Le LOSC Lille Métropole est un club de football français fondé en 1944, issu de la fusion de deux clubs: L'Olympique Lillois (1902) et le Sporting Club de Fives (1901). Le club est présidé par Michel Seydoux et entraîné par Claude Puel.
Deux repreneurs s'affrontent lors de la privatisation : le premier est un consortium de PME de la Région appelé Foot en Nord, le second deux hommes d'affaires spécialistes du marketing sportif : Luc Dayan et Francis Graille. Des garanties financières plus importantes ont porté la Mairie à choisir la deuxième option : les repreneurs ont amené 5 millions pour le recrutement et 15 millions de garantie bancaire pour couvrir le budget général. La présidence du club a été confié à Luc Dayan en mars 2000. Vivant à Nice, il l'a transmise à Francis Graille en mars 2001, le club étant alors premier de Ligue 1. Les résultats sportifs ont été spectaculaires, le club étant monté en Ligue 1 dès la première année de la privatisation, et, l'année suivante avec la première qualification européenne du club, directement en C1, la prestigieuse et lucrative Ligue des Champions. Le LOSC crée la surprise en battant Parme en tour préliminaire, accède à la phase des poules de C1, terminant un respectable 3ème, derrière le Deportivo La Corogne et Manchester United. Reversé en Coupe UEFA, le LOSC atteint les huitièmes de finale, et tombe sans s'incliner contre le Borussia Dortmund.
Très lié à Vahid Halilhodzic, lui-même en conflit avec Luc Dayan, Francis Graille décida de vendre ses parts en janvier 2002 à Michel Seydoux. Luc Dayan est quant à lui resté actionnaire principal du club pendant 5 ans, via la présidence de SOCLE, d'où il assura la transition et la poursuite du projet initial qui était contrarié par la non livraison du stade promis par la Ville de Lille. Après avoir fait venir Claude Puel et restaurer les équilibres économiques et sportifs du LOSC, il vendit ses parts à Michel Seydoux et à Isidore Partouche en janvier 2004.
Michel Seydoux devient le nouvel actionnaire majoritaire du club en compagnie du magnat des machines à sous, Isidore Partouche. Il renforce la politique de formation et crée le centre d'entraînement de Luchin, à Camphin-en-Pévèle afin de structurer progressivement le club en véritable PME. Dans cette période de mutation, le Losc termine 14eme du championnat 2003.
Puis commence une progressive ascension, qui se traduit par de nouvelles qualifications pour les compétitions européennes, et fait du LOSC un des nouveaux tenors de Ligue 1, alors que de grosses cylindrées tels Monaco ou le PSG, peinent.
En 2004, le LOSC termine à la 10e place du championnat, et accède à la coupe Intertoto qu'il gagne, ce qui lui ouvre les portes de l'UEFA. Il y atteint les huitièmes de finale perdues cette fois contre l'AJ Auxerre. Cette même saison 2004-2005, l'équipe termine 2eme du championnat, se qualifiant de fait directement pour la Ligue des Champions; Son meilleur match y est une victoire sur Manchester United 1-0 au Stade de France. Le Losc finit troisième de sa poule, ce qui lui vaut d'être reversé en seizième de finale de la Coupe UEFA, où il sera défait, à nouveau, en huitièmes, par le FC Séville, futur vainqueur de la compétition ; alors qu'en championnat, il accroche une troisième place.
En 2006-2007, le LOSC participe donc à nouveau à Ligue des Champions (c'est la 3ème participation en 5 ans). Cette fois-ci, il franchit le cap des poules avec lors du dernier match une victoire nette 0-2 sur la prestigieuse équipe du Milan AC (jusque là aucun club français ne s'était imposé à Guiseppe Meazza/San Siro). En huitièmes, il retrouve Manchester United. Selon ses dirigeants, et de nombreux observateurs, le LOSC perd le match aller 1-0 à cause de l'arbitrage du néerlandais Eric Braamhaar, accordant un but très controversé: M. Braamhaar semblant en effet pousser Ryan Giggs à tirer un coup franc rapidement alors que le gardien Tony Silva tient son poteau droit et qu'il est en train de donner ses ordres à la défense pour placer son mur. Les lillois verront leur appel auprès de l'UEFA rejeté. Au match retour, les Mancuniens battent les Lillois une nouvelle fois 1-0 après un match très équilibré. A noter aussi que lors du match aller au stade Félix-Bollaert des incidents on eu lieu dans la tribune où étaient les supporters mancuniens et l'Instance de Contrôle et de Discipline de l'UEFA a condamné le Losc à payer une amende de 60 800,341 euros.
Après examen des images des télévisions et audition de nombreux témoins (l'Officier de Sécurité de l'UEFA, le Délégué de l'UEFA, le correspondant anti-hooliganisme de la Police française dans le département du Nord, le Directeur Général de la Ligue Nord-pas-de-Calais de football présent dans les tribunes à proximité des incidents, le Directeur des Opérations du LOSC), le LOSC a fait la démonstration que la maîtrise globale de l'organisation avait été préservée, que les affrontements entre supporters avaient été évités, que le confinement des fauteurs de trouble repérés dans la zone réservée au supporters adverses avait été préféré (après concertation avec la Police) à la guerilla urbaine autour du Stade (qui représentait un vrai risque à la vue de l'état d'ébriété généralisé des supporters mancuniens constaté par la Police depuis la veille), que le club de Manchester United n'avait apporté aucune aide (seulement 6 stadiers anglais pour plus de 4500 supporters ; distribution des billets plusieurs jours avant la rencontre permettant, de fait, la contrefaçon), ni information susceptible d'aider l'organisateur et la Police française à anticiper les comportements dangereux.
La Commission d'Appel a déploré la configuration de la tribune sans toutefois retenir cet argument à charge pour le LOSC puisque le stade est homologué par l'UEFA elle-même. L'incident (mouvement de foule provoqué par des supporters recensés comme violents pour faire diversion et envahir le terrain pendant que les stadiers s'occupent des innocentes victimes), qui n'aura duré que quelques brèves minutes et engendré au final qu'un seul blessé sérieux (jambe cassée à déplorer), n'a pas été apprécié à sa juste mesure et le LOSC a pu mesurer l'effet dévastateur de la campagne tendancieuse menée par les média anglais qui avaient choisi de victimiser les supporters de Manchester United pour masquer les carences de leur système de gestion des supporters en déplacement.
Malheureusement, les matches de MU à Glasgow l'été dernier (300 supporters de MU sans billets avaient pénétré dans le Stade), et de Rome cet hiver (bataille rangée dans les Tribunes entre Italiens, Anglais et forces de l'ordre avec 20 blessés sérieux et un supporter poignardé), n'ont pas été reliés entre eux pour tenter d'analyser les responsabilités des uns et des autres.
Enfin, en marge de l'affaire principale, le LOSC est également sanctionné pour le malentendu qui a suivi le but "étonnant" encaissé à la 83ème minute de ce même match (les joueurs du LOSC avaient cru, comme en championnat de France, qu'il fallait porter la réclamation technique sur le but immédiatement après le premier arrêt de jeu ; ce qui n'est pas le cas dans les règlements UEFA). Malgré les excuses du LOSC et la demande de clémence vis-à-vis de cet épiphénomène exceptionnel dans l'attitude irréprochable du LOSC, l'Inspecteur Disciplinaire de l'UEFA a jugé cette interruption extrêmement grave pour l'image de la compétition.
L'appel du LOSC est donc rejeté et l'amende confirmée puisque réglementairement, pour l'UEFA, tout incident doit donner lieu à sanction de l'organisateur sans discernement des moyens mis en oeuvre. Nous ne pouvons ressentir, avec la lourdeur de la sanction qui nous est infligée, qu’une certaine amertume quand on met en parallèle notre exemplarité et notre expertise reconnues dans la lutte contre la violence dans les stades (y compris par l'UEFA d'ailleurs lors des plus de 50 matches que nous avons disputés à travers l'Europe).
Cet ultime épisode marque à la fois la fin de l'aventure du LOSC dans cette Ligue des Champions 2007, mais aussi une étape dans le long apprentissage des luttes européennes.