Le Stade brestois 29 est un club de football français fondé en 1950, sous le nom d'Armoricaine de Brest. À l'époque, il s'agissait d'un modeste club de patronage, qui connut une belle période dans les années 1920. Après la guerre, l'Armoricaine regroupa autour d'elle plusieurs autres « patros » pour former le Stade Brestois. Évoluant cette saison (2006/2007) en Ligue 2, le club était présidé par Michel Jestin et entrainé par Thierry Goudet. Michel Jestin a démissionné en décembre 2006. S'en est suivi une grande période de troubles au club. Thierry Goudet a été suspendu de ses fonctions et un nouveau président nommé. Il s'agit de Michel Guyot, entrepreneur brestois. Par la suite, c'est Philippe Goursat, manager général du club qui a quitté le navire. Aujourd'hui, c'est Pascal Janin qui dirige l'équipe brestoise.
La section sportive du patronage Saint Louis voit le jour en 1903 en prenant le nom de L’Armoricaine de Brest et en adoptant une devise : Pen Huel (« Tête Haute » en breton). Avant la Grande Guerre, 500 Jeunes et 400 enfants fréquentent les diverses activités du patronage : préparation militaire, tir, football, athlétisme, gymnastique masculine, théâtre, chorale, fanfare, cercles d’études. La guerre clairsème les rangs des armoricains mais les activités reprennent vite. En 1922, l’abbé Cozanet fait construire un stade au Petit Paris, stade qui deviendra l’actuel stade Francis Le Blé, dont une tribune porte toujours la devise du club (la tribune Pen Huel). Le stade est inauguré le 9 février 1923 lors d'une rencontre entre l'Armoricaine et le Stade Français. Des rangs de l’Armoricaine sortent, entre les deux guerres, les internationaux Alexis Thépot, Robert Coat, Jean Guéguen. Le patronage de l'Armoricaine dispute les 16es de finale de la Coupe de France en 1921 et 1927, les 32es en 1923, 26, 28, 30, 31 et 35. En 1926, l'Armoricaine enlève le titre de champion de France des patronages en s'imposant en finale face à Saint-Jean-de-Luz (3-0). Le gardien Alex Thépot (1 sélection sous les couleurs de l'Armoricaine en 1927 face à l'Angleterre) est l'un des plus brillants joueurs du club à cette période.
En 1950, la fusion impulsée par le chanoine Balbous entre cinq patronages catholiques (l'Armoricaine de Saint-Louis, l'Avenir de Saint-Martin, la Flamme du Pilier Rouge, la Milice de Saint-Michel et les Jeunes de Saint-Marc) donne naissance au Stade brestois. Reprenant la place de l'Armoricaine en première division (ce qui justifie que le Stade Brestois soit bel et bien l'héritier légitime du patronage, et redonne sens au débat sur la véritable date de création du club), le Stade est promu en P.H. dès 1951, en D.H.R. (toute nouvelle) en 1952 avant de rejoindre la Division d'Honneur (1953-58). Le Stade brestois accède finalement au C.F.A. en 1958, profitant du désistement des Voltigeurs de Chateaubriand. En 1963, c'est le retour en Division d'Honneur. Dans les années suivantes, le Stade gravit un à un les échelons de la hiérarchie du football français : remontée en CFA en 1966, montée en D2 en 1970, et enfin montée en D1 en 1979, première participation à l'élite du club. Cette première saison se solde par une dernière place, mais le Stade remonte dès l'année suivante. Le club se maintient en D1 pendant l'essentiel des années 1980, à l'exception d'une saison en D2 en 1988/1989. La meilleure performance du Stade brestois pendant ces années est une 8e place obtenue à l'issue de la saison 1986/1987.