Mercure est la plus petite des planètes telluriques et la plus proche du Soleil. Sa surface truffée de cratères rappelle en de nombreux aspects la surface lunaire.
Désert de poussières et de roches tantôt brûlantes, tantôt glacées, Mercure est un astre mort, c’est-à-dire sans activité interne, depuis au moins 3,6 milliards d’années.L’une des particularités géologiques de Mercure est la présence d’escarpements, hauts de 1 à 3 km et longs de plusieurs centaines de km. Ils se seraient formés lors du refroidissement de la planète. Légèrement plus volumineuse que la Lune, Mercure est une boule solide constituée, au centre, d’un gros noyau riche en fer : il occuperait 42 % du volume de la planète et représenterait près de 80 % de sa masse. Ceci pourrait expliquer sa densité particulièrement élevée, en contradiction avec une règle constatant généralement que plus une planète tellurique est grande, plus elle est dense.
Dépourvue d’atmosphère, Mercure subit toutes les rigueurs du milieu spatial :
d’importants écarts de température entre le jour et la nuit : de –210 °C à 430 °C, ce qui représente un écart thermique sans équivalent dans le système solaire ;
le bombardement météoritique : sa surface est criblée de cratères de toutes tailles, le plus grand atteignant 1 300 km de diamètre. Le Bassin de la Chaleur aurait été creusé par la rencontre entre Mercure et un astéroïde d’une centaine de km.
EXPLORATION
Perpétuellement noyée dans la lumière solaire, car proche de son étoile, Mercure est difficile à observer depuis la Terre. Au mieux, elle se lève 2h15 avant le Soleil ou se couche 2h15 après lui. Elle n’apparaît donc qu’à proximité de l’horizon et reste de ce fait toujours baignée dans les lueurs de l’aurore ou du crépuscule. Même le télescope spatial Hubble ne peut pointer son instrument vers un point aussi proche du Soleil. Elle est donc mal connue jusqu’à la première mission spatiale et reste la planète la moins explorée du système solaire après Pluton. Entre 1974 et 1975, la sonde américaine Mariner 10 frôle 3 fois Mercure, approchant la planète au mieux à 327 km. De nombreuses mesures de températures et du champ magnétique sont alors enregistrées. Cette mission permet également d’effectuer quelque 4 000 clichés couvrant près de la moitié de la planète avec une précision de moyenne de 1 à 2 km, l’autre face n’ayant jamais été vue. Parmi les révélations de Mariner 10 figure la mise en évidence d’un champ magnétique, qui conforte l’hypothèse d’un volumineux noyau métallique.
Aucune autre mission n’a été effectuée depuis. La mission européenne BEPI-COLOMBO prévue à l’horizon 2011 – 2012, doit étudier la structure de Mercure et son histoire, pour en déduire des informations précieuses sur la formation des planètes du système solaire interne, dont fait partie la Terre.
Si vous étiez sur Mercure...
*Sans eau ni air, vous ne pourriez pas vivre sans scaphandre
*Vous auriez besoin d’une protection très importante contre la chaleur extrême et les radiations solaires.
*Vous vous sentiriez léger car la pesanteur ne vaut que le tiers de la pesanteur terrestre
*Le Soleil vous paraîtrait 3 fois plus grand que depuis la Terre
*Du lever au coucher du Soleil, il se passerait 88 jours, autant que la nuit qui suivrait
*L’orbite fortement elliptique de Mercure vous donnerait l’impression, à l’ aphélie, que le Soleil s’éloigne tout à coup très rapidement dans le ciel.
Un peu plus :
Etymologie : Mercure est le Dieu romain du commerce et des voyageurs. Découverte : pendant l’Antiquité, grâce à son éclat qui peut être confondu avec une étoile. Signe particulier : le jour solaire sur Mercure dure 2 ans mercuriens ! La raison de cette Particularité ? Mercure pivote très lentement sur elle-même, d’où une valeur du jour solaire d’environ 6 mois terrestres.
Durée typique du voyage aller avec les techniques actuelles : 5 ans