AFFAIRE GREGORY VILLEMIN

                                              

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"Voilà ma vengeance pauvre con..."

(Certaines photos sont celles des différents articles de presse parus à l'époque.)

Le corps du petit Gregory Gilbert Villemin, né le 24 août 1980 à Saint-Dié est retrouvé mort dans La Vologne (Vosges) à 21 heures 15....le 16 octobre 1984. Il était vêtu d'un anorak bleu, d'un pantalon velours vert foncé et coiffé d'un bonnet bleu, blanc, rouge. Voilà. C'est tout se dont on est sur dans le meurtre du petit garçon ! Le "reste" de 9 ans d'enquête (jusqu'au procès de Jean-Marie Villemin) n'est que confusions et précipitations...Procédures "normalement censées" annulées, fausses "vraies" preuves des policiers, journalistes véreux, juge d'instruction incompétent, experts graphologues brouillons, légistes approximatifs, témoins menteurs...Autant de protagonistes informes que peu de révélations...
Le meurtre de Grégory me fait penser au jeu de la barbichette : "Je te tiens, tu me tiens, par la..." Grégory a prit la tapette, ses assassins rigolent encore...!!



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Version "officielle"...Les faits tels qu'ils sont connus...

L'horaire...16 octobre 1984 - 16h52/17h32

16h52 - Christine Villemin quitte son travail avec sa Renault 5 noire deux portes, garée devant l'usine. Principalement les ouvrières de M.C.V. (Manufacture de Confection Vosgienne) terminent le travail à 17 heures, mais la direction accorde 8 minutes de bonus pour permettre à certaines employées de prendre le train de Bruyères-Saint-Dié à 17 heures 02.

 

Sortie de l'usine et l'intèrieur d'un atelier.

16h54 - Christine arrive chez Christine Mathieu, épouse Jacquot, la nourrice de Gregory aux H.L.M. Gais Champs, bâtiment 4, n° 19. Déclaration de celle-ci : "Christine était préssée. Elle avait un "gros" repassage à faire". (Confirmé par Ginette Villemin, le capitaine Sesmat et Michel Villemin qui, le soir du crime, remarquèrent du linge repassé dans la pièce du fond). Nous n'avons pas bavardé comme d'habitude. J'ai habillé l'enfant et j'ai donné à sa mère le petit sac dans lequel elle avait mis la pomme du goûter. Gregory est parti tête nue." Elle repart vers 16h58 vers son domicile au 4 rue des Champs. Déclaration de Christine Villemin : "Quand je suis arrivé chez moi, Grégory a voulu rester dehors, devant la maison. Je suis allée dans sa chambre chercher son bonnet". (Selon plusieurs témoins : Mme Jacquot, Mme Claudine Balland et Mme Paulette Defranoux, Gregory n'avait pas de bonnet ce jour là).




Christine Jacquot, nourrice de Grégory

16h58 - Mme Grandidier discute dans la rue de Bellevue avec Monsieur Bernard Colin, quand tout deux aperçoivent Christine Villemin passer en voiture. Mme Grandidier voit Gregory à l'arrière du véhicule. Monsieur Colin la salue d'un signe de tête, avant de s'éloigner pour poursuivre sa promenade avec son chien Jimmy. Deux minutes après, Madame Grandidier rentre dans sa cuisine et regarde l'heure : 17 heures. "J'ai regardé la pendule car j'avais faim. Il était 17h." dira t-elle...

 

Madame Grandidier

16h59 - Christine arrive chez elle et allume sa radio. L'émission les "Grosses têtes" est à l'antenne. Christine ne s'en rappelera pas mais aura souvenir d'une pub qui s'avéra être diffusée la semaine d'après...Grégory, après avoir mis son bonnet que Christine a été chercher dans sa chambre, sort devant le pavillon.

17h - Episode de la poste. Voir chapitre "Lettres et appels"...

17h03-04 - Monsieur Bernard Colin qui promène son chien, passe devant la maison des Villemin. La porte et les volets sont fermés. Gregory n'est pas dans le jardin et la R5 n'est pas dans le garage. Le petit est peut être sur le côté de la maison ou dans le garage. Il a le soleil dans les yeux et est à "contre-jour". Plusieurs témoins diront que, chez eux aussi, les volets étaient très souvent fermés. Rien d'anormal...



Monsieur Bernard Colin

17h14 - Mme Marcelle Claudon (née Drouot) bine son jardin. En retard, elle se dit qu'il est temps de rentrer les vaches.



Madame Claudon

17h15 - Monsieur Jean-Louis Claudon emmène sa femme en Mehari, à 100 mètres en contrebas pour récupérer ses vaches. Ca, c'est ce qu'a dit Madame Claudon au départ de l'enquête. Ce qui s'avèrera faux (voir Alibi de Christine Villemin). En réalité, et nous le saurons qu'en 1990, que c'est Monsieur Claude Colin qui l'emmène dans sa voiture. Mais celui-ci ne pouvait dévoiler sa présence à Lépanges car il était avec une voiture de société, et ne devait pas se trouver à Lépanges, son patron l'aurait ainsi licencié. Donc il fallait mentir aux enquêteurs afin de ne pas dévoiler ce "secret". En 1990, il dira au juge Simon qu'il avait vu un homme de forte corpulence avec une femme rousse à ses côtés (Bernard Laroche et Murielle Bolle) dans une voiture qui s'est garée pour le laisser passer, le chemin étant étroit. Il n'y avait pas d'enfant derrière...(Mais alors, où sont Sébastien et Grégory ?). 



Vers 17h17-18, Madame Claudon ira jusqu'au pavillon mettre une barrière pour empêcher les voitures de passer. Elle ne verra personne...

Claude Colin dira : "Je dis ce que j'ai vu pas ce que les gens disent depuis 10 ans...". Il réiterera ses propos pendant le procès de Jean-Marie en 1993. Là, elle va jusqu'au pavillon des Villemin mettre une barrière, pour empêcher les voitures de passer, afin de faire sortir ses vaches. Elle ne voit personne. Pendant ce temps, Monsieur Colin met sa voiture en travers de la route, toujours pour libérer les vaches tranquillement.




Monsieur Claude Colin

17h15 - C'est à cette heure que la lettre revendiquant le meurtre de l'enfant aurait été postée. "Aurait été" car la mention "17h15 le 16 octobre 1984" est bien lisible sur l'enveloppe, mais les fonctionnaires de la poste ne peuvent affirmer que le tampon n'a pas été préprogrammé sur 17h15. L'heure de la levée précédente était à 16h40. En effet, je vois mal un employé des postes restant derrière la bôite et tamponner chaque lettre qui y tombe à ce moment précis...! "J'espère que tu mourras de chagrin le chef. Ce n'est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance. Pauvre con." Tel était le texte de cette lettre.


La voiture verte arrivait du bout de l'Orée du Bois provenant du pavillon des Villemin. Monsieur Claude Colin fut obligé de se garer dans le renfoncement de cette route (4° photo).

17h20 - Madame Claudon remonte vers le haut avec ses 36 vaches, longe le jardin des Villemin : "Vous n'avez pas vu Gregory ? " lui demande Christine qui vient de sortir de chez elle pour prévenir Grégory de rentrer. Machinalement Mme Claudon regarde sa montre car elle se dit, qu'à la nuit tombée les enfants ne doivent pas traîner dehors. Elle précisera à Christine que Gilbert Méline, le voisin des Villemin est à 20 mètres de là, en train de balayer les graviers qui jonchent son chemin. Peut-être a-t-il vu l'enfant ? Négatif...Monsieur Bernard Colin apparaît, à ce moment là, derrière le troupeau de vaches, toujours avec son chien. Méline s'adresse à lui de loin : "Demande à ma femme si elle a pas vu le petit ? ". Colin s'exécute et frappe à la fenêtre de la salle à manger des Méline. Non...Colette Méline ne l'a pas vu...



Madame Claudon passe pour la deuxième fois devant le pavillon de Christine à 17h21-22

17h23-24 - Christine Villemin leur dit qu'elle va se rendre chez la nourrice où Gregory a pu vouloir retourner. Il faut à peine 4 minutes pour faire le trajet jusqu'à la H.L.M.

17h27-28 - Mme Jacquot, la nourrice, bavarde toujours avec des voisines devant la cité. Christine descend sa vitre et crie : "T'as pas vu mon petit gamin ? ". La nourrice vient la rejoindre : "Il jouait devant chez nous. Il est parti..ou...ou alors on l'a enlevé... ". Christine se met à pleurer. "J'ai essayé de la consoler en lui disant qu'il s'était peut-être caché".Christine lui dira avant de repartir "Si tu savais se que j'endure depuis des années...". Elle passe chez Madame Caroline Parisse où se trouve le petit copain de Grégory, Aurélien. En vain...



Madame Caroline Parisse.

17h31 - Christine Villemin remonte chez elle en prenant la rue des Bosquets. Près de la ferme des Claudon elle est stoppée par les vaches que la fermière a mis 10 minutes à ramener à proximité de leur étable.



Messieurs Gilbert Méline et Bernard Colin

17h32 - Christian Claudon, le fils de la fermière, chauffeur du car scolaire, rentre à vide pour garer son véhicule dans la cour de ses parents. Se retrouve coincé, avec Christine par les vaches. Son mouchard atteste de l'horaire précis : 17h32 minutes et 41 secondes.



Le contrôlographe...

17h32 - A 08 kilomètres de là, le téléphone sonne dans la maison de Michel Villemin (le frère de Jean-Marie) à Aumontzey. C'est le corbeau. De sa voix rauque, essouflée comme s'il avait couru ou trop fumé., où transparaît l'accent vosgien, il annonce d'un ton plus nerveux que d'habitude : "Je te téléphone parce que ça ne répond pas à côté (chez Albert et Monique Villemin, les parents de Jean-Marie). Le plus jeune des fils, Lionel Villemin ne confirmera pas. Il a prétendu lors de son audition auprès du juge Simon le 20 janvier 1988 qu'il avait entendu sonner chez ses parents, pendant qu'il jouait dehors avec son ami Savas Alici (celui-ci ne s'en souvient pas). Mais Lionel avait dit le contraire le 19 octobre 1984. Trois jours après le meurtre la mémoire n'a pas de défaillance...




Chez Michel Villemin

Le corbeau poursuit : "Je me suis vengé du chef et j'ai kidnappé son fils. Je l'ai étranglé et je l'ai jeté à la Vologne. Sa mère est en train de le chercher . mais elle ne le trouvera pas. Ma vengeance est faîte." Comme Michel Villemin regardait un film sur FR3 au moment de l'appel, en visionnant et minutant la cassette, on pourra en déterminer l'heure exacte. Il était 17h32 et 23 secondes. Michel dit à Lionel d'aller chercher les parents qui sont chez une des soeurs de Monique pas très loin. Cette dernière téléphona tout de suite à Christine mais n'étant pas là (elle était dehors en train de chercher son fils), Monique téléphona à Jean-Marie à l'usine Auto-Coussin, à Gilberte Chatel, veuve Blaise, la mère de Christine et à la gendarmerie de Bruyères. On retrouvera le petit Grégory à 6 kms dans le village de Docelles.Chose étrange qui interpellera les gendarmes : Michel n'avait reçut que deux appels du corbeau. La première fois en décembre 1981 et la deuxième en janvier 1982. 2 ans après il se souviendra parfaitement de la voix et dira que c'était la même voix rauque...Comme le fait que la procédure démontrera que Michel est toujours seul, sans aucun témoin, quand le corbeau l'appelle et qu'il ne fait aucun enregistrement comme le font, Albert, Jacky et Jean-Marie...



Madame Gilberte Blaise-Chatel, mère de Christine

Tels sont les faits connus de la gendarmerie qui ce sont passés ce 16 octobre 1984 de 16h52 à 17h32... heure à laquelle il y aura toujours du monde avec Christine lorsqu'ils arrivent à Lépanges : Gilberte Blaise, les époux Villemin Albert et Monique, Michel Villemin, des voisins et les gendarmes. Ce qui étonnera les enquêteurs c'est qu'habituellement, lors d'un appel menacant du corbeau, personne ne s'affolait. Là, en l'occurence, personne ne pouvait prévoir que quelque chose de plus grave était arrivé. Alors pourquoi ce changement d'attitude...?



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