de 6 ans. Dans le journal intime de la petite, on avait retrouvé les mots: "je hais mon oncle parce qu'il me viole".
Pour ces faits, Ait Oud avait été condamné à une peine de 5 ans d'emprisonnement assortie d'un sursis probatoire pour un an. 

Abdallah Aid-Out lors de son arrestation

Le 7 septembre 1997, il a été arrêté pour faits de vols et a réintégré la prison.
Le 24 avril 2001, alors qu'il était en liberté conditionnelle, il a été de nouveau placé sous mandat d'arrêt pour des faits de viol, coups et rapt qui s'étaient passés à Flémalle un mois plus tôt.
Ce jour-là, il a abordé une fillette de 14 ans qui promenait son chien pour lui demander un renseignement.



Il a ensuite frappé l'adolescente sur la tête avec une pierre et l'a poussée de force dans sa voiture. Comme la victime tentait de sortir du véhicule, il lui a encore porté un coup de pierre à la tête et a démarré. Il a amené l'adolescente dans un chemin de terre entouré de champs, situé à Grâce-Hollogne. Il a ensuite violé à cet endroit sa passagère et l'a abandonnée sur place. L'adolescente a alors quitté les lieux à pied et a appelé à l'aide.
 

 
Que justice soit faite afin que nos deux anges trouvent le repos

Abdallah Ait Oud a été inculpé par la juge d'instruction Pascale Goossens de l' assassinat des fillettes et du viol de Nathalie.



Les faits :

Des éléments particulièrement accablants sont à charge d'Abdallah Ait Oud, qui a été inculpé le 17 juillet 2006 d'assassinats de Nathalie et de Stacy et du viol de Nathalie, a déclaré le procureur du Roi de Liège, Anne Bourguignont, ce lundi au cours d'une conférence de presse. L'inculpé continue cependant à nier farouchement les faits.

L'un de ces éléments est la déclaration d'un témoin qui dit avoir vu Abdallah Ait Oud place Vivegnis, près de l'endroit où les corps des fillettes ont été jetés dans le chenal, le dimanche 11 juin peu après 5H du matin, heure à laquelle les enfants ont été placées dans le collecteur d'eau. Selon le témoin, Abdallah Ait Oud était "bizarre" et "portait une tenue chiffonnée".

 

Interrogé, l'inculpé, qui a reconnu avoir croisé le témoin, a expliqué qu'il rentrait d'une sortie en ville avec un ami. Ce dernier n'a pas confirmé son alibi.

L'enquête révèle aussi que le 9 juin, soir de la disparition des fillettes, entre 22H et minuit, Abdallah Ait Oud a eu, à trois reprises, un comportement étrange envers des jeunes filles et des enfants. Ils les a abordés en leur proposant d'aller chercher des tortues. Au fil des rencontres, les personnes accostées étaient de plus en plus jeunes. Reconnu par sept personnes, il nie les avoir rencontrées.

Des analyses de fibres textile montrent que les vêtements des petites Stacy et Nathalie ont été en contact avec ceux de l'inculpé, en l'occurrence un jeans bleu et un t-shirt blanc.

Enfin, l'analyse de l'étude botanique sur les végétaux découverts dans et sur le pantalon de l'inculpé démontre un contact très probable avec le site situé le long de la voie de chemin de fer. Les analyses ADN n'ont par contre rien révélé. La présence des enfants pendant près de 19 jours dans l'eau a rendu de nombreuses traces inexploitables.

D'autres analyses, notamment des microtraces prélevées au domicile d'Abdallah Ait Oud, sont toujours en cours.

Malgré ces éléments, Abdallah Ait Oud nie toujours toute participation aux faits. Entendu durant toute la journée de dimanche 16 juillet par les enquêteurs, il est resté sur ses positions, s'énervant quand il est mis en difficulté.

L'individu a une très haute image de lui et supporte difficilement d'être mis en cause. Par contre, il se montre très loquace quand il évoque d'autres éléments que les faits. Selon les enquêteurs, il se livre à de nombreuses digressions. Concernant les faits, lorsqu'il est confronté aux élements d'analyse, il déclare qu'il ne comprend pas. Il a réitéré ses dénégations ce lundi matin devant la juge d'instruction, Pascale Goossens. Selon le parquet, ses explications ne sont pas toujours plausibles.



Extrait d'un rapport d'expertise stipulant qu'Ait Oud est un psychopate...

La juge Goossens a désigné un collège d'experts qui seront chargés de l'analyse mentale de l'inculpé. Celui-ci comparaîtra le jeudi 20 juillet 2006 devant la chambre du conseil qui se prononcera sur ses deux mandats d'arrêt; le premier pour enlèvement et séquestration d'enfants de moins de 12 ans, le second pour assassinats et viol. Le parquet et la juge d'instruction estiment qu'il existe des indices très sérieux de culpabilité. Selon Anne Bourguignont, aucun élément actuellement dans le dossier ne permet de croire qu'une autre personne serait impliquée.

"Il faut que le coupable de cet horrible forfait soit châtié et ne puisse plus récidiver", a conclu Anne Bourguignont, soulignant que les parents étaient tenus au courant de l'évolution de l'enquête. Une réunion avec les familles a été programmée le 3 août 2006.




Le pour et le contre...

L’immeuble, 231 rue Saint-Léonard, où il vivait depuis sa précédente sortie de prison a bien entendu été perquisitionné. Si celui-ci au premier est toujours sous scellés, d’autres lieux intervenant dans l’affaire – comme le coin-douche où Aït-Oud s’est lavé après la disparition des petites – sont rendus accessibles. Le siphon de la douche a été examiné; aucune trace utile n’y a été trouvée. Au mur, le portemanteau auquel Aït-Oud aurait accroché les fausses Nike achetées sur la braderie, et qui ont disparu ici.



Catherine Dizier maman de Nathalie...

En faveur d’Aït-Oud : il s’est livré. En sa défaveur : la police le recherchait depuis quatre jours. Contre , son passé pédophile. Pour : comment imaginer qu’un pédophile récemment sorti de prison enlèverait deux fillettes à 100 m de chez lui dans un quartier où il est connu ? Contre : Aït-Oud est présent sur les lieux dans la période critique. En faveur : le samedi de la disparition et le dimanche encore, Abdallah ne fuit pas mais revient dans le quartier St-Léonard (il s’est d’ailleurs fallu de peu que la police l’intercepte le dimanche après midi).



Contre : à ce moment, il décide de fuir. Pour : en fait, Abdallah savait le dimanche matin déjà que la police voulait l’interroger. C’est Christelle qui le lui apprend et sa réaction – se remettre au lit – n’est pas celle d’un ravisseur d’enfants. Contre lui , l’état dans lequel il se trouve au moment de la disparition (bière + cocaïne). Mais l’argument peut s’interpréter en sa faveur : malade comme un chien – on l’a vu vomir… – Aït-Oud était-il en état d’enlever les fillettes ?
En faveur : aujourd’hui, l’enlèvement de Stacy et Nathalie se conçoit malaisément sans moyen de locomotion. Contre , Aït-Oud est un voleur de voiture et l’usage d’une voiture volée fait partie du modus operandi dont il s’est servi en 2001. Contre lui, de nombreux trous dans son alibi. En faveur, Aït-Oud marque souvent des points : plusieurs vérifications ont montré contre toute attente qu’il disait vrai. En faveur : 14 jours qu’Aït-Oud à disposition des policiers ne craque pas (et n’est plus interrogé). Contre : un psychopathe comme Fourniret n’a craqué qu’en présence de preuves matérielles. En sa faveur , dix-huit jours d’enquête et pas l’ombre d’un indice matériel.



Contre lui, la maman de Nathalie : Catherine Dizier s’explique mal qu’elle n’ait pas remarqué Aït-Oud de la soirée alors qu’ils se trouvaient tous deux aux Armuriers; pour elle, Abdallah a eu un comportement furtif. Sans croire à sa culpabilité, elle aimerait lui être confrontée. En faveur, ceux qui pensent qu’il est préférable qu’Abdallah, s’il n’a rien à voir, sorte de prison mais que c’est peut-être aussi la seule façon de retrouver Stacy et Nathalie s’il est impliqué, 18 jours de prison n’ayant visiblement servi à rien.

La mère de Stacy maltraitait sa fille...!!

Alors que l’actualité judiciaire bat son plein avec la tragique disparition de Stacy et Nathalie, le tribunal correctionnel de Liège avait à juger Christiane Granziero, maman de six enfants dont la petite Stacy.



C’est pour des préventions choquantes que la mère devait comparaître. Ainsi, Christiane Granziero devait répondre de coups volontaires, de séquestration, de privation d’aliments et de soustraction, le tout commis sur ses enfants !
Les faits commis par Christiane Granziero étaient tellement graves que cette mère et son compagnon de l’époque, ont été condamnés à deux ans de prison ferme par défaut.



Stacy à gauche, lors d'une fête à l'école...

Au moment des faits, en 2001, Stacy était à peine âgée de 2 ans, mais ses frères étaient assez grands pour se plaindre des traitements qui leur étaient infligés.
À ce titre, les déclarations des enfants, âgés de 4 à 11 ans, font froid dans le dos. Ainsi, les petits ont expliqué qu’ils étaient frappés avec une boucle de ceinture, un essuie roulé ou encore un cintre.



Mais ce n’est pas tout, les enfants ont également déclaré qu’ils étaient privés de nourriture et qu’ils étaient régulièrement enfermés dans la cave pendant que leur mère était au bistrot.



D’ailleurs les inspecteurs ont constaté que le frigo de Christiane était fermé à l’aide d’un cadenas ! “C’est mon ancien mari qui avait mis ce cadenas, a tenté de justifier Christiane lors de la première audience. Mais c’est vrai que lorsque j’achetais six yaourts et que lorsque j’allais voir dans le frigo, il n’en restait plus qu’un. Les enfants n’arrêtaient pas de voler de la nourriture. 



Je n’allais pas au bistrot, je leur disais que j’allais au café car je me prostituais. Je préférais leur mentir. Je ne les ai jamais battus et ils n’étaient jamais enfermés”, a-t-elle poursuivi.
Pourtant, lors de ses déclarations, la prévenue avait déclaré qu’elle enfermait ses enfants lorsqu’elle allait travailler et qu’elle venait de temps en temps voir si tout se passait bien.



Mais lors de cette audience, Christiane Granziero devait également répondre d’avoir soustrait Stacy et son frère âgé de 11 ans, alors qu’une décision de justice ordonnait le placement de ceux-ci dans une institution.
Christiane a avoué avoir commis ces faits. Le tribunal a estimé que les coups volontaires, les séquestrations et la soustraction étaient établis.
Par contre, les juges ont estimé que la malnutrition n’était pas prouvée car les enfants n’étaient pas en péril grave. Christiane Granziero vient d’écoper en opposition de 12 mois de prison avec sursis tandis que son compagnon a été condamné à 150 heures de travail.



"Mounette" qui s'occupa pendant deux ans de Stacy...

Les nouvelles de 2008...

Ait Oud a été vu par deux neuropsychiatres et un psychologue. Ceux-ci ont noté que l’individu s’exprimait avec calme et de manière posée, et avait un contact facile. Ils n’ont remarqué aucun signe d’anxiété pendant les entretiens, explique RTL.

Les spécialistes ont souligné qu’Ait Oud, qui présente un QI de 100, répondait aux questions mais s’exprimait avec difficulté lorsqu’il était question des faits de mœurs (commis en 1994 et en 2001) pour lesquels il a déjà été condamné. Ils ont également noté qu’il ne répondait à aucune question concernant l’assassinat et le viol de Stacy et de Nathalie, renvoyant les experts vers les enquêteurs qui « veulent le faire condamner ». Depuis son arrestation en juin 2006, Ait Oud nie farouchement toute participation aux faits concernant les fillettes.

Abdallah Ait Oud, qui a déjà expliqué que « même un insecte, il ne pourrait pas l’écraser », se dit victime d’un « contexte social », conclut RTL. Selon le rapport psychiatrique, Abdallah Ait Oud est responsable de ses actes et n’est pas en état de démence.

Sa « folie » avait pourtant été diagnostiquée en avril 2001, après qu’il eut, alors qu’il se trouvait en libération conditionnelle, enlevé une jeune fille à Flémalle. Il n’avait cependant pas regagné la prison, où il avait déjà purgé des peines pour viol sur sa nièce et vol, car les experts avaient estimé qu’il était en état de démence. Il avait été interné pendant 4 ans à l’établissement de défense sociale de Paifve avant d’être définitivement libéré, quand une contre-expertise psychiatrique avait précisé que la mesure d’internement était une erreur de diagnostic.

Abdallah Ait Oud est le seul inculpé pour les faits de juin 2006. Le dossier a été clôturé. La chambre des mises en accusation a renvoyé Ait Oud devant la cour d’assises du chef d’assassinat et de viol sur Stacy Lemmens et Nathalie Mahy. L’arrêt devrait être définitif prochainement. La date du procès devrait être très rapidement fixée mais il est plus que probable que la session d’assises débute à la fin du mois mai.

L'enterrement : sans commentaire

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 LE PROCES...

Ce sont les preuves scientifiques recueillies au cours de cette enquête qui ont définitivement donné à Abdallah Ait Oud son statut de principal suspect des faits. Au cours des projections réalisées lors de l'audience de la matinée, les enquêteurs ont montré les dernières images de Nathalie Mahy, filmées par un amateur, alors qu'elle s'amusait le 9 juin 2006 en soirée sur le podium de la braderie organisée dans le quartier St-Léonard.



Comme l'a confirmé Roger Cleeren, l'enquête a débuté après l'alerte de la disparition des deux petites filles à 03h13 la nuit du 9 au 10 juin. "On a utilisé les grands moyens", a confirmé l'enquêteur. "Quarante hommes ont fouillé toutes les zones proches directement accessibles", a-t-il ajouté.
Mais c'est après une information livrée par Christelle Bertho, la compagne de l'époque d'Abdallah Ait Oud, que les enquêteurs se sont intéressés plus particulièrement à l'accusé. La jeune femme s'était inquiétée la nuit du dimanche 11 juin de ne plus avoir de nouvelles d'Abdallah Ait Oud depuis deux jours. Plusieurs témoins avaient vu Ait Oud le vendredi soir de la braderie à proximité du podium et des enfants qui y jouaient.



Le chef d'enquête Roger Cleeren.

Le chef d'enquête Roger Cleeren a également précisé que c'est le lundi 12 juin qu'a été créée une cellule d'enquête unique constituée notamment de 24 enquêteurs. Quarante-deux personnes, potentiellement suspectes, avaient déjà été contrôlées dans la région de Liège mais aussi à Mons, Verviers, Bruxelles et à l'étranger. La diffusion de la photo d'Abdallah Ait Oud, alors recherché comme "témoin", a ensuite permis sa privation de liberté puis son inculpation après des vérifications effectuées sur son comportement et son emploi du temps.
Lors de son arrestation, Abdallah Ait Oud a nié toute participation aux faits de disparition des deux fillettes et prétendait qu'il ne les avait jamais vues. Mais il portait aussi des traces de griffures occasionnées par des végétaux. Ses explications n'ont pas convaincu. C'est, dès cet instant, que les preuves scientifiques ont pris une importance prépondérante dans l'évolution de l'enquête.

L'audience de la matinée s'est déroulée dans le calme, devant un accusé, un jury et un public attentifs. Mais c'est en fin de matinée que les éléments les plus déterminants ont été révélés par l'enquêteur Cleeren. L'émotion a envahi la salle d'audience lors de la projection des images des lieux de la découverte des corps de Stacy et Nathalie. Les parties civiles ont quitté la salle à cet instant, à l'exception de Catherine Dizier, la mère de Nathalie Mahy, qui s'est masquée le visage mais a tenu à percevoir et à soutenir le regard éventuel de l'accusé. 

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Le président Goux.

Abdallah Ait Oud n'a manifesté aucune réaction à cet instant.
L'enquêteur Cleeren a ensuite détaillé les éléments de botanique et l'expertise des cheveux et poils qui ont permis de confondre l'accusé. Ait Oud portait sur ses vêtements des fragments de végétaux identiques à ceux des lieux de la découverte. Ces végétaux étaient également présents dans le système d'évacuation d'eau de son appartement. Ait Oud portait aussi sur ses vêtements des cheveux et poils. L'enquête a ensuite démontré qu'il avait existé un contact intense entre les vêtements portés par Abdallah Ait Oud et ceux des victimes.

Les auditions des enquêteurs, notamment celle d'Alain Remue, chef de la cellule nationale de recherche des personnes disparues, reprendront mardi après-midi.

L'audience de la cour d'assises de Liège a été marquée le mercredi 28 mai après-midi par les auditions du papa de Stacy, Thierry Lemmens, et de la maman de Nathalie, Catherine Dizier, qui accompagnaient les fillettes le soir de leur disparition.



La maman de Nathalie.

Le moment fort de la journée a eu lieu quand Catherine Dizier a demandé à Abdallah Ait Oud à quel endroit il se trouvait dans le café le soir du 9 juin. La maman de Nathalie a défié Abdallah Ait Oud, le mettant en difficulté. L'accusé a répondu calmement, trop peut-être, mais en cherchant quelques explications et donnant des détails sur des faits peu importants. A la fin de son audition, Catherine Dizier a remercié les enquêteurs "pour leur travail magnifique". "Ici je reste forte, mais je voudrais qu'on connaisse la vérité et qu'on ait une pensée pour Nathalie et Stacy, deux enfants martyrs", a-t-elle expliqué. 

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Le procès a été marqué jeudi après-midi en début d'audience par la lecture d'un courrier reçu par Me Olivier Martins, le conseil de l'accusé. Cette lettre, signée "R.A" est parvenue au palais de Justice à l'attention de l'avocat. Annexée à une photo de l'accusé, la lettre, rédigée en 6 points, stipule que celui-ci est innocent. La lettre signale que seule la petite Nathalie connaissait son agresseur et qu'il fallait donc chercher dans son entourage (famille et amis). L'auteur signale que les initiales de l'auteur sont "R.V." et que celui-ci était âgé entre 25 et 30 ans au moment des faits. 

L'auteur stipule aussi que les radiesthésistes permettent de retrouver certaines choses "n'en déplaisent à leurs détracteurs". Le courrier a été versé au dossier. L'après-midi sera consacré notamment à l'audition de la compagne de l'accusé, Christelle Bertho. Elle arrivera cependant à l'audience dans le courant de l'après-midi, bloquée par les intempéries à Liège. Des étudiants français, qui disent avoir été interpellés par Ait Oud le samedi 9 juin en soirée ne se sont pas présentés à l'audience. Le Président Goux a lu leurs déclarations, dans lesquelles ils expliquaient qu'un homme leur avait proposé d'aller voir des tortues dans les bois. Lors de la diffusion du portrait-robot, ils ont reconnu Ait Oud. La cour entendra également d'autres adolescents qui disent avoir été abordés par l'accusé le soir du 9 juin. Celui-ci voulait leur montrer des tortues.

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La matinée du cinquième jour du procès d'Abdallah Ait Oud a été consacrée vendredi aux auditions des médecins légistes devant la cour d'assises de Liège. Les expertises ont démontré que Stacy Lemmens et Nathalie Mahy sont mortes étranglées. Il a également pu être démontré que Nathalie Mahy a été violée avant d'être tuée.

Lors de cette journée consacrée aux expertises médico-légales, les parents des victimes n'ont pas souhaité assister à l'audience et subir le contenu des rapports des experts. Seule Catherine Dizier, la mère de Nathalie Mahy, était présente dans la salle d'audience pour écouter les médecins. Les jurés ont pu entendre en prélude aux dépositions des différents experts légistes le témoignage d'un homme de la Protection civile qui était occupé dans les recherches des victimes le jour de la découverte des corps de Stacy et Nathalie. C'est cet homme qui a découvert le premier corps le 28 juin 2006. Les experts ont également livré une approximation concernant la date du décès des deux victimes, en tenant comptes des éléments relevés lors de la découverte des corps. Pour les deux fillettes, les médecins estiment avec un maximum de probabilités que les décès remontent entre 15 jours et trois semaines au moment de la découverte. Il est donc estimé que les décès de Stacy et Nathalie sont survenus entre le 7 et le 13 juin 2006.

Début du procès d’Abdallah Ait Oud


**La cour d'assises de Liège a poursuivi ce mardi 3 juin l'audition de témoins dans le cadre du procès à charge d'Abdallah Ait Oud, poursuivi pour enlèvement, séquestration, attentat à la pudeur, viol et assassinat de Nathalie Mahy, 10 ans, et de Stacy Lemmens, 7 ans, la nuit du 9 au 10 juin 2006.

Après les auditions des experts lundi, qui ont fourni de nombreux éléments à charge de l'accusé, la cour a de nouveau entendu ce mardi des témoins du quartier saint-Léonard, dont les déclarations sont quelquefois incomplètes ou imprécises. Deux témoins prétendent ainsi avoir vu Abdallah Ait Oud le samedi 10 juin, alors que le dossier révèle un "trou" de 24H dans son emploi du temps. Interrogés plus précisément, l'un d'eux a déclaré qu'il ne se rappelait plus" car il avait été perturbé suite à un accident de voiture de son fils.



Il semble donc que ce soit bien le dimanche 11 dans l'après-midi, après que la compagne de l'accusé l'ait prévenu qu'il était recherché, que le propriétaire de l'habitation d'Abdallah Ait Oud l'ai découvert enfermé dans un appartement vide du troisième entresol. Le témoin qui dit avoir vu l'accusé dans la nuit du samedi au dimanche "chiffonné" et "dans un état anormal" ne s'est pas présenté à l'audience. Le président Goux a relu ses déclarations dans lesquelles il disait avoir croisé Abdallah Ait Oud le dimanche tôt le matin, vers 3H, "très énervé" et "bizarre" mais qui "ne titubait pas".



Arrivée de témoins.

De nombreux témoins ont souligné le caractère "calme", "discret" et "taiseux" de l 'accusé, "une personne calme, courtoise et polie", "dont on n'aurait pas imaginé qu'il puisse connaître de tels faits". Mardi après-midi, la cour effectuera une visite sur les lieux des faits. Elle devrait notamment se rendre au café "Les Armuriers", au domicile de la compagne de l'accusé et le long de la voie ferrée où les corps des petites filles ont été découverts le 28 juin 2006.
 

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Seuls deux experts ont été entendus mercredi 4 juin au cours de la 8e journée du procès d'Abdallah Ait Oud devant la Cour d'assises de Liège. Les experts de l'INCC ont mis en évidence la présence de trois cheveux de la petite Stacy dans le pantalon que portait l'accusé le jour des faits.

Françoise Hubrecht et Stijn Desmyter, les experts de l'INCC. - Belga

Les experts Françoise Hubrecht et Stijn Desmyter

C'est à des experts de l'INCC qu'ont été confiées les analyses des différents cheveux et poils (complets ou de manière fragmentée) retrouvés sur les corps de Stacy et Nathalie ainsi que sur les vêtements que portait Abdallah Ait Oud le jour des faits. Des analyses microscopiques et génétiques ont été effectuées sur ces prélèvements. Les experts ont pu démontrer que trois cheveux qui présentent les mêmes caractéristiques que ceux de Stacy Lemmens ont été retrouvés dans le pantalon d'Abdallah Ait Oud. Ces trois cheveux ne sont pas tombés de manière naturelle mais ont été arrachés de manière violente. Cette analyse tendrait à démontrer la thèse selon laquelle ces cheveux sont arrivés dans le pantalon d'Ait Oud lorsqu'il a agressé Stacy.

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Ait oud 2805 Belga

Le procès d'Abdallah Ait Oud a été marqué ce jeudi 5 juin après-midi par la lecture d'un courrier reçu par Me Olivier Martins, le conseil de l'accusé, accusant un certain « R.V » d'être responsable des faits.Cette lettre, signée "R.A" est parvenue au palais de Justice à l'attention de l'avocat. Annexée à une photo de l'accusé, la lettre, rédigée en 6 points, stipule que celui-ci est innocent. La lettre signale que seule la petite Nathalie connaissait son agresseur et qu'il fallait donc chercher dans son entourage (famille et amis). L'auteur signale que les initiales de l'auteur sont "R.V." et que celui-ci était âgé entre 25 et 30 ans au moment des faits.  

L'auteur stipule aussi que les radiesthésistes permettent de retrouver certaines choses "n'en déplaisent à leurs détracteurs". Le courrier a été versé au dossier. L'après-midi sera consacré notamment à l'audition de la compagne de l'accusé, Christelle Bertho. Elle arrivera cependant à l'audience dans le courant de l'après-midi, bloquée par les intempéries à Liège.  Des étudiants français, qui disent avoir été interpellés par Ait Oud le samedi 9 juin en soirée ne se sont pas présentés à l'audience. Le Président Goux a lu leurs déclarations, dans lesquelles ils expliquaient qu'un homme leur avait proposé d'aller voir des tortues dans les bois. Lors de la diffusion du portrait-robot, ils ont reconnu Ait Oud. La cour entendra également d'autres adolescents qui disent avoir été abordés par l'accusé le soir du 9 juin. Celui-ci voulait leur montrer des tortues.



La cour d’assises de Liège a déclaré, mardi 10 juin, Abdallah Ait Oud coupable de l’enlèvement, du viol, d’attentats à la pudeur et de l’assassinat de Nathalie Mahy et de Stacy Lemmens. À l’annonce du verdict, l’accusé qui était resté droit pendant le début de l’énoncé, s’est laissé tomber dans son box, la tête par-dessus la rambarde. L’audience a été suspendue quelques minutes mais un médecin présent dans la salle a estimé que l’accusé pouvait revenir à l’audience pour terminer la lecture des réponses aux questions.

Bien que Me Martins ait fait savoir que son client ne souhaitait pas entendre la fin de la lecture du verdict, le président a appliqué la loi et a fait rentrer l’accusé dans son box. « Je suis innocent, je suis innocent bordel de merde, je n’ai rien fait », a-t-il hurlé à la fin de la lecture des réponses en se débattant. L’accusé a dû être emmené par les policiers. A l’issue de l’audience, les parties civiles se sont déclarées « satisfaites » et « soulagées. « Nos filles sont vengées », s’est écroulé Didier Mahy. « Je suis soulagé, je vais pouvoir me remettre à d’autres projets. Je suis vraiment ravi », a-t-il ajouté.

Ait Oud, reconnu coupable, s’effondre

Evoquant le malaise de l’accusé, le papa de Nathalie a mentionné qu’Abdallah Ait Oud était « égal à lui-même ». Le conseil d’Abdallah Ait Oud a pour sa part pris acte de la décision. « Le verdict a été rendu à l’encontre des plaidoiries de la défense. La loi est ainsi faite et il faut la respecter », a-t-il remarqué. Concernant le malaise de son client, Me Martins a remarqué qu’il fallait le comprendre. « Quand vous avez crié votre innocence, parfois de façon maladroite, il faut comprendre que parfois on peut s’effondrer ». Le jury se prononcera sur la peine mercredi 11 juin. L’audience débutera à 9H. « Je suppose que l’avocat général réclamera le maximum. Nous ferons notre métier. Dans chaque être humain, il y a des circonstances atténuantes », a conclu Me Martins.

« Je suis innocent »

La matinée de ce mardi a été consacrée aux répliques des différentes parties. Me Martins, le conseil de l’accusé, a de nouveau plaidé le doute, faute de preuve, et donc l’acquittement de son client. L’avocat a évoqué l’absence de certitudes. « Or, pour condamner quelqu’ un il faut être certain ! », a-t-il plaidé, demandant aux jurés de regarder leur montre : « si vous doutez pendant 60 secondes, c’est suffisant pour acquitter ». « On ne l’a pas vu partir avec les enfants… mais on n’a vu personne d’autre non plus ! », a pour sa part remarqué l’avocat général, Marianne Lejeune, soulignant également le nombre d’éléments en défaveur de l’accusé. « S’il n’y en avait qu’un, on pourrait encore se poser des questions, mais il y a et les végétaux, et les fibres, et les cheveux, et les témoignages, et les heures indiscutables, et les explications scientifiques qui se recoupent », a-t-elle remarqué pour balayer le doute. Du côté des parties civiles, Me Sauvage a pointé la date de ce 2e anniversaire de la disparition des fillettes. Les avocats des familles ont également souligné que le doute ne suffisait pas pour acquitter l’accusé.

  

« Le seul à avoir porté ses vêtements et a avoir effectué le trajet dans le quartier, c’est lui », a plaidé Me Moureau. « La vérité, je ne la détiens pas. Mais on ne juge pas un homme sur ses apparences et sur son passé. Il ne faut pas tomber dans le travers de dire que c’est le coupable idéal, qu’il a un passé, et qu’il est coupable parce qu’il est capable. Il ne faut juger que les faits », a conclu Me Martins, remarquant que son client n’était pas le monstre décrit. « Je suis innocent », a pour sa part conclu à deux reprises Abdallah Ait Oud. « Regardez le dossier, ne me jugez pas sur mon passé. Mon passé j’en ai honte. Je ne peux pas exprimer ce que je ressens. Je ne pourrai jamais me pardonner ça. Ca m’a détruit la vie. Je suis malade de mon passé », a-t-il déclaré en fin d’audience.

Le président Goux a clôturé les débats de cette session d’assises à 12H10. L’audience reprendra à 13H30 par la lecture des 23 questions auxquelles devra répondre le jury. Les jurés devraient entrer en délibération vers 14H.

Me Martins a provoqué lundi matin un incident d'audience au début de la troisième semaine du procès d'Abdallah Ait Oud. - Belga

LeSoir.be

LE VERDICT


Voici une nouvelle qui devrait ébranler les familles déjà accablées par le procès qui vient de se dérouler.
Les conseils d'Abdallah Ait Oud, Mes Poiré et Martins, ont signé à la fin de la semaine un pourvoi en cassation contre la décision rendue le mercredi 11 juin par la cour d'assises de Liège, condamnant Abdallah Ait Oud a la réclusion à perpétuité et à une mise à disposition du gouvernement pendant 10 ans.

La décision d'introduire le pourvoi a été rapide. Les avocats n'ont pas profité du délai de 15 jours qui leur était alloué. «La décision a été prise en concertation avec notre client. Il veut que son combat continue. Il veut continuer à clamer son innocence et aller jusqu'au bout », a expliqué Me Martins.

Mais la cour de cassation ne se prononçant pas sur le fond mais uniquement sur le droit, des moyens doivent être avancés par les avocats. Lors de la session d'assises, la défense avait soulevé différents problèmes qui remettaient notamment en cause la sérénité des débats et le droit à un procès équitable. Elle avait ainsi remarqué que le procès était surmédiatisé et estimait que la présomption d'innocence était bafouée. Elle avait pointé des manquements aux droits de la défense et dénoncé l'aspect émotionnel dans lequel s'est tenu le procès. "A Liège, chacun avait déjà condamné l'accusé avant le procès. Il n'en aurait peut-être pas été de même à Mons par exemple", avait souligné Me Martins.

Incident d’audience au procès Ait Oud

Maître Martins, avocat d'Ait-Oud

Mes Poiré et Martins vont effectuer un double travail, en examinant également l'ensemble du dossier afin de voir s'il ne contient aucun problème ou manquement au niveau de la forme ou de la procédure. «Nous allons voir si tous les actes ont été correctement effectués; voir si par exemple il ne manque pas une signature quelque part», a expliqué Me Martins, précisant que les moyens qui seront exposés ne sont donc pas encore totalement déterminés. «Nous n'avons pas encore accès au dossier donc nous allons nous y consacrer dans les prochains jours».

Là où les défenseurs d’Ait Oud accueillent la nouvelle avec plaisir, on imagine la peine des familles qui se voient infliger de revivre le calvaire d'un procès. La cour de cassation ne devrait pas examiner le pourvoi avant octobre ou décembre au plus tôt.

RTL Info

Commentaires

- PLUS JAMAIS CA !! -

(Abdallah AID-Out reste présumé innocent)

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