Le Racing Club de Lens est un club français de football fondé en 1906. Le club est présidé par Gervais Martel depuis 1988 et entraîné par Guy Roux depuis le 5 juin 2007. Il a été champion de France en 1998 et son public a été reconnu à plusieurs reprises comme l'un des meilleurs de France.
1905, Lens, sur la place verte (actuelle place de la république) des lycéens jouent au football. Ils ne savent pas encore qu’ils sont en train d’écrire les premières lignes de l’Histoire du Racing Club de Lens. Pourquoi ce nom ? Le football a été inventé en Angleterre, et il était donc de bon goût d’avoir un nom de club à consonance anglo-saxonne. De plus, les jeunes de l’époque vibraient au gré des exploits du Racing Club de France et du Racing Club de Roubaix.
Le premier comité est formé par les parents de ces adolescents et le club est officiellement enregistré en 1906. Les couleurs du maillot sont le Vert, en référence à la naissance du club sur la place verte, et le Noir, inéluctable dans une ville où la mine est omniprésente.
Entre 1907 et 1912, les joueurs lensois sont forcés de changer plusieurs fois de terrain de jeu : ils évolueront à la pâture Mercier au niveau de la fosse 2, puis sur le terrain de la gendarmerie, rue de Béthune, avant de s’installer à l’actuel parc des Glissoires, entre Avion et Lens.
Durant la Première Guerre mondiale, le Club disparaît puis renaît de ses cendres sous l’impulsion du Comité de secours Américain. Le maillot des Lensois vire alors au bleu ciel bordé de blanc.
De 1906 à 1910, les couleurs du club sont le vert et le noir. Jusqu'en 1924, ils passent ensuite au noir uni.
C’est en 1924 qu’apparaissent les couleurs Rouge et Jaune. La légende raconte que Mr Moglia, président du club depuis 1923, choisit ces couleurs en référence au drapeau espagnol. Cette idée lui serait venue en passant devant l'église de la ville, vestige de l'occupation espagnole de 1648. On dit aussi que ces couleurs viendraient des mines. Le sang pour le sang versé par les mineurs et l'or pour le charbon récupéré qui avait une valeur d'or à l'époque.
Toujours en 1924, le club reçoit l'autorisation d'évoluer au stade municipal Raoul Briquet (aujourd'hui Léo Lagrange) nouvellement aménagé. Pour son ouverture, les Lensois arborent leur nouvelle tunique Sang et Or.
1926 est une année faste pour le RCL : l’anglais Kid Fenton est la première vedette à jouer à Lens, il restera huit saisons. De plus, le Racing voit naître son premier club du supporter. Et enfin, il finit l’année en fanfare puisqu’il remporte pour la première fois le Championnat d’Artois.
La ville de Lens s’intéresse de plus en plus à son club de foot et lui offre sa première subvention (8 400 F, soit 1300 Euros). Le club prend alors possession du stade Raoul Briquet.
En 1929, le Racing est champion du Nord promotion B accédant ainsi pour la première fois en Division d'Honneur de la Ligue du Nord. Afin de bien se comporter face à l'Olympique Lillois, R.C. Roubaix, Excelsior Athlétic Club de Roubaix et autres A.C. Amiens, deux Tchèques rejoignent le R.C.L. en Division d'Honneur.
Dans la Ligue Artois, le club devient de plus en plus connu. On envisage alors la construction d'un grand stade, en 1930. Le premier janvier 1932, le Conseil National adopte le statut pro et c'est cette même année que le club inaugure le stade Félix Bollaert, devenu "stade officiel".
Et les jours meilleurs arrivent en 1969 : la mairie parie sur le Racing. Le maire de Lens, André Delelis, désire voir ce club continuer à faire vibrer le public de Bollaert. Accompagné du futur président lensois, Jean Bondoux, le premier magistrat rassemble bénévoles et souscriptions afin de faire survivre le club. Le Racing sort la tête de l'eau et la mairie récupère le stade Bollaert dans le cadre du transfert du patrimoine minier.
Lens continue sa progression et après avoir terminé deuxième du championnat derrière Nantes, se qualifie pour la Coupe UEFA. Il élimine Malmö FF, et surtout la Lazio de Rome, après une défaite 2 à 0 en Italie, et un match retour de légende : 6 à 0 après prolongation !.
Le retour parmi l'élite se fait en 1979 avec Roger Lemerre aux commandes de l'équipe. Dans les années 1980, Gérard Houllier et Joachim Marx lui succèderont. Lens est une équipe moyenne de première division, qui réalise quelques exploits mais qui vit avec peu de moyens.
En Coupe UEFA, en 1984, le club affronte les uns après les autres les trois clubs belges engagés. Après avoir éliminé plus ou moins facilement La Gantoise et Anvers, le Racing bute sur Anderlecht, tenant de cette coupe, malgré un but à Bollaert marqué grâce au lancé d'un projectile sur le ballon lors d'une passe en retrait vers le gardien belge Munaron. Au retour, les Lensois s'inclinent 1-0 et laissent les Bruxellois filer vers la finale. En 1987, la Coupe UEFA s'achève dès le premier tour, après une défaite (0-2) face à Dundee United (finaliste de la même coupe la même année)
Arrivent alors à la tête du Racing Gervais Martel, un homme d'affaires de la région, secondé par Serge Doré. Le club va peu à peu se muer en entreprise et s'ouvrir aux investisseurs. Le public se mobilise derrière le projet, et même si les résultats sportifs ne sont pas encore ceux des plus grandes années, on sent le club sur la pente ascendante.
En 1998, Les Sang et Or vont écrire la plus belle page de leur histoire sous la direction de Daniel Leclercq. Champion de France, demi finaliste de la coupe de la ligue et finaliste de la coupe de France face au Paris SG (défaite 2-1), le club signe de belle manière son premier titre. La génération dorée des Warmuz, Déhu, Wallemme, Sikora et Magnier obtient enfin une récompense à la hauteur de son talent. Comme un symbole, c’est un pur produit du RCL, Yoann Lachor, qui inscrit à Auxerre le but permettant à Lens de devancer Metz au classement général.
Toujours sous la direction du Druide, Lens va en 1999 remporter le second titre majeur de son histoire : au terme d’un excellent parcours en Coupe de la Ligue, le Racing bat Metz en finale grâce à Daniel Moreira et offre à ses supporters un des plus beaux cadeaux : un deuxième titre national en 2 ans.
La saison 1999/2000 est marquée par l'éviction de Daniel Leclercq mais également par l'excellent parcours lensois en Coupe UEFA. En effet, les hommes de François Brisson n'ont été éliminés qu'en demi-finale par le club anglais d'Arsenal. Le Racing s'est distingué en éliminant Kaiserslautern (victoire 4-1 en Allemagne) , l'Atlético Madrid et le Celta Vigo.
Joël Muller fut alors appelé aux commande de l'effectif Sang et Or. Son bilan est plutôt mitigé avec une première saison réussie : Lens a terminé deuxième et s'est ainsi qualifié pour la Ligue des Champions pour la deuxième fois de son histoire. En revanche les deux saisons suivantes ont été assez ternes (8e par deux fois).
Il sera remplacé au cours de sa quatrième saison par Francis Gillot qui entame là sa carrière d'entraîneur de haut niveau. Après avoir accroché la qualification en Coupe Intertoto malgré une première partie de saison difficile, Gillot conduit le club à la 4ème place en 2005/2006, synonyme de qualification en Coupe UEFA.
Lors de la saison 2006/2007, les Sang et Or terminent la première partie de saison à la 2ème place. Quelques jours plus tard, Gervais Martel annonce la démission de Francis Gillot, sous doute accelérée suite à la non-participation du club à la Ligue des Champions.
Le 5 juin 2007 dans la matinée, la signature de Guy Roux est annoncée pour remplacer cette démission.
Le 27 juin 2007, la LFP refuse ce contrat. Le Racing Club de Lens fait appel mais prépare peut-être le choix d'un nouvel entraîneur si cette décision est entérinée. Le 11 juillet finalement, le CNOSF a confirmé que Guy Roux pourra bien entraîner Lens, la saison prochaine.