AFFAIRE JULIEN SERY

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Une autre affaire Grégory...

(Affaire non résolue)



Dernière nouvelle

Le lundi 29 janvier 2007, Julien Séry, 3 ans, disparaissait à Bourg-lès-Valence (Drôme). La découverte de son cadavre cinq semaines plus tard, le 5 mars, au barrage du Logis-Neuf, à une quarantaine de kilomètres au sud de Valence, en bordure du Rhône, avait mis un terme aux recherches, mais pas au mystère qui entoure cette mort. Et qui n'a cessé, depuis, de s'épaissir. "Il n'y a toujours pas d'évolution significative dans l'enquête", indique, non sans trahir une certaine impuissance, le procureur de la République à Valence, Jean-Pierre Nahon. "L'affaire reste une énigme", déplore-t-il.



1° image : Entrée de l’immeuble où vit Julien. Au fond la porte bleu, l’appartement de sa mère. 2° photo : A la sortie de l’immeuble, le petit garçon arrive sur cette ruelle, le chemin du Gaz. 3° photo : Au croisement, il aurait pris à droite le chemin de l’égalité sur 100 mètres.

 

1° photo : Julien serait alors arrivé sur le quai de la Libération, qu’il aurait dû traverser pour atteindre la passerelle…2° photo : De l’autre côté de la passerelle, on arrive sur le chemin des Isles qui longe une zone industrielle. 3° photo : 400 mètres plus loin, à gauche, on arrive en vue du plan d’eau dit « de Joute »...




1° photo : Les chiens policiers ont suivi la piste de Julien jusqu’aù bord du plan d’eau. 2° photo : les plongeurs, équipés d’un sonar, se préparent à explorer le bassin à l’endroit où les chiens se sont arrêtés.



M. Nahon ne désespère pourtant pas de résoudre cette enquête confiée depuis le 15 juin à un juge chargé d'instruire sur "les causes de la mort". Toutefois, il en convient, son "optimisme naturel" est entamé. "L'un des témoins s'est suicidé après sa garde à vue au lendemain de la disparition et la maman de Julien ne peut pas être entendue par le juge en raison de son état de santé", lâche-t-il.
Le 29 janvier 2007, il est environ 15 heures lorsqu'Alexandre, le frère aîné de Julien, rentre de l'école. A sa surprise, la porte de l'appartement situé au rez-de-chaussée de la résidence de la rue Gay-Lussac, à Bourg-lès-Valence, est ouverte. Julien n'est pas là.



Marie-Nadège Séry, la mère du petit garçon...

Policiers et voisins fouillent la résidence et les alentours, mais l'enfant demeure introuvable. Le lendemain, sur instruction du parquet, Jean-Eric Zémia, le compagnon de la mère de Julien, Marie-Nadège Séry, est placé en garde à vue, tandis que celle-ci est interrogée comme simple témoin par la brigade des mineurs.




Jean-Eric Zémia lors de son arrestation...

Aux policiers de la sûreté qui l'entendent, Jean-Eric Zémia affirme avoir roulé en voiture une partie de la nuit en bordure du Rhône à la recherche de Julien. Relâché dès le 31 janvier, Jean-Eric Zémia retourne dans l'appartement familial et se suicide à coups de couteau. "A ce moment, nous n'avions rien qui rendait nécessaire le prolongement de sa garde à vue", se justifie le procureur.



Recherches du petit Julien

Jean-Eric Zémia avait été soupçonné à la suite du témoignage d'un voisin qui l'aurait vu sortir de la résidence le 29 janvier, vers 14 heures, portant un grand sac. Les enquêteurs avaient également découvert qu'il avait passé un appel téléphonique dans la nuit du 29 au 30 janvier, vers 4 heures du matin, à Marie-Nadège, alors qu'il se trouvait à une vingtaine de kilomètres de Valence, non loin du lieu où sera découvert le corps de Julien. Las. La mort de Jean-Eric Zémia a empêché les enquêteurs de pousser plus avant cette piste.

 

Investigations de la police chez la mère de Julien

C'est pourtant la seule dont ils disposent. En douze mois, ils n'en ont jamais entrevu une autre. Pas plus celle de la noyade accidentelle dans le cas où le petit Julien se serait sauvé tout seul - difficile à concevoir tant les rives du Rhône sont d'un accès compliqué pour un enfant de 3 ans depuis le domicile familial - que celle du rapt suggérée par Me Naceur Derbel, l'avocat de Marie-Nadège, qui a déposé une plainte avec constitution de partie civile pour "enlèvement et séquestration".



Perquisition

Les perquisitions du domicile et du véhicule familial n'ont rien donné. L'autopsie du corps et les expertises biologiques ne fournissent pour leur part que des réponses contradictoires. Dans une première conclusion déposée le 7 mars 2007, le médecin légiste relève l'absence "d'éléments traumatiques" et la présence d'eau dans les poumons qui laisse envisager la possibilité d'une noyade. Toutefois, la quantité décelée est insuffisante pour l'attester à coup sûr.




D'autant qu'un rapport de synthèse remis en juin évoque la possibilité d'un décès par hydrocution. "Les rapports d'expertises disent tout et son contraire", s'agace Me Derbel, en s'étonnant du nombre de questions encore non résolues.
Ainsi, la provenance de l'eau retrouvée dans les poumons : s'agit-il de l'eau du Rhône ou de l'eau de ville ? Ou encore la date du décès, qu'aucune expertise n'établit avec précision. Avant ou après le 31 janvier, date de la mort de Jean-Eric Zémia ?



Le corps a été retrouvé ici...

Me Derbel brandit enfin un élément troublant. Le bol gastrique mis au jour par les experts révèle un dernier repas composé exclusivement d'aliments liquides. Or la mère est formelle : le 29 janvier à midi, Julien avait mangé du riz et de la viande. "Cela m'amène à dire que ce gosse n'a pas été jeté à l'eau le 29 janvier", conclut Me Derbel. Dans cette affaire, les enquêteurs n'ont qu'une certitude : avant de mourir, Julien Séry n'a subi aucune violence.





Etrange "affaire" qui nous fait rappelé la mort du petit Grégory. Son assassin n'a jamais été retrouvé...!

Dernière nouvelle

Trois ans après la disparition du petit garçon, le procureur de la république de Valnce (Drôme) a requis un non-lieu. Le juge d'instruction en charge du dossier a maintenant trois mois pour rendre son ordonnance. L'avocat de la mère de l'enfant, M° Nacer Derbel, a demandé que certains prélèvements soient conservés. "La science pourra peut-être répondre demain à certaines questions", avance-t-il. Sa mère, Marie-Nadège Séry, souffre depuis, de graves troubles dépressifs. "Tant que la justice n'a pas levé le mystère, cette affaire ne sera jamais vraiment close", estime M° Derbel.
Quand on s'aperçois que 24 années plus tard l'affaire Grégory n'est toujours pas résolue, on peut avoir de terribles craintes...

Plus jamais ça...!!

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