Epouse 1:Lisa Marie Presley ( marié en mai 1994, divorcé le 18 janvier 1996) Epouse 2:Debbie Rowe (marié le 14 novembre 1996, divorcé le 8 octobre 1999) Fils:Prince Michael (13 février 1997, avec Debbie Rowe) Fille:Paris Katherine (3 avril 1998, avec Debbie Rowe) Fils:Prince Michael II (mère inconnue, né en février 2002)
Le quartier où vivait la famille Jackson est beaucoup plus sympa que le centre de Gary. Il s'agit d'une zone pavillonaire, les maisons sont très petites et carrées, mais sont très bien entretenues et aucune ne semble déserte. La maison des Jackson est de ce style, sobre et modeste, à l'angle de West 23rd Avenue et de Jackson Street. Un arbre et un petit arbuste se trouvent dans la petite cours devant la maison. Selon des récits de fans, il est difficile à croire qu'une famille de 11 personnes vivait dans cette maison de trois pièces. C'est même impossible, et cela en devient bouleversant lorsque l'on pense que le Roi de la Pop est parti de là.
Maison des Jackson en 2006
Actuellement, la maison (dont la porte d'entrée est fortifiée par une autre porte en fer blindé - une recommandation de la police de Gary) est acutellement occupée par un oncle des Jackson. L'homme est peu coopératif, et refuse systématiquement de répondre lorsque l'on sonne chez lui. Toujours est-il qu'une campagne avait été menée dans les années 1980 pour que 2300 Jackson Street devienne un musée en l'honneur de Michael et de sa famille. Malheureusement, comme c'est souvent le cas à Gary, le projet est tombé à l'eau.
A quelques centaines de mètres de la maison des Jackson, au Nord Ouest, à l'angle de la West 11th Avenue et de Grant Street, se trouve un bâtiment en brique rouge lui aussi, et dont les fenêtres sont condamnés, soit par des planches, soit par du papier, soit par un mélange des deux. Un panneau blanc, aux caractères noirs indique "Mr Lucky's Liquor". Sur la porte d'à côté est indiqué "Mr Lucky's Lounge". C'est dans ce bar restaurant que fut donné ce que l'on considère comme les premières représentations du groupe. Le lieu était le rendez-vous de spectacles comiques et de striptease, et quand les Jackson jouaient, l'endroit était plein. Joseph Jackson amenait ses enfants pour les faire chanter, puis passer dans la salle avec son chapeau pour récupérer l'argent. Ces spectacles étaient illégaux, car on servait de l'alcool à des mineurs. Le local est aujourd'hui fermé car il a connu un incendie il y a quelques années, qui a détruit le toit et une partie du deuxième étage.
Les studios d'enregistrements du label Steeltown. Le bâtiment se situe à l'ouest du bar de Mr Lucky, à l'angle de la West 10th Avenue et de Taney Street, aujourd'hui devenu la maison personnelle de Gordon Keith, propriétaire de Steeltown. Steeltown était la maison de disques locale où la carrière discographique des Jackson 5 a débuté. Gordon Keith engagea les Jackson pour un contrat, en 1967, qui leur permit de sortir leur premier 45 tours, "Big Boy". Leur présence dans la maison Steeltown sera de très courte durée, puisqu'en 1968, Gladys Knight (photo rare !) et Bobby Taylor insitèrent pour que Berry Gordy leur fasse signer un contrat d'essai d'un an. En 1969, Motown racheta le contrat qui liait les Jackson à Steeltown.
Avant de signer ce contrat chez Motown, les Jackson 5 auront encore une année de galère à chanter et jouer dans des clubs de Chicago, et à passer d'autres concours, notamment celui, déterminant, de l'Appollo, à New-York.
Du Gary, Indiana, des années 1965, aux années 1967 et 1968...
Joseph Jackson (qui faisait parti d'un groupe les "Falcons") met ses fils au travail. C'est à dire qu'il ne se contente pas des concours amateurs, il veut gagner de l'argent. La chasse aux premiers cachets commence. Il réussit à obtenir un contrat avec un night-club de Gary pour 8 $ par nuit. Bien sûr, cela rembourse un peu tous les frais engagés pour financer le groupe, mais Katherine est très inquiète de voir ses enfants, et surtout le petit Michael, fréquenter ce milieu médiocre, voir sordide. C'est pourtant devenu le seul grand titre de gloire de ce club "Mr Lucky's". Puis il démarche les night-clubs de Chicago et de la région du lac Michigan.
Les "Falcons"
"En travaillant au Lucky’s, nous avions pour la première fois un contrat pour cinq sets chaque soir, six jours par semaine. Il s’agissait d’un vrai show. Et si papa nous trouvait encore un engagement pour notre journée libre, il ne s’en privait pas. On travaillait dur, mais les clients des bars que nous animions étaient gentils avec nous. Ils aimaient James Brown autant que nous.
25 Roosevelt High School. Collège des Jackson
Extrait de Moonwalk son autobiographie :"On a gagné le concours de la ville, quand j’avais huit ans, avec notre version d’une chanson des Temptations qui s’appelait "My Girl". Le spectacle avait lieu tout près de chez nous, à Roosevelt High. Les gens sont restés collés à leur siège en l’entendant. Jermaine jouait de la basse comme un fou, et Tito était magnifique à la guitare, sans parler de nos chorus à cinq voix et de mon duo avec Jermaine, tandis que Marlon et Jackie faisaient tourner la chanson comme des pros. Quand on s’est tous passé le trophée de main en main, c’était du délire. Pendant notre trajet de retour, on l’a posé sur le siège avant de la voiture, comme un bébé. Papa nous complimentait : " Quand vous vous donnez à fond comme vous l’avez fait ce soir, ils ne peuvent pas NE PAS vous donner le prix. "
On était comme un cadeau en plus de leur consommation. On plaisantait et on faisait même des gags avec eux. Je me souviens en particulier quand nous chantions " Skinny legs and all " de Joe Tex, je me faufilais dans le public, je rampais sous les tables et je relevais les jupes des filles pour regarder en dessous.
Joe Tex
Les gens me lançaient de l’argent, et quand je commençais à danser, je jonglais avec les pièces et les dollars avant de les mettre dans la poche de ma veste. Quand j’ai commencé à jouer dans les clubs, je n’avais pas vraiment le trac, à cause de tous les spectacles d’amateurs que nous avions déjà faits. J’étais déjà prêt à me lancer pour de bon, et ne faire que cela, chanter, danser, tout en m’amusant." - Moonwalk, Michael Jackson, 1988.
En 1967, les Jackson 5 vont gagner tous les concours amateurs, ainsi que le premier prix de la nuit des supers talent du Regal Theater de Chicago, au même titre que Gladys Knight et The Pips. Vient enfin une étape décisive : Papa Joe qui avait déjà fait une première tentative, ratée auprès de la Motown, jette ses fils dans la cage aux lions. Cette "cage" s'appelle l'Apollo de Harlem. Cette salle de 1.700 personnes organise des nuits des amateurs. les Jackson 5 précédés de leur réputation, arrivent directement en finale. Que c'est dur!
"Après Chicago, il restait encore un grand concours d’amateurs à gagner : celui du Théâtre Apollo à New-York. Beaucoup de gens pensaient que le fait de gagner le concours de New-York était qu’une question de chance, et rien d'autre...
Mais papa était persuadé qu’en plus des gens de talent qui se produisaient, il y a avait beaucoup plus de gens des maisons de disques et des musiciens professionnels à New-York qu’à Chicago. Si on pouvait gagner à New-York, on pouvait y arriver n’importe où. C’était ça, l’Apollo pour papa. Chicago avait déjà fait parvenir des informations sur nous avant qu’on arrive à New-York et notre réputation était telle qu’on nous fit passer directement en finale, sans nous imposer les éliminatoires." - Moonwalk, Michael Jackson, 1988.
Le public, très populaire, a sorti 35 cents pour payer sa place. Il en veut pour son argent.
Il en a dévoré des artistes, ce public! Quel sort va t'il réserver à nos petits jackson? C'est un énorme succès!!!Ils sortent vainqueurs de la soirée amateur devant le public le plus dur du monde!
Les 5 frères apprennent "durement" à se présenter, à bien utiliser l'espace scénique, enfin tout ce qui fait d'eux des pros dès le plus jeune age. Ils côtoient ainsi de grands artistes.
Michael peut observer de près ses "maîtres" dont il reproduit à la perfection les pas de danse Le plus jeune des Jackson apprend avec avidité. Il est très à l'aise avec un micro, il chante et il présente le groupe et il danse. Très dur apprentissage des tournées, pendant les vacances scolaires, entassés dans la voiture familiale. Les Jackson 5 se font tout seuls et deviennent des pros.
Ils apprennent leur métier. Mais ils se font également connaître. Du public, un peu , et beaucoup des professionnels.
En 1967, 68 la plupart des artistes Black connaissent les Jackson 5 parce qu'ils les ont vu. Même des artistes de Talma Motown comme Gladys Knight qui a promis de parler d'eux!
Cela leur donne le droit de revenir comme artistes payés, et c'est le vrai début de leur carrière professionnelle. On les retrouve dans les premières parties de spectacle dans les grandes salles de la région...
La Motown, le rêve de Joe Jackson! Il sait qu'un contrat avec cette prestigieuse maison de disque serait l'aboutissement de tous ses efforts. Mais comment y parvenir?...
Pour continuer à faire connaître ses fils, il signe en 1967 un contrat de 6 mois avec une petite maison de disque locale, Steeltown, dirigés par un ami de papa Joe, Gordon Keith. Les 5 frères, habitués aux hits qu'ils chantent en reprise, sont un peu étonnés d'avoir à apprendre des chansons inconnues. Les problèmes de droits d'auteurs les dépassent. Mais ils sont totalement emballé à l'idée de faire un disque!
"Comme papa, M. Keith était un ouvrier d’usine qui adorait la musique. Mais il y avait aussi un pied dans l’enregistrement et la production de disques. Son studio et son label s’appelaient Steeltown. Quand j’y repense, je suis sûr que M. Keith était tout aussi excité que nous à l’idée de faire ce disque. Son studio était en plein centre-ville, et nous sommes allés chez lui un dimanche matin de bonne heure, juste avant mon émission de télé favorite : " The Road Runner Show " M. Keith nous accueillit à la porte et nous fit entrer dans son studio ; il nous montra une petite cabine en verre avec un tas d’appareils à l’intérieur, et il nous expliqua à quoi ils servaient ;
"Ce n’était pas le moment de tripoter les machines, du moins dans ce studio. Je mis un casque sur mes oreilles, et avec cet étrange machin qui me descendait jusqu’au cou, je décidai d’avoir l’air prêt à tout." - Moonwalk, Michael Jackson, 1988
Leurs débuts dans le studio d'enregistrement de Gary, les WE, sont assez confus: 14 morceaux au moins sont enregistrés, dont certains sortiront en 45 tours. En 1996, Brunswick Records publiait le CD ci-dessous nous restitue les enregistrements retrouvés lors d'un déménagement!.
Ce CD BRU 81015-2, propose 14 titres enregistrés à partir de Novembre 1967 pour Steeltown que l'on croyait disparus. Seul le premier 45 tours Steeltown 681 des JACKSON 5 est publié en 1968. Big Boy Face A You've ChangedSteeltown 681 Face B
(Producteur Gordon Keith)
Peut-être la direction de Steeltown considérait-elle ces titres comme les plus aboutis du lot ?
Les 2 autres 45 tours Steeltown ne sont sortis qu'en 1971
Visiblement parce que les Jackson 5 "cartonnaient" chezMotown.
We Don't Have To Be Over 21 (To Fall In Love) en face A (Producteur Gordon Keith arrangement Wilton Crump & Mark Davis) Jam Session (Michael au BONGO et papa Joe à la guitare!) en face B
Voyons le premier 45 tours: "Big Boy (Silvers) / You've Changed" (Reese), publié par Steeltown en 1968
Janvier 1968, sortie du premier 45 tours Steeltown: "Big Boy (Silvers) / You've Changed" (Reese),
Il est possible de rencontrer l'original dans une vente, mais c'est très rare et cher.
"Une fois les disques pressés, M. Keith nous donna des boîtes de disques pour que nous puissions les vendre à l’entracte et après nos spectacles. Nous savions que ce n’était pas la façon dont les groupes connus opéraient, mais il fallait bien démarrer quelque part, et à cette époque-là, avoir son nom sur un disque était une affaire. On se sentait vraiment privilégiés.
Ce premier quarante-cinq tours Steeltown, s’appelait " Big Boy ". C’était une bonne chanson, qui racontait l’histoire d’un garçon qui tombe amoureux d’une fille. Pour vous donner une idée de la chose, imaginez un môme maigrichon de neuf ans en train de chanter ça. Les paroles disaient que je voulais davantage qu’un joli conte de fées, mais en réalité, je ne comprenais rien à ce que je chantais. Je chantais seulement ce que l’on me demandait de chanter.
Quand ce disque, qui avait une ligne de basse d’enfer, est sorti, et que les radios locales de Gary ont commencé à le diffuser, c’était vraiment un événement dans le quartier. Personne ne voulait croire que c’était notre disque. Et même nous, nous avions du mal à y croire aussi." - Moonwalk, Michael Jackson, 1988.
Le Dynamo Records D146. En face A "You Don't Have To Be Over 21/ Some Girls Want Me For Their Lover" Une écoute attentive permet de vous dire que nos chers bambins chantent bien We Don't...Erreur de l'éditeur donc. Quand à la face B, la chanson "Some Girls" n'a été publiée que sur un 33 t encore plus introuvable. C'est donc un vrai collector...!
Voici la face B du vrai 45 tours Dynamo D 146, enregistrement de 1968, et la chanson très rare:
"Some Girls Want Me For Their Lover"
Trouvé sur internet : l'image du disque promo!
Quelle émotion! Pensez qu'à l'époque, nos bambins n' avaient pas d'agents pour démarcher auprès des radios et des DJ. Un Jackson a peut-être fait ce travail et porté lui même la galette... Papa Joseph ?
Ce n'est qu'un intermède. le seul but, c'est la Motown.Joseph Jackson a tout tenté. Il a quitté son emploi aux aciéries, il a dépensé l'argent gagné pour acheter des instruments, pour équiper les gamins. Katherine, la maman, est furieuse parce qu'inquiète. On arrive à l'été 1968, cela aura t'il une fin? Mais qu'est-ce qu'il faut faire? Prendre contact un à un avec tous les artistes Motown?Gladys Knight avait échoué en recommandant les Jackson 5. Mais la fabuleuse, la nuit de l'Apollo a changé bien des choses. Le 12 Juillet 1968 les Jackson font la première partie d'un concert des Vancouvers à Chicago. Bobby Taylor lui aussi recommande vivement les 5 gamins. Lui sera écouté...