L'Olympique lyonnais, ou OL, est un club de football français, fondé en 1899 sous le nom de « Lyon Olympique » et évoluant actuellement en Ligue 1. Le club est présidé depuis juin 1987 par Jean-Michel Aulas et l'équipe première est entraînée par Alain Perrin depuis 2007. Le club a obtenu en 2007 son sixième titre de Champion de France consécutif, améliorant son record national, bel exploit pour un club qui n'avait jamais été champion auparavant. Une telle performance n'avait encore été réalisée dans aucun des 5 plus grands championnats européens (Espagne, Italie, Angleterre, Allemagne et France). Le club joue dans le stade de Gerland. Cette enceinte, d'une capacité d'environ 43 000 places, n'est plus adaptée à l'envergure du club comme en témoigne un taux de remplissage de 96 % lors de la saison 2005-2006. La construction d'un nouveau stade de 55 000 à 60 000 places est donc envisagée pour la saison 2009-2010. Après plusieurs mois d'indécision, la commune de Décines-Charpieu recueille depuis octobre 2006 l'aval des dirigeants du club et des autorités locales pour accueillir le nouveau stade.
« Lyon Olympique », club omnisports fondé en 1896 sous le nom de Racing Club de Lyon, se dote d'une section football en 1899. Premier club du Lyonnais qualifié en phases finales du championnat de France de football USFSA (1906), il affronte l'Olympique de Marseille en huitièmes de finale. Après un match nul 2-2, les Lyonnais ne se rendent pas à Marseille pour rejouer la rencontre.
Éclipsé par le FC Lyon en 1908 et 1909, l'Olympique retrouve le championnat de France en 1910. Écartant Besançon (4-1), les Lyonnais s'inclinent 5-0 face au Stade Helvétique de Marseille, en quarts de finale. Devenu « Lyon olympique universitaire », le club est encore présent en championnat de France USFSA en 1913 et se trouve éliminé en huitièmes de finale (5-1) par Saint-Raphaël. Le « LOU » évolue alors au stade des Iris en attendant la fin de la construction du Stade de Gerland en 1920.
Le LOU rejoint les rangs professionnels en 1942 et enlève, avec deux points d'avance sur Bordeaux, la poule Sud du dernier championnat de guerre. La finale nationale du championnat oppose Lyon à Rouen. Les Rouennais s'imposent 4-0. Ces bons résultats récoltés en temps de guerre permettent au LOU d'être promu en Division 1 à la reprise de la saison 1945-1946. Le club, présidé alors par Félix Louot, est relégué en D2 à la fin de la saison.
En mai 1950, des dissensions fortes entre les sections football et rugby du LOU provoquent le départ de la section football, pros et amateurs. Cette dernière opte alors pour un nouveau nom : « Olympique Lyonnais ». En réplique à cette guerre football-rugby, le LOU est interdit de football pendant deux saisons par la Ligue du Lyonnais. Après ces 24 mois d'interdit, libre au LOU de refonder une nouvelle section football en son sein, ce qu'il fit, en créant à l'occasion un nouveau club, avec nouveau numéro d'affiliation à la FFF, qui existe aujourd'hui encore. Cette section football LOU « 2 » ne peut en aucun cas prétendre récupérer l'histoire et les honneurs glanés par le LOU « 1 »
« Lyon fondé en 1950 » est l'un des grands classiques de l'historiographie du foot français. Certains évoquent un dépôt de bilan pour expliquer la fracture de 1950, mais pas de trace de dépôt de bilan à Lyon en 1950. L'histoire est plus sulfureuse, avec un des épisodes de la guerre football-rugby entraînant le départ de la section football d'une structure omnisports. Dans ces cas, il n'y a pas « fondation » de club. C'est la section football qui seule compte ici et elle poursuit son existence sous un autre nom.
Après quelques années en D2, en 1987 Jean-Michel Aulas s'investit dans le club et en prend la direction. Il ambitionne une "qualification européenne dans les 5 ans". Bien qu'il surprenne en débarquant presque d'entrée l'entraîneur Robert Nouzaret, un des symboles du club, la remontée en D1 est acquise dès 1989, grâce entre autres au coaching gagnant de Raymond Domenech, aujourd'hui sélectionneur de l'équipe de France. La qualification européenne annoncée est même atteinte après seulement deux saisons dans l'élite, le président Aulas réalisant alors le pari d'"Europe en cinq ans" qu'il avait lancé à son arrivée. Mais le club frôle la relégation la saison suivante.
En 1995, l'OL revient sur le podium, finissant 2e derrière des Nantais intouchables cette année-là, grâce à une génération de joueurs formés au club, dont le symbole est l'attaquant Florian Maurice. L'année suivante, le club prend goût à la Coupe d'Europe, éliminant notamment la Lazio de Rome.
Il retrouve les compétitions continentales en 1997, par la petite porte, celle de l'Intertoto, pour ne plus les quitter jusqu'en 2006. En effet, l'équipe se renforce chaque année et monte en puissance : 6e en 97/98, puis 3e (en 98/99 et 99/00). En 1999, l'apport de 15 millions d'euros du groupe "Pathé" qui devient actionnaire à hauteur de 34% permet à Jean-Michel Aulas de faire entrer le club dans une nouvelle ère en s'offrant un attaquant de renom : Sonny Anderson. Le buteur brésilien en provenance du FC Barcelone deviendra l'un des joueurs les plus emblématiques de l'histoire de l'Olympique Lyonnais. En 2000/01 le club termine 2e derrière le FC Nantes (comme 6 ans auparavant), mais remporte la Coupe de la Ligue.
C'est en 2002 que les Lyonnais finissent par obtenir leur premier titre en championnat de France de football, en remportant la première "finale du championnat de france" (avant la dernière journée, l'OL était second du championnat deux points derrière Lens, qu'ils accueillaient à Gerland et battaient 3-1) et commencent une série inédite de cinq titres consécutifs. L'Olympique Lyonnais prend donc de l'ampleur, tant sur le plan national que sur la scène européenne (même si jusqu'à aujourd'hui le club n'a jamais passé le cap des quarts de finale de la Ligue des Champions). Le club gonfle son budget et vient s'installer dans le G14 (lobby des 18 clubs les plus importants d'Europe). Entre le titre de 2002 et celui de 2006, l'effectif a été renouvelé à 80 % et la succession (sans limogeage) des trois entraîneurs que sont Jacques Santini, Paul Le Guen et aujourd'hui Gérard Houllier n'a pas remis en cause la stabilité garantie par le duo Bernard Lacombe / Jean-Michel Aulas qui explique en grande partie le succès actuel du club.
L'OL chute à Rennes, le 4 novembre 2006, ce qui l'empêche de glaner un nouveau record, à savoir gagner 10 matchs de suite dans le championnat de France, record co-détenu par l'AS Saint-Etienne, les Girondins de Bordeaux, et le Stade de Reims, trois clubs au passé glorieux. Mais Lyon bat tout de même le record de la meilleure entame de saison : 16 victoires, 2 nuls pour 1 défaite. Après un tel début de saison le club se met à rêver d'atteindre les 100 points dans l'année (ce qui n'a jamais été atteint), mais un mauvais mois de janvier (ponctué par une élimination en coupe de France face à l'OM) le fait rapidement déchanter.
Le 6 mars 2007, l'OL se fait éliminer en 1/8 de finale de la Ligue des champions par l'AS Rome, ce qui constitue son plus mauvais résultat depuis 4 ans. Le 31 mars, l'OL perd la finale de la coupe de la ligue contre Bordeaux.
Dès le 21 avril, performance rare, l'OL est champion de France 5 matchs avant la fin de la saison. Le club égale son record du plus grand nombre de victoires à l'extérieur, toutefois suite à une fin de saison en roue libre il finit à 3 points de son record du plus grand nombre de points marqués.