AFFAIRE GREGORY VILLEMIN

                                              

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"Et il est revenu seul..."

Emplois du temps et alibis de Bernard Laroche et Murielle Bolle

(Certaines photos sont celles des différents articles de presse parus à l'époque.)




Rappel : Les 22 et 23 novembre 1984 ont été entendus Gaston et Marguerite Hollard ainsi que leur fils Daniel et sa femme Chantal. Quand on montra le portrait-robot à celle-ci elle dira : "Je connais pas ce robot moi (sic) !". Ils furent rapidement mis hors de cause grâce à leurs alibis. Daniel, par exemple, était à son travail le jour du meurtre et en sortit à 1 heure du matin. C'est Marie-Ange Laroche qui avait téléphoné aux gendarmes (d'une cabine téléphonique près de chez elle, alors qu'elle avait le téléphone dans son pavillon et qu'à ce moment là, Laroche dormait au premier étage (!!)), leur annonçant qu'elle connaissaît des possibles auteurs de l'assassinat. Pour quelle raison avait-elle de si forts soupçons au point d'appeler les gendarmes...? 



Marie-Ange prit une part active au début de l'enquête, ce qui intriguera les policiers. Les soupçons sur Jacky et sa femme, sur les Hollard. Elle voulut aussi soumettre un enfant à une dictée, elle prit un congé maladie le surlendemain du crime alors qu'elle n'était nullement malade, elle était également absente de son travail la veille, donc le 15, la veillée du corps une bonne partie de la nuit, pour, selon les témoins présents, écouter les conversations dans le pavillon de Jean-Marie. Pourquoi Marie-Ange demanda-t-elle à Ginette Villemin de cacher aux gendarmes l'excellente relation entre les deux familles Laroche et les époux Michel Villemin...? Autre élément curieux : Marie-Ange a été licenciée le 27 octobre 1984 pour avoir épuisé ses droits aux indemnités de maladie après un cumul de 100 jours d'absence depuis janvier 1984...? Trois mois et demi d'absence...




Daniel et Chantal Hollard...

Voici les éléments que les différents enquêteurs trouveront "curieux" de la part de Marie-Ange Laroche.

*Elle n'a pas travaillé le 15 octobre 1984, veille du crime.
*La veillée du corps toute la nuit.
*Elle téléphone (d'une cabine alors qu'elle a le télephone chez elle !) le 22 octobre pour accuser les Hollard et Jacky.
*Le 4 mai 1986 elle demande la mise sous tutelle de Louisette Jacob pour, selon certaines sources, empêcher que les déclarations de celle-ci (confirmant que Murielle était bien dans la voiture de Laroche) soient prises en considération.
*Elle a demandé à certains de ses proches de se constituer partie civile pour accéder au dossier.
*Refus de déposer comme témoin et a comparu avec beaucoup de réticence devant le juge Simon.
*Qu'elle aurait annoncé la mort de Grégory à Bernard Laroche de façon extrêmement étrange.
*Que son couple était chancelant.
*Qu'elle trompait Bernard Laroche, soi disant, avec un chauffeur de bus pour le transport d'ouvrier d'usine.

Sans suite....!

A l'annonce de la disparition de son fils, Jean-Marie rentra chez lui, prit une carabine et se dirigea directement chez Roger Jacquel (qui travaillait dans la même usine que Jean-Marie et qui a une 4L verte), le beau-père de son frère Jacky, qu'il soupçonnait d'être le corbeau et le ravisseur de son enfant. Il est malade des poumons ce qui rend sa respiration rauque et essouflée. Voyant deux 4L qu'il croyait être des véhicules de police, il rebroussa chemin. Son alibi apparaîtra irréfutable. Du moins d'être l'assassin ou le ravisseur de l'enfant.



Jacky Villemin, Roger et Paulette Jacquel

Après avoir entendu Jacky Villemin, le frère de Jean-Marie et les époux Jacob, plus proches voisins des Laroche et autres suspectés, (Marcel et Jacqueline (née Thuriot) Jacob (voir ici les charges contre eux et ici) travaillaient jusqu'à 21 heures le soir du crime, mais n'est pas prouvé qu'ils pouvaient sortir de leur lieu de travail), les enquêteurs étaient persuadés que le meurtre incombait à la toute proche famille de la victime et ils en interrogèrent tous les membres. De par son emploi du temps"douteux", les gendarmes s'intéressèrent plus longuement à Bernard Laroche, neveu de Monique et Albert Villemin, né le 23 mars 1955 à Epinal, contremaître au tissage Ancel à Granges sur Vologne.
 



Marie-Ange Laroche.

Entre parenthèse, une rumeur dira qu'il y avait une relation entre Albert Villemin et la mère de Bernard Laroche... 
Un évènement survenu le 4 novembre 1981 mit la "puce à l'oreille" aux gendarmes concernant Marcel Jacob (frère de Monique qui détestait les Villemin sauf Jacky), c'est le jour où une bagarre a eu lieu entre Michel et Jacky à la sortie de la filature d'Aumontzey derrière l'église. Marcel Jacob était présent. Quelques temps après, lors de la lecture d'une lettre anonyme on pouvait lire : "le tout-fou d'à côté quand il prend un coup de poing dans la gueule il se sauve". Et encore ce fait : le 24 décembre 1982 il y eut une bagarre entre Gilbert et Marcel Jacob. Celui-ci lança de graves injures envers Jean-Marie. Jacqueline l'épouse de Marcel Jacob refusa de venir le 12 septembre 1989 voir le juge Simon sans donner aucune explication. C'était pourtant la première fois qu'elle était entendue. Une 2° convocation, le 24 septembre 1991, la verra répondre à certaines questions de façon réticente. Les experts lui verront une grande concordances avec le corbeau. Anecdote "jacobienne" : quand Albert était jeune marié, ses beaux-parents disaient à Monique "Tiens voilà ton maquereau qui rentre !" Quelle joie de vivre...



Les tissages Ancel.

Bernard Laroche, marié en 1976 avec Marie-Ange Bolle, née le 2 mai 1957 à Cirey-sur-Vezouze (Meurthe et Moselle), ouvrière à la société Vosgienne de profilage de Gerardmer. De cette union naît Sébastien le 4 septembre 1980. Victime d'un problème kysteux à la naissance, il est adulé par ses parents. D'autres raisons interpellèrent les gendarmes. Par exemple, le jour où fut éconduit Bernard Laroche par Christine qu'il voulut séduire lors d'un mariage. Il en fut de même lorsqu'il fit des avances, de façon plus précise, à Liliane et Ginette. On retrouvera également chez lui une longue-vue et une cassette enregistrée avec l'air de la chanson "Chef on a soif..." (entendue lors d'un appel anonyme). On retrouva une lettre avec des insultes écrites au recto-verso "...pauvres cons que vous êtes tous...". Ou encore : alors que Jean-Marie venait juste de faire installer la ligne téléphonique dans son pavillon en juillet 1981 et que le numéro ne soit donné qu'aux très proches de la famille, il reçut quand même 3 coups de fil anonymes en août dont la chanson "allez chef paie ton coup"...Il y eut le fait que Jean-Marie Villemin refusa de trouver un emploi à Bernard Laroche alors qu'il y avait de la place à "AutoCoussin" l'usine de Jean-Marie.



Jacky et Michel Villemin

A la mort de son père en 1981, Laroche trouva une lettre de celui-ci :"Albert me soutire de l'argent". Il dira plus tard que cette lettre concernait Albert Jacob et non Albert Villemin. Est-ce cette même lettre que Monique Villemin cherchait ce même jour de la mort de Marcel Laroche ? Elle fut surprise en fouillant dans une armoire...Elle fut chassée par Marie-Ange...! 
Jean-Marie donna aux gendarmes une cassette qu'il avait enregistré lors d'un appel anonyme silencieux qu'il reçut. Sur celle-ci on entendant le fils de Michel, Daniel, qui disait "maman, maman" tout le monde le reconnut. Monique n'était pas d'accord que Jean-Marie donnat cette cassette signifiant qu'il y avait déjà assez de mal comme ça. Quand Michel l'a sut il voulut aller tuer Laroche. Il était dans un tel état d'hystérie que le médecin est venu. Après cet évènement Monique voulut se suicider. C'est à ce moment qu'une rupture se dessina entre les Villemin. Entre ceux qui se posent des questions sur Laroche : Jean-Marie, Gilbert et sa femme Marie-Christine Jacques (qui ne peut avoir d'enfant), Jacqueline et son époux Bernard Noël (ils divorçeront avant 1989, je n'ai pas la date exacte). Et ceux qui ne répondent pas aux questions en ignorant toute vérité : Monique, Albert et Michel et son épouse. 



Ginette et Michel Villemin.

Il y a aussi le fait que Laroche en voulait aux Villemin de vouloir mettre Louisette et sa fille Chantal (née d'un inceste avec le père de Louisette), toutes deux "simples d'esprit", dans un asile. De plus l'achat du salon de cuir (23.000 francs) à Jean-Marie, son obtention du prêt pour agrandir la maison, l'achat d'une grosse commande de vin, puis, le 14 octobre la visite de Michel (informateur de Laroche) et Ginette chez Jean-Marie. Tous les détails de cette visite seront, bien entendu, répéter...
Et le soir du meurtre de Grégory, pourquoi Michel a-t-il laissé Jean-Marie fouiller les bois et fourrés aux alentours du pavillon, pendant près d'une heure, alors que le corbeau avait précisé qu'il avait mis le corps dans la Vologne...? Pour éviter l'affolement dira-t-il...!! S'il l'avait dit tout de suite, les enquêteurs auraient peut-être surpris le ravisseur...



Le gendarme Bardot qui aurait lui-même fait le croquis de l'itinéraire Lépanges-Docelles.

Pourquoi y-avait-il un "trou" de 20 minutes dans son trajet pour venir d'Aumontzey avec ses parents, le soir du crime, après avoir reçut l'appel de revendication...? Il affirmera avoir perdu du temps pour retrouver Jean-Marie...et être passé à son usine pour avertir qu'il ne viendrait pas le soir-même ! Ce qui est avéré par son chef d'atelier. Celui-ci dira aux enquêteurs que jamais Michel ne prévenait de ses absences. Même pas par téléphone. Alors quand il le vit arriver il en était extrêmement surpris ! Pourquoi cette attention soudaine ? Comment Michel pouvait savoir à 17h40 qu'il ne serait pas à son travail à 21 h. Alors que rien ne prouve que l'enfant est mort ?
A propos de Ginette Lecomte, la femme de Michel, elle partira le 25 août 1991 avec ses deux enfants, Michel ayant voulu mettre le feu à leur maison...! Ceci dit, et il le dira au procès de Jean-Marie, elle voulait partir depuis longtemps...
La ressemblance de Laroche avec le portrait-robot et sa voiture verte firent le reste pour combler les soupçons des enquêteurs...

Chez eux, vit depuis plusieurs mois, Murielle Bolle, surnommée "Bouboule", la soeur de Marie-Ange, née le 15 juin 1969. Elle est chargée de s'occuper de Sébastien, sa santé nécessitant une surveillance constante. Helmut Newton, célèbre photographe qui prit une part active en prenant des photos des protagonistes de l'affaire, dira de Murielle : "Elle a un visage d'un autre temps...!"



Georges Jacob (frère de Monique) chez qui on retrouvera des morceaux de cordelette identiques à ceux liant le corps de Grégory. 

Questionné sur son emploi du temps il précisera qu'il s'était levé à 13 heures, car il avait travaillé de nuit. Il rentra du bois jusqu'à 15 heures avec l'aide de sa tante Louisette Jacob, simple d'esprit, mais femme très dévouée. A 15 heures 50 il sera vu par un routier à Granges sur Vologne. Le contrôlographe fera office de preuve horaire. Vers 16 heures il s'était rendu chez Michel Villemin pour consulter catalogue des "3 Suisses". Avant cela, Michel avait prit ses cours de lecture avec une institutrice...



Chez Michel Villemin.

A 16h30 Laroche repart chez Zonca et il attend jusqu'à 17h15 son ami de travail avec lequel il devait aller chercher du vin au supermarché Champion de Bruyères. Celui-ci ne venant pas, il est revenu chez Louisette avec son fils Sébastien. Jean-Pierre Zonca démentit formellement avoir donné rendez-vous à Laroche. Il devait effectivement aller chercher du vin, mais pas systématiquement ce jour-là. 



Les époux Monique et Albert Villemin

De même que Zonca n'est pas du tout convaincu que Laroche rentra chez lui ou vint à son domicile de Granges sur Vologne après être sorti de chez Michel Villemin à 16h30. Comment se fait-il que personne, absolument personne ne l'avait vu à cette heure ci...? Ce qui voudrait dire qu'entre 16h30 et 17h30, Laroche n'a aucun alibi...et même après entre 18h35 et 20h45. Murielle n'étant que le seul témoin de sa présence chez Louisette. Et quand on connait les déclarations de Murielle...!! Parenthèse refermée, ne trouvant personne chez lui, il retourna chez Louisette vers 17h25 et y avait trouvé sa belle-soeur Murielle Bolle qui arrivait de son lycée de Bruyères et qui regardait la télévision. 15 ou 20 minutes plus tard il partit avec son fils Sébastien à Champion où il est arrivé vers 18 heures pour acheter 150 bouteilles de vin



De gauche à droite : Chantal Jacob (fille de Louisette), Marie-Ange Laroche et Louisette Jacob.

Puis il alla toucher son tiercé à Bruyères au café de la Renaissance, qui était fermé d'habitude ce jour-là, mais qu'il avait quand même réussi à toucher son pécule. Au retour vers 18h30, il avait croisé à Laveline-Devant-Bruyères la voiture d'Albert Villemin conduite par Michel Villemin (ils allaient chez Jean-Marie et Christine à la recherche de Grégory). Il avait ensuite déposé Sébastien chez Louisette afin qu'il puisse tranquillement déchargé son vin chez lui. Il était revenu manger chez Louisette vers 19 heures. Ensuite il est reparti chez lui coucher son fils vers 20 heures et est parti au travail à 20h45.



Bernard Laroche et Michel Villemin. De (très) bons copains et cousins...

Entendue à son tour le 31 octobre puis le 1° novembre 1984, Murielle Bolle déclara qu'après avoir quitté le collège de Bruyères à 17 heures, elle avait prit le car de ramassage scolaire, dont le chauffeur avait un petit bouc et des moustaches. Elle était arrivée vers 17h20-25. Bernard Laroche regardait la télé avec son fils Sébastien sur les genoux...



Il était ensuite partit pour Champion. En était revenu...Ils avaient ensuite dîner et repartit tous les trois Bernard, son fils et elle-même chez Laroche pour coucher le petit....A partir de là, les enquêteurs auront un sérieux doute. Qui des deux témoins est arrivé le premier..et a vu l'autre avant...? Autre élément discordant : Dans sa déclaration du 9 novembre 1984 au juge d'instruction, Murielle déclare que Laroche était encore là lorsque Chantal Jacob, la fille handicapée de Louisette, est arrivée de Saint Dié où elle travaille dans un centre d'handicapés. Or, que dans ses déclarations précédentes, elle n'avait jamais fait état de la présence de Chantal. Et que dans cette même déclaration, elle a précisé que Laroche s'était rendu chez Zonca après l'arrivée de Chantal, alors que dans ses déclarations antérieures et des déclarations de Laroche, que celui-ci était allé chez Zonca avant même l'arrivée de Murielle...!! Laroche et Murielle ne sont d'accord nulle part...! Laroche dira aux gendarmes "Oui peut-être qu'elle a raison...C'est possible..Je crois que...je me trompe peut-être...". Facile non...? Dans cette affaire tout est essentiel, la moindre incohérence doit être "travaillée" afin d'être résolue. Enfin...ça c'est ce qu'on croyait...! 24 ans après...



Seulement, il n'y a pas que l'ordre d'arrivée de Murielle et Bernard qui intrigue les gendarmes. En effet, 2 des camarades de classe de Murielle, Sonia Pierson et Claude Richard, réfutent qu'elle soit montée dans le car de ramassage scolaire ce soir là...mais qu'elle était montée dans une voiture qui l'attendait devant le collège. Murielle, réinterrogée, maintenait sa première version ainsi que la physionomie du conducteur du car. Seulement, le 16 octobre 1984, le conducteur du car n'avait ni bouc, ni moustache. Il était conduit par un chauffeur occasionnel, Jean-Marie Galmiche, qui, en plus, portait des lunettes...! Et le trajet que Murielle donna était faux puisqu'il y avait des travaux à l'endroit où Murielle fit passer le car. Ca fait beaucoup non...?? Prise au piège, Murielle donna une toute autre version, qui sera "très vraisemblablement", la bonne...J'appuie sur le "vraisemblablement" car rien n'est prouvé...



Jean-Marie Galmiche, le chauffeur du car scolaire.

A la sortie du collège, Murielle était montée dans une voiture gris-vert, conduite par Bernard Laroche. Elle était montée côté passager et Sébastien était derrière. Ils étaient passés à Champs-le-Duc, à Beaumesnil (??) et étaient arrivés à Lépanges. Localité dans laquelle elle n'était jamais allée. Laroche s'y était arrêté deux minutes, puis était revenu avec un petit garçon inconnu, coiffé d'un bonnet et du même âge que Sébastien. Ils partirent ensuite en direction de Bruyères et s'étaient à nouveau arrêtés dans le centre de Lépanges...Son beau-frère s'absenta quelques instants, ne tenait rien à la main et revint. Ils étaient ensuite repartit dans l'autre sens et après un trajet de 5 minutes ils étaient arrivés dans un village, qui, elle le saura le lendemain, s'appelait Docelles.



Laroche était sortit de la voiture avec l'enfant et elle resta avec Sébastien dans la voiture. Après quelques instants, dont elle ne saura pas dire le nombre de minutes, Laroche revint seul et ils étaient rentrés chez Louisette, à Aumontzey en passant par Bruyères (!!). Il était alors environ 17h30. Quelques minutes après, Bernard Laroche s'absenta une demie-heure avant de revenir d'aller chercher son vin et toucher son tiercé. Une photographie de l'enfant lui ayant été montrée le lendemain, elle reconnut que celui-ci était bien Grégory. N'y a-t-il pas cet autre témoignage troublant, celui d'Isabelle, une soeur Bolle, qui affirma que Murielle lui avait dit qu'elle avait vu Bernard Laroche jeter un sac poubelle bleu à la Vologne...? Ce qui contredirait les déclarations de Murielle disant qu'elle a vu Laroche revenir seul sans avoir vu ce qu'il avait fait...Mais qui et que croire...?



Entendue de nouveau le soir même, elle donna quelques détails "croustillants" : arrivés dans les hauts de Lépanges, Laroche lui avait dit "Fais attention à Bibiche" (Sébastien). Au retour, ils avaient pris dans le centre de Lépanges une route barrée. Confirmé bien entendu par la suite. En cours de route Grégory avait parlé à Sébastien. A Docelles, commune qu'elle connaîtra par la suite, ils s'étaient arrêtés sur une place. Laroche était sorti en appelant Grégory par son prénom. Elle pensait qu'il emmenait le petit garçon dans la famille. Pourquoi rajouter autant de petits détails si ce n'est que pour dire la vérité...? On ne s'enfonce jamais dans un mensonge, bien au contraire. Quand quelqu'un ment, il en dit peu...pour ne pas trop en dire...quel beau pléonasme pour une murielle complètement dépassée par les évènements ! Quand quelqu'un dit la vérité il rajoute toujours quelques petites choses réellement vécues afin d'être crût...! Marie-Ange ne vantait-elle pas sa soeur d'être très franche, que c'était quelqu'un sur qui l'on pouvait compter et qui ne racontait jamais d'histoire...? Et bien voilà...Toujours concernant Murielle Bolle, son instituteur, Jacques Martin, dira qu'elle a un raisonnement logique et que c'est une jeune fille franche se situant à un bon niveau (!), même si Murielle n'aimait pas l'école...




Reconstitution du juge Lambert avec Murielle Bolle.

Le lendemain 3 novembre 1984 Murielle vint à la gendarmerie faire un croquis de l'endroit où la voiture était garée devant le lycée, de l'emplacement du car scolaire, de l'itinéraire jusqu'à Lépanges (où ils avaient montés une grande côte), on apprendra plus tard que c'est un gendarme qui fit ce croquis de l'itinéraire. Arrivés dans cette localité, elle n'aperçut que le toit de la maison des Villemin. A cet emplacement précis qu'elle donnat, seule une personne s'étant rendue sur place pouvait connaître cet endroit. Elle dira également lors de cette entrevue que le lendemain du meurtre, chez Louisette, elle avait pensé que Laroche était l'assassin du petit Grégory. Mais qu'elle n'avait rien osé dire par peur. A son avis si Bernard Laroche était venu au collège, car c'était la toute première fois qu'il venait la chercher, c'était pour s'occuper de Sébastien à cause de son handicap. On invente pas tout ça....



Murielle, Lucien Bolle et Marie-Ange Laroche.

Elle dit aussi qu'elle avait menti concernant le car scolaire par peur de sa soeur et de son beau-frère, même si ceux-ci ne l'avait jamais frappée ou menacée. Elle dira pour conclure au maréchal chef des Logis Bucquot sur la véracité de ses dires : "Oui c'est vrai, je m'en souviens parfaitement et je m'en souviendrai toute ma vie". Tout était dit...mais...



Le docteur Georges Rousseau qui examina Murielle le lendemain de sa dernière déposition.

Le 4 novembre à l'issue de sa dernière audition elle fut examinée par un médecin, le docteur Georges Rousseau, son médecin de famille, et elle parut très détendue et au mieux de sa forme. "Les gendarmes c'est mes copains" répètera t-elle au docteur...Il fallait absolument la confronter immédiatement avec Laroche. Les gendarmes appelèrent le juge Lambert pour l'informer de cette nouvelle capitale...! Ce même juge refusa en précisant qu'il ne travaillait pas le week-end...! Les gendarmes furent consternés...! Son père Lucien Bolle, mis au courant des révélations de sa fille affirma sous serment ne rien divulguer. Le lundi 5 novembre, entendue par le Juge Lambert, elle confirma ses déclarations, rajoutant que les policiers avaient été gentils, et que, par exemple, au premier stationnement à Lépanges ils avaient fait demi-tour et n'étaient pas passés devant la maison de Grégory, dont elle avait vu que le toit. Et enfin qu'elle avait parlé librement. Le jour de la reconstitution du trajet de Lépanges à Docelles, aucun greffier n'était présent dans la voiture où se trouvaient Murielle et le juge Lambert. Le greffier suivait, derrière la voiture du juge, dans sa voiture personnelle...! Le commandant Chaillan, présent dans la voiture, proposa au juge de noter à la place du dit greffier. Le juge refusa...Tout ce que Murielle dira dans la voiture n'apparaîtra nulle part...!! Monsieur Lambert, nous ferons un roman de vos conneries...!



Chez les parents de Murielle et Marie-Ange à Laveline-devant-Bruyères.

Bernard Laroche fut arrêté le jour même, 5 novembre 1984. Ce qui me parait troublant c'est qu'il refusera, dans les premiers temps, de s'exprimer au lieu de clamer son innocence...! Si l'on vient me chercher pour un crime d'enfant que je sais n'avoir pas commis, croyez bien que mon innocence sera audible sur toute la planète ! Laroche non...il refuse même de parler...étrange ! Le lendemain Murielle Bolle et sa mère Jeannine Lavallee épouse Bolle, se rendirent au cabinet du juge d'Instruction d'Epinal et se rétracta des accusations qu'elle avait porté contre son beau-frère, revenant sur ses premières déclarations, le car scolaire, l'enlèvement, la destination etc...! Elle dira entre autres, que les gendarmes forçèrent ses déclarations et qu'ils firent eux-mêmes, en l'occurence le gendarme Bardot, le croquis de l'itinéraire du meurtre... Coup de théâtre...



Arrivée un peu houleuse chez le juge d'instruction.

Après maintes investigations dont on ne sait d'où elles sortent (psychisme fragile de Murielle, tromperie des gendarmes envers Murielle (!), Grégory trop craintif pour suivre un étranger, alors qu'il connaissait bien Laroche en l'appelant "Popof", aucun indice "matériel" n'inculpait Laroche (on voulait peut-être que Laroche apporte les preuves sur un plateau...tiens, j'vais m'dénoncer...!), les magistrats de la cour d'appel de  Nancy écartèrent l'éventuelle possibilité de la culpabilité de Laroche...! 
Le problème est que Murielle avait passé la nuit du 5 au 6 novembre chez ses parents ! 



Laroche et Murielle, au baptème des jumelles de sa belle-soeur Yvette en septembre 1983.

Selon les déclarations de ses belle-soeurs, Marie-Thérèse Bolle épouse Lamboley, Francine Bolle épouse Huling, Marie-Ange Laroche avait malmenée et secouée Murielle le soir du 5 novembre 1984 (la veille de ses rétractations) en lui répétant "Pourquoi tu as dit ça ?". Murielle avait fait une crise de nerf et s'était enfuie de chez elle. On la retrouva près de la voie ferrée en état de choc...! Ce soir même, Murielle eut une très longue discussion avec sa mère Jeannine...Et le lendemain, la famille Bolle appele eux-mêmes les journalistes pour leur annoncer les rétractations...! Il était trés vraisemblable que cette décision avait mûrement été réfléchie et qu'il fallait remettre les pendules à l'heure...! Laroche, le cousin pataud en prison...jamais !



Jean-Pierre Zonca

Murielle répéta ses toutes premières déclarations, celles qui inculpaient Laroche, exactement 6 fois. Le 2 novembre 1984 au matin, le 2 novembre 1984 au soir (entre 18h15 et 18h45), le 3 novembre 1984 à 8h30, le même jour à 10h15. Le 5 novembre 1984 au juge Lambert (entre 9h15 et 10h30). Et lors de la reconstitution du trajet, le jour même. Avec à chaques fois des compliments sur les gendarmes. Par 6 fois on lui demanda si elle était au courant de la gravité de ses déclarations : "Oui, bien sur, mais c'est trop grave pour le cacher..!". 
Le lendemain 6 novembre 1984, Madame Jeanine Bolle, la mère de Murielle se déplacera avec sa celle-ci auprès du juge... Et là, Laroche devient un saint et les gendarmes des menteurs...!! On connait la suite...!



Café de la Renaissance où Laroche se rendit pour toucher son tiercé.
 
Mesdames Thérèse Jacob épouse Bonato (cousine des Villemin et des Laroche) et Françoise Hatton épouse Masson, employées à l'usine SEB de Beaumesnil, rapporteront les 8 et 9 novembre1984 auprès des gendarmes de Bruyères qu'Isabelle Bolle, soeur de Murielle et Marie-Ange, leur avoir dit, le 6 novembre, que Laroche avait retiré de son coffre le corps de Grégory et l'avoir mis à l'eau, ou qu'il avait mis quelque chose à l'eau. Isabelle Bolle confirma qu'elle avait entendu ces paroles chez ses parents...En mai 1988 ces deux témoins confirmeront leurs déclarations au juge Simon. Aucune investigation ne sera faîte de ce côté là...Messieurs les policiers du SRPJ, il eusse fallut que vous rêvassiez moins à Christine Villemin...!



Folle jeunesse...

Madame Simone Hatton, retraitée, habitant les "Gais-Champs" de Lépanges, raconta le 13 mai 1985 au commissaire Corazzi, le 21 octobre 1985 au juge Lambert, le 15 mars 1989 aux gendarmes Defix et Besson, tous deux adjudants et le 7 juin 1989 au juge Simon, la semaine ayant précédé le crime, qu'elle avait vu par trois fois, un homme de taille moyenne, les moustaches tombantes, les yeux globuleux, cheveux ondulés, vêtu d'un blouson bleu foncé et d'une chemise gris clair, circulant dans une voiture gris vert immatriculée dans la Moselle et un autre jour dans une voiture d'un vert un peu plus foncé avec le matricule se terminant par QQ 88, qui regardait constamment les fenêtres de Madame Jacquot, la nourrice de Grégory, et surveillait les enfants de l'école de Lépanges. Quand elle vit le portrait-robot elle reconnut cet homme...Laroche, après enquête, cette semaine ci, travaillait de nuit... 



Après le libération de Laroche...

Monsieur Bartherotte Benoît P.D.G. de la société Ancel, là où travaillait Laroche, avait signalé au Juge Simon l'existence de Madame Golbain, l'infirmière qui avait soignée Madame Jeannine Bolle pendant 7 ans jusqu'à son décès (survenu après une crise cardiaque le 30 décembre 1987. Elle sera inhumée le 2 janvier 1988). Elle allait chez elle 2 fois par jour pour son diabète grave. 

 

Lucien et Jeanine Bolle.

Madame Golbain n'avait été entendue qu'une seule fois par le commissaire Corazzi, sous son nom de jeune fille Tailbuis, concernant les attitudes de Christine Villemin à laquelle elle avait aussi donné des soins. Rendez-vous compte de l'erreur de ce commissaire. Un commissaire de police n'entendant qu'une fois un témoin capital...! Tout le monde saura par la suite que ce commissaire était l'instigateur de la culpabilité de Christine Villemin, aujourd'hui réhabilitée...! A part ça, monsieur Corazzi, quel est votre vrai métier...? Lui qui voulait absolument donner un amant à Christine Villemin, celle-ci lui rétorquera un jour : "C'est pas parce que vous avez été cocu que tout le monde doit l'être !"...Quel affront...J'imagine pourquoi il ne "lacha" jamais Christine Villemin...!



Le commissaire Corazzi aux obsèques de Bernard Laroche.
 
L'infirmière avait reçut les confidences de Madame Bolle Jeanine. Celle-ci avait posé toutes les questions douteuses à Murielle sur l'enlèvement de Grégory. Elle avait l'intime conviction que Murielle ne mentait pas lors de ses déclarations sur sa participation au rapt du petit garçon. Madame Golbain a confirmé la pression de la famille Bolle sur Murielle après sa rétractation. Il existe également une preuve de la véracité de l'accusation de Murielle Bolle envers son beau-frère. Le juge Simon avait appris par de très nombreux témoins y compris Marie-Ange Laroche, que Louisette Jacob, malgré sa débilité mentale est une femme  douée de bon sens et est incapable de mentir. 



Louisette Jacob.

Les gens simples ont la sincérité en eux et ont cette faculté de toujours dire la vérité ne connaissant pas le mensonge, ne connaissant pas ce "sentiment". Trois fois cette femme avait dit que Murielle après le crime en "pleurant beaucoup, beaucoup" s'était retrouvée seule avec Sébastien dans la voiture pendant que Bernard Laroche emmenait Grégory pour revenir seul ! Si cet élément existe toujours dans le dossier (je me pose la question étant donné que Corazzi "a mis de côté" des pièces compromettantes), ne peut-il pas faire l'objet d'une réouverture de l'affaire...? Au moins pour connaître la vérité...



Jacqueline Golbain, l'infirmière des Bolle, entre autres.

Toujours pour vérifier la véracité des affirmations de Murielle, Sonia Pierson et  Claude Richard deux camarades de classe de Murielle avaient été entendues. La première avait déclaré qu'au lieu de prendre le car, Murielle s'était dirigée vers une voiture verte kaki garée à côté du parking, au volant de laquelle se trouvait un homme et se diriger ensuite vers Lépanges. Le deuxième témoin déclara : "J'ai vu Murielle monter à l'avant d'une 305 dont je ne me rappelle plus la couleur qui partait en direction de Lépanges. J'ai été très étonné car c'est la première fois que je voyais Murielle partir en voiture". Ces deux témoins ont été confronté aux planches photographiques montrant des voitures de marques diverses. Immédiatement elles ont reconnu celle de Bernard Laroche...! 



Murielle et sa mère à l'arrivée au tribunal.

Jean-Marie Galmiche
affirma que Murielle n'était pas dans son car le 16 octobre 1984 à 17 heures. C'est pour lui une certitude...! "Une chevelure rousse comme la sienne on s'en rappelle"..! Véronique Didierlaurent aura cette phrase étonnante : "J'ai eu le sentiment lorsque j'ai été entendue par les gendarmes qu'ils auraient préféré que je leur dise que Murielle était dans le car...! Elle n'y était pas et je ne reviendrai jamais sur ma déclaration..!". Alors Messieurs les gendarmes et policiers...Murielle est-elle oui ou non monter dans une voiture ce 16 octobre 1984 à 17 heures...? Il aurait fallu que vous cherchiez des témoins l'ayant vu monter dans une soucoupe volante..c'était plus simple...y'en avait pas...!! Là, des témoins, il y en avait deux et vous ne les avez pas vu...! Quel dur métier qu'est celui de policier...Pourriez pas les faire plus grosses vos lunettes M'sieur Afflelou...?



Il va de soi que Bernard Laroche n'a jamais avoué. Mais prenons l'exemple du jour où, étant 3 jeunes petits garnements, avec Jacky et Jean-Marie, ils avaient dégradés des panneaux de signalisation à l'aide de fléchettes. Ayant été pratiquemment pris la main dans le sac, un seul nia sa participation : Bernard Laroche. Alors que les deux autres ne pouvaient se soustraire à l'évidence...alors un meurtre ou rapt d'enfant...! On voit déjà la mentalité...
Les deux experts graphologues, tout au début de l'enquête, Mesdames Berrichon-Seyden et Annie Jacquin-Keller, accusaient Bernard Laroche et ce, par rapport à 147 dictées...Il y eu aussi la découverte du fameux foulage avec les deux lettres L et B. Celle-ci fut envoyée en Allemagne dans un laboratoire sophistiqué pour analyses. 



Au retour et ayant vu les résultats, Lambert décida d'inculper Laroche. A cette nouvelle Liliane, la femme de Jacky (qui a comme alibi le fait qu'elle était à la clinique pour visiter une amie qui venait d'accoucher. Ensuite elle s'absenta 5 ou 10 minutes vers 16 heures 30 pour aller mettre un chèque au Crédit Agricole de Granges sur Vologne) dira : "Les gendarmes ont trouvé le bon suspect". Un ouvrier portugais d'Aumontzey confirmera ses soupçons à des journalistes. Mais comme les investigations des experts graphologues n'ont pas été commis sur ordonnance, juste oralement, la défense de Laroche cassera ces résultats...! Monsieur Lambert...décidement...! Liliane étant sorti de chez elle à Granges après 16h30-50, n'aurait-elle pas vu Bernard Laroche, par hasard, qui devait s'y trouver puisqu'il attendait Zonca ? Non ? Dommage...Cela lui aurait fourni un alibi au moins pour ce créneau...



Concernant Murielle Bolle, les enquêteurs se basèrent sur le fait qu'il semblerait qu'elle savait "piquer" avec une seringue, en l'occurence injecter de l'insuline,ayant vu de très nombreuses fois l'infirmière injectant de l'insuline à sa mère. Que la seringue et le flacon retrouvés près du Barba étant les mêmes que ceux utilisés par l'infirmière chez Madame Jeannine Bolle, cette marque d'insuline étant rare dans la région et que l'infirmière avait  l'habitude d'en laisser des échantillons chez la mère de Murielle. Concernant le mobile de Laroche pour le meurtre de l'enfant, beaucoup diront, et ce sera la rumeur qui court encore aujourd'hui, qu'il est lié à la jalousie et à la réussite de Jean-Marie. Il est vrai que, quand on est socialement promu vers le haut, on est obligatoirement jalousé par le "bas"...



Mais Bernard Laroche n'avait rien à envier à Jean-Marie. Ils étaient contremaîtres tous les deux, ils avaient un pavillon tous les deux, ils avaient un enfant chacun (même si l'un devait être moins instruit que l'autre de part le soucis que Sébastien, a eut à la naissance). Les Laroche étaient heureux comme cela...Même s'il y avait des petits "clans", par exemple Jean-Marie et Christine s'entendaient très bien avec Gilbert et sa femme Marie-Christine, avec Jacqueline et Bernard Noël son époux. Ils se retrouvaient souvent le dimanche chez Albert et Monique les parents. Michel et Ginette n'allaient jamais chez ces derniers quand les autres y étaient...Laroche et Michel Villemin s'entendaient à la perfection. Ils étaient confidents....Concernant Gilbert et Marie-Christine Villemin ils étaient chez Albert l'après-midi même le jour du crime de l'enfant (Michel les voit sortir de chez Albert !). Ensuite de 16h à 17h ils rentreront chez eux avant d'aller, pendant une heure, jusqu'à 18h ,chez la grand-mère de Marie-Christine. Comme je l'ai cité plus haut, Michel Villemin, avant de partir chez Jean-Marie avec ses parents à la recherche de Grégory, passera avant à son usine pour annoncer qu'il ne viendrait pas le soir-même pour travailler...!! Fait extrêmement curieux...Comment pouvait-il être aussi sûr que cette fois-ci c'était "grave"...? Un de ses responsables dira qu'habituellement il ne prévenait jamais lorsqu'il manquait. Et il manquait souvent. Il était venu entre 17h40 et 17h50, quelques minutes après avoir reçut le coup de fil revendicateur. Cet évènement intrigua longtemps les enquêteurs...Moi, il m'intrigue encore, 24 ans après...!



Bernard Laroche le lendemain de sa libération.

Autre exemple : parce que les parents de Jean-Marie étaient absents lors de son mariage à cause d'un différend familial. Ils vont tuer leur petit-fils pour cela...? Certes non...Je ne crois pas qu'une jalousie aussi minime mène au crime...
On ne tue pas un enfant par jalousie. Pas celle qu'ils avaient entre eux en tous les cas...Bernard Laroche avait cet instinct paternel qui vous dicte ce que l'on doit faire et ne pas faire...Pour tuer un enfant il faut une haine incommensurable. Ce qui n'était pas le cas. 



Murielle est emmenée pour la reconstitution du trajet qu'elle emprunta avec Bernard Laroche...

Il faut chercher le mobile ailleurs...Il faut noter que Laroche et Michel Villemin ne faisaient qu'un. Complices et cousins de toujours, ils s'accordaient à la perfection. A ce sujet tous les frères et soeurs Villemin diront que Michel et Ginette étaient extrêmement jaloux (parenthèse). Concernant Ginette et l'appel téléphonique, on ne peut rien lui reprocher le soir du crime car elle travaillait jusqu'à 21 heures et ne peut appeler de son travail. Ceci dit, quatre personnes proches de la famille pouvaient appeler ce soir là : Michel Villemin (dans ce cas, bien sur, il n'aurait pas reçut l'appel), Marie-Ange (même si elle travaillait ce soir là, elle pouvait appeler de la cabine se trouvant dans la salle de repos de son usine), Laroche et Liliane Villemin (ne travaillant pas et étant chez elle). Anedocte : Liliane divorcera quelques mois après et elle partit avec...un avocat de la partie civile...!!
Michel complice de Laroche. C'est ce que tout le monde dira...
Allez...un autre petit détail croustillant : Laroche, peu de temps après avoir découvert les traces de pneus au lieu dit "privilégié", fera brûler ceux de son Ami 8. En prison il était très inquiet, réticent, même violent. Lors de son arrestation et de tous les trajets qu'il fit en présence des caméras de télévision, menottes aux poignets, ainsi que dans sa cellule, il ne clamera jamais son innocence...! Ailleurs non plus...
Gilberte Blaise-Chatel avant qu'on enterre Grégory, était venue veiller le corps. Quand les Laroche l'a raccompagneront, elle monta dans la 305 et elle eut un sentiment plus que curieux...L'air sentait très fort la lavande, le parfum dont Christine aspergeait les vêtements de Grégory...!



Monsieur et Madame Villemin

Que dire aussi d'un témoin affirmant avoir vu un homme avec une paire de jumelles, les jours précédents l'enlèvement de l'enfant, assez proche du pavillon des Villemin. Un touriste ? Un chasseur ? Le ravisseur...? En tout cas ce n'était pas Bernard Laroche...Ca se saurait...

Tout ceci étant dit, l'accusation de Christine Villemin était peut-être la plus folle mais aussi...la plus vendeuse...!

Maintenant je vous propose d'aller directement au non-lieu de Christine et de faire la comparaison entre les charges...Vous en ferez votre propre déduction...



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