L'Association sportive de Saint-Étienne Loire, (ASSE ou A.S. Saint-Étienne), est un club de football français, fondé en 1919. Les Verts évoluent en Ligue 1. Le club stéphanois, est présidé par deux Co-président Bernard Caïazzo et Roland Romeyer. L'équipe première est entrainée par Laurent Roussey .
Créé en 1933, le club atteint la première division à la saison 1937-1938. La couleur des maillots est verte depuis l'origine car c'est la couleur de la chaîne d'épicerie Casino à la base de la fondation du club. Les premières récompenses viennent couronner le club dès 1955 et celui ci reste le club phare des années 1960-70 remportant 10 titres de champion de France. C'est la grande époque des Verts.
Vient ensuite le temps des désillusions, marqué d'affaires d'argent (la fameuse caisse noire), de résultats décevants, et de l'affaire des faux passeports. Le club navigue alors entre la division 1 et la division 2 et ce malgré les indéfectibles supporters. Le club retrouve l'élite du championnat en 2004, mais sans retrouver pour autant la ligue des champions qui la rendue célèbre avec la fameuse histoire des "poteaux carrés".
07/04/19 : Naissance de la Fédération Français de Football Association (FFFA)
Juillet 1919 : Le Groupe Casino se lance dans le corporatisme comme beaucoup d'autres à l'époque (Peugeot -> FC Sochaux). Ainsi, une section sportive est crée au sein de l'Amicale des employés de la Société des magasins Casino (A.S.C.).
Juillet 1933 : L'A.S.S. devenue Association Sportive de Saint-Étienne se porte candidate à l'inscription en championnat professionnel. Leur modeste rang en championnat départemental va tout d'abord voir les « Verts » essuyer un refus au profit du Sporting Club de Saint-Étienne (32e de finaliste de la Coupe de France 1930, 31, 34 et 36) et alors en Division d'Honneur de la Ligue du Lyonnais. Le Sporting ne peut toutefois pas présenter toutes les garanties financières exigées, les Verts sont promus au statut professionnel en second choix. De plus, le championnat professionnel de première division affichant complet, le club est inscrit dans le tout nouveau championnat inter-régional (D2 de l'époque) qui est composé de 2 poules (Les verts rejoignent la poule sud).
En 1957, le club devient champion de France pour la première fois et fait ses premiers pas en coupe d'Europe en 1958 face aux Glasgow Rangers.
En 1961, Roger Rocher devient président. L'année suivante, le club remporte la Coupe de France, ce qui n'empêche pas l'ASSE de descendre en Deuxième Division.
Les Verts remontent aussitôt après une année de purgatoire. À noter, qu'ils sont accompagnés par un club qui n'est jamais redescendu à ca jour le FC Nantes. Dès l'année suivante (1964), L'ASSE remportent son second titre de champion de France en étant promu ! Bizarrement, c'est Nantes qui sera champion les 2 années suivantes, débutant ainsi une longue et belle rivalité entre les deux clubs.
Entre 1967 et 1970, les Verts gagnent le Championnat tous les ans et remportent aussi deux Coupes de France (1968 et 1970). La belle série sera interrompue en 1971 après l'affaire Carnus-Bosquier.Ces 2 internationaux stéphanois s'étaient engagés, avant le fin de la saison, et pour la saison suivante, avec l, OM qui luttait avec l'ASSE pour le titre. Ce n'était pas du tout l'usage à l'époque même, si le nouveau contrat à temps changeait la donne. Cette affaire fit scandale et donna lieu a une joute médiatique épique entre, le fantasque présisent marseillais Marcel Leclerc et son homologue stéphanois Roger Rocher. Finalement, celui-ci décida la mise l'écart des 2 joueurs, contre l'avis de l'entraineur AlberT Batteux. Résultat, L'OM coiffait l'ASSE sur le fil, la privant ainsi de son 5ème titre consécutif. Carnus et Bosquier furent encore champions l'année suivante avec l'OM, pendant qu'Albert Batteux désabusé quittait le club et laissait sa place à un jeune entraineur qui arrêtait sa carrière de joueur pour la bonne cause et qui allait devenir un personnage emblématique du club, Robert Herbin.Une nouvelle page de l'histoire du club s'ouvait, la plus belle sans doute.
En 1974 la France compte 50 millions d'habitants. Bientôt, rares seront ceux qui ignoreront qui sont "Les Verts" et où se trouve Saint Etienne. Pourtant, en dehors de l'hexagone, les Foreziens n'ont guère brillé sur la scène européenne. Il y eu bien cet exploit en 1969, au cours d'une soirée mémorable, la première à Geoffroy Guichard, durant laquelle le déjà grand Bayern de Munich fut sorti de la compétition par une belle équipe verte emmenée par un Keita des grands jours. Mais l'exploit restera sans suite et, au tour suivant, le présumé modeste Légia de Varsovie vint refroidir le public stéphanois.
Au début des années 1970, les français sont désabusé et résigné. Depuis l'épopée du Stade de Reims datant de la préhisoitre de la Coupe d'Europe, aucun club français n'a pu rivaliser avec les pays voisins. Tous ou presque avaient un jour connu leur heure de gloire : Espagnols, Portugais, Italiens, Anglais, Allemands ou même Hollandais et Belges. À tel point que passer un seul tour, pour un club français, était considéré comme une performance. Lorsqu'arrivait le printemps et les quarts de finales, nous regardions jouer les autres, assis devant la télévision. Personne ne s'en étonnait puisque l'équipe de France était logée à la même enseigne depuis la glorieuse coupe de Monde de 58 !
Cependant, malgré cette morosité ambiante, à St Étienne, 3 hommes oeuvraient pour que leur club atteignent les sommets. Le président Roger Rocher, secondé par Pierre Garronnaire, inventeur du métier de recruteur, et Robert Herbin jeune entraîneur, allaient donner à la France le club qu'elle attendait depuis 25 ans et mettre le football français sur le chemin du titre de champion du Monde obtenu 25 ans plus tard!
Ce n'était pas le résultat obtenu sur la pelouse grasse du stade d'Hadjuk Split en Yougoslavie, en cet après midi d'octobre, qui allait donner quelques illusions. Battu 4-1 l'ASSE avait reçu une belle leçon de Football. Pourtant, des illusions on en avait eues car cette année là car, le premier tour avait été franchi, contre le Sporting de Lisbonne, champion du Portugal, et ce n'était pas une formalité.
Après la déculottée yougoslave, la résignation était revenue, à tel point que la Télévision se désinteressa du match retour, et que les tribunes de Geoffroy Guichard n'étaient pas entièrement garnies.
Pourtant ce soir là, la France du football ébahie, apprendra à la radio, que St Étienne s'est qualifiée en battant les yougoslaves 5-1, après un match au sénario extraordinaire, dans un stade en délire. J'y étais, et j'ai vu dans les gradins, après le 5ème but, un monsieur embrasser ses voisins en pleurant de joie, c'était un marseillais !
Le grand Bayern se dressait à nouveau sur la route des nos glorieux Stéphanois, en route pour la finale. Cette fois Beckenbauer et ses coéquipiers firent valoir leur expérience, celle qui faisiant tant défaut au Football français. Après avoir obtenu le nul 0-0, sur la pelouse de Geoffroy Guichard encore enneigée, il s'imposérent logiquement en Allemagne 2-0. Mais cette fois l'histoire était en marche, un club Français en 1/2 finale de la coupe d'Europe, devenait le club de tout un pays devenu vert de fièvre !Cétait une équipe sans stars, composée de jeunes joueurs talentueux et besogneux, formés au club et qui surtout, véhiculaient les valeurs d'une ville encore noire: Travail, volonté, humilité et encore travail! A St Étienne celui qui ne mouillait pas le maillot était prié par le public, essentiellement composé d'ouvriers, d'aller travailler à la mine ! Ah ce public parlons en!
Est ce que la fièvre verte aurait existée sans lui? Surement pas !La France découvrit à quel point le peuple d'une ville, française, pouvait vivre une passion, pour son équipe de foot ! Ce que l'on croyait réservé aux autres, nos voisins, venait de naître chez nous, en France .Un public pouvait porter les siens vers la victoire, uniquement grâce à sa ferveur, sa passion et son dévouement. Chez nous aussi le football pouvait devenir une religion ! Et pourtant ! Ils étaient pour la plupart debouts, entassés, compressés même certains soirs, sur les gradins dits "populaires", dans un stade pas très confortable, souvent glacial et parfois même enfumé par les usines voisines. Une arène à l'anglaise d'ou rien ne pouvait s'échapper. 90 minutes de communion, d'intimité presque! A St Étienne on va "au stade", comme on va voir sa famille! Certains joueurs, bien qu'habitués à se produirent dans les plus grandes enceintes spotives du monde, ont avoué avoir été pétrifiés, tétanisés, mais aussi admiratifs, lorsqu'ils sortaient du tunnel. À cette époque, l'échauffement avait lieu sur le terrain annexe, d'où leur grande stupeur en pénétrant sur la pelouse ! Des tribunes montait une immense clameur, sourde et continue ! Un bruit indescriptible où se mélaient les cris, les chants, les exclamations, la colère ou la joie, et surtout, d'où résonnait souvent une phrase, une phrase devenue chant, devenue hymne, entonnée par 45000 inconditionnels et bientôit reprise par la France entière << ALLEZ LES VERTS >>.
En 1982, l'affaire de la « caisse noire » marque la fin du règne Roger Rocher à Saint-Étienne. Malgré son statut d'icône, l'homme à la pipe passe même plusieurs mois en prison... Depuis cette date, l'ASSE n'a plus goûté aux sommets du championnat de France. Aucun trophée majeur n'est venu enrichir la vitrine du club, celui-ci errant le plus souvent entre les profondeurs de la Première Division et même à l'étage inférieur. Grandeur et décadence. La demande est pourtant forte, et le club bénéficie depuis toujours d'un soutien indéfectible des Stéphanois. Malgré leur détermination à retrouver au plus vite le bout du tunnel, le club est sportivement devenu un poids mouche dans une compétition toutes catégories. Et nombre d'anciens reviennent mettre la main à la pâte, mais rien n'y fait.
Entre 1999 et 2001, les supporters espèrent un renouveau suite à une belle sixième place arrachée en Championnat mais une nouvelle affaire, celle dite des « Faux Passeports de l'ASSE » vient briser la dynamique positive qui semblait enfin s'être installée dans le club
Le 25 février 2007, l'équipe emmenée par Julien Sablé "écrit une toute petite ligne dans l'histoire du club", au dire de leur capitaine, en battant pour la première fois le PSG au Parc des Princes en première division (2 à 0, buts de Damien Perquis et d'Ilan).