Un cas de récidive parfait...
Francis Evrard n'est pas un assassin mais je le met quand même dans ces dossiers afin de bien comprendre que la justice française a de grosses lacunes...!

Le petit Enis...
Né à Roubaix le 12 juillet 1946, Francis Evrard est fils unique. Passionnément attaché à sa mère, qui l'idolâtre, il aurait été violé par un adulte à l'âge de 10 ans. Evrard quitte l'école dans l'adolescence et se lance dans des petits boulots. En 1968, à l'âge de 22 ans, il écope d'une première condamnation en Belgique pour un vol qualifié. Le 16 mai 1969 à Moucron, en Belgique, Evrard est arrêté après avoir commis des attentats à la pudeur avec violence (qualifiés alors de "viols d'enfants") sur deux garçons et une fille mineurs. Il n'aurait apparemment pas été jugé pour ces faits, mais il sera interné pendant 4 ans dans un établissement de défense sociale réservé, en principe, aux malades jugés non responsables de leurs actes. Premier fait...
Revenu en France, arrêté pour de nouveaux attentats à la pudeur avec violence commis sur des mineurs, Evrard sera condamné en 1975 à 15 ans de prison. Deuxième fait...
En 1985, six semaines après sa libération, Evrard récidive et sera condamné à 4 ans de prison. Troisième fait...

Intérieur du garage...
En 1987, cinq semaines après sa libération, Evrard viole deux garçonnets de 7 et 8 ans. Cette fois là cour d'assises de Douai le condamne à 27 ans de prison avec peine de sûreté de 18 ans. Quatrième fait...
Surpris à regarder des images d'enfants qualifiés de pornographiques dans sa cellule de la centrale de Caen (où près de 80% des détenus ont été condamnés pour crimes sexuels), Evrard reçoit une peine supplémentaire de 18 mois de prison, peine réduite à trois mois en appel. Cinquième fait....
En janvier 2007, Evrard est sanctionné après avoir été surpris, en cellule, en train de regarder une photo d'enfant nu. Sixième fait...

Francis Evrard
Le 2 juillet 2007, alors que rien ne permet de dire que ce pédophile est guéri, Francis Evrard est remis en liberté. En principe, il devrait être soumis à un traitement hormonal destiné à faire baisser sa tension sexuelle mais la mesure semble difficilement applicable. A la fin du mois de juillet 2007, alors qu'il est assigné à résidence en Normandie, Evrard déménage pour Roubaix où il arrive le 8 août 2007. Sa mère est morte en 2001. A 61 ans, bouffi et chauve, Evrard se retrouve seul face à ses souvenirs, et sans argent. Il campe dans un garage de Roubaix où sont entreposés les meubles de sa mère.

Garage où a été violé le petit Enis
Mercredi 15 août 2007, vers 13h30, Francis Evrard aborde un enfant de 5 ans, Enis dans une rue populaire de Roubaix, et l'engage à le suivre en lui promettant de lui acheter des jouets. A 14 heures, Mustapha Kocakurt, le père divorcé d'Enis, un restaurateur d'origine turque, constate la disparition de son fils et prévient la police. Un avis de recherche est lancé. Grâce à l'aide de Rabah Hamed, patron d'une brasserie, à celle de Xavier Labarre, un chauffeur de taxi qui a conduit Evrard et l'enfant devant les garages où le pédophile loge, ainsi qu'au dévouement d'une voisine qui imprimera quelques centaines d'avis de recherches, la police parvient à localiser l'ex détenu.

Mustapha Kocakurt le père d'Enis
A 23 heures, des policiers vêtus de gilets pare-balles donnent l'assaut au garage où loge Evrard. L'enfant est nu et Evrard, dévêtu, un couteau à la main. Dans une mallette, des cordes, des somnifères. Evrard n'oppose pas de résistance. Après examen médical, il s'avère que l'enfant à, hélas, été violé. Dans la poche du pédophile, la police retrouve une plaquette de viagra, un médicament combattant l'impuissance. Un médecin de prison l'aurait prescrit à Evrard (!!)...

Mis en examen vendredi 17 août 2007 pour "enlèvement et séquestration, viols et agressions sexuelles en récidive", le pédophile affirmera ne pas avoir consommé de Viagra pour commettre son forfait. Il en aurait pris pour regarder une cassette pornographique et pour lire une revue érotique, expliquera t-il. Après enquête, un médecin exerçant à la prison de Caen reconnaîtra avoir prescrit du Viagra à Evrard (!!!) qui se plaignait de ne pas avoir d'érections et espérait rencontrer des "filles" le jour de sa libération. Le médecin expliquera ne pas avoir eu accès au dossier judiciaire de son patient (!!). C'est à dire que si Evrard était fragile du coeur il aurait pu mourir de cette prise de médicament...? En fait on donne n'importe quoi à n'importe qui...!

Rachida Dati, ministre de la justice, se rendra à Lille le 19 août 2007 pour rassurer l'opinion publique : "Nous allons lutter encore plus durement contre la récidive des délinquants sexuels. Quand il y a récidive, cela veut dire que la sanction a été un échec". Concernant le viagra on prépare tout sauf une réinsertion. L'avocat ajoutera que, l'enfant ayant été drogué, il n'a pas pu se souvenir de ce qu'il a vécut. D'après les conclusions du médecin l'ayant examiné, Enis n'a pas été battu par Evrard.

Hôtel où résidait Evrard lors de sa sortie de prison...
Faisant écho aux déclarations de sa ministre Rachida Dati, le président Sarkozy a annoncé l'ouverture en 2009, à Lyon, du premier hôpital fermé pour pédophiles et affirmé que les délinquants sexuels ne sortiraient de prison qu'une fois leur peine exécutée et après avoir reçu l'aval d'un collège de médecins. Mais quel médecin est capable de dire si tel ou tel pédophile est "apte" à sortir de prison..? Aucun à ma connaissance...!

Jérôme Pianezza, avocat de Francis Evrard
Monsieur Sarkozy serait favorable à la "castration chimique" dès lors que les intéressés accepteraient ce type de traitement. Mais ces mêmes "intéressés" ne sont pas fous ! S'ils acceptent ils ne pourront plus assouvir leurs pulsions...! Coup d'épée dans l'eau...!
Le 21 août 2007, au terme de nouveaux interrogatoires de police, Francis Evrard aurait reconnu avoir "connu une quarantaine d'enfants", au cours de sa vie, alors qu'il n'a été condamné que pour trois affaires d'agressions sexuelles. Selon la police, cet aveu devrait être considéré avec prudence, les faits étant difficilement vérifiables et Evrard n'ayant pas précisé s'il s'agissait d'agressions "légères", comme des attouchements, ou des agressions plus graves s'apparentant à des viols. Selon Valérie Courtalon, vice-procureur de la république de Lille, il n'y a pas eu d'éléments précis permettant d'impliquer de façon sérieuse Francis Evrard dans d'autres affaires du même type.

Durant sa garde à vue, Evrard auarit déclaré aux policiers : "Je voudrais pour une fois qu'on m'écoute et qu'on me soigne"...! En 2000, alors qu'il était en prison, Evrard s'était entretenu avec un juge d'application des peines qui avait noté qu'en 30 ans de prison Evrard n'avait vu un psychiatre qu'une seule fois...pendant neuf mois...!!
Quand ce juge demandera à Evrard s'il se rendait compte de la gravité de ses actes, ce dernier répondra que, parce qu'il a été violé à l'âge de 10 ans, il avait plutôt tendance à relativiser les faits. Au terme de cet entretien, la magistrate avait déclaré : "Ces 30 ans de prison n'auront servi à rien, sinon à mettre Evrard de côté."
Tout est à refaire...!
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