A L'AUBE DU MYSTERE


En haut le Triangle au complet. En bas les Bahamas.

Comme introduction je citerai une remarque du Professeur Wayne Meshejian, physicien à Longwood Collège en Virginie. Avec ses assistants il dresse le relevé des photos de satellites et a remarqué que ces dits satellites mis sur orbite polaire par les soins de la N.O.A.A. (Nationale Océanographie and Atmosphère Administration) à une altitude de 1300 kilomètres ont fréquemment enregistré des défaillances "uniquement" au-dessus du Triangle des Bermudes. Sur deux films transmis par ces satellites, on relève souvent l'interruption des signaux enregistrés lorsque les engins porteurs entrent dans le secteur du triangle, de même que cessent momentanément les impulsions télémétriques et éléctroniques. Si l'on se réfère à l'opinion du Professeur Meshejian qui attribue ce phénomène à "une quelconque source d'énergie sous-marine" ou à un énorme champ magnétique capable d'éffacer les photos enregistrées sur le film, il est intêressant de noter que celui-ci n'intervient en rien dans la trajectoire orbitaire du satellite. Reprenons les propres termes du Professeur Meshejian "un champ magnétique suffisament puissant pour éffacer les rubans magnétiques affecte donc indéniablement le satellite mais sans le faire dévier de son orbite ; il nous faut donc évoquer une force dont nous ignorons tout". Les milieux gouvernementaux et scientifiques accusent volontiers le Professeur Meshejian de rechercher le sensationnel, mais il ne répondent toujours pas à la question pertinente posée par le Professeur : "Pourquoi ce phénomène ne se produit-il qu'au-dessus de cette partie du globe ?". Bien des abérrations de compas et d'instruments de bord aient été relevées sur des bâtiments de surface et des avions volants à basse altitude ou haute d'ailleurs, le fait que des satellites puissent être afféctés à 1300 kilomètres de la terre incite à se demander jusqu'à quelle distance le champ (ou voie ?) d'abérration peut s'étendre en altitude.

Christoph Colomb

 

 

 

Ses 4 voyages.

Un des premiers témoins des curieux phénomène de triangle, fut bien entendu Christoph Colomb, non seulement celui-ci remarqua les trainées phosphorescentes dans l'eau (les eaux blanches dont je reparlerai plus tard), mais aussi une chose qu'il décrivit comme "une chandelle ou une torche" vacillante et volante qui laissait un sillage d'étincelles et tourna autour de son bateau avant de s'abîmer dans la mer. Les premiers O.V.N.I. faisaient leurs apparitions...! Je vous rappelle qu'O.V.N.I. veut dire Objet Volant non identifié, donc pas nécessairement des petits hommes verts...! Les forces éléctromagnétiques existaient déjà à l'époque de Colomb. A la veille de ses mutines, son équipage sentit croître son inquiètude devant le comportement stupéfiant du compas qui accusa des girations complètes à la grande consternation de l'homme de barre. Certaines des expèriences ultèrieures de Christoph Colomb dans les limites du Triangle, auquel on n'avait pas encore accolé de nom, donnent à penser qu'elles anticipaient les phénomènes les plus frappants qui ont valu à la zone sa sinistre réputation.

Le récif Moselle où des défaillances de matériel ont été signalées. La partie sombre en haut de la photo délimite le bord abrupt d'un gouffre abyssal. Dans ces parages, un sommet acéré s'élève de 900 mètres depuis le fond mais sans parvenir à crever la surface.

En septembre 1494, il observa les évolutions d'un monstre marin au large d'Hispaniola (Haïti - Saint Domingue) et, selon la coutume du temps, il interpréta cette présence en tant que signe avant coureur de tempête, ce qui l'incita à prendre toutes les précautions voulues. En juin 1494, un curieux "tourbillon de vent" envoya 3 de ses bateaux par le fond après les avoir "fait tourner comme une toupie à 3 ou 4 reprises..., sans orage ni mauvaise mer". En mai 1502, Colomb, lors d'une autre expédition et prévoyant une tempête, demanda l'autorisation au gouverneur d'Hispaniola de mouiller ses 4 caravelles dans le port de Saint Domingue et, simultanément, mit en garde le gouverneur Bobadilla, lui conseillant de surseoir à l'ordre de départ de 30 galions chargés d'or et d'argent à destination de l'Espagne. Le gouverneur ne tint pas compte de cette recommandation et, peu après, perdit 26 bateaux dans une tempête violente et soudaine qui, d'après les témoins, ressemblait étrangement à une bataille navale - "canonnade soutenue durant laquelle l'air empestait la poudre". Par bonheur (ou par malheur) pour Colomb, le seul bateau qui parvint en Espagne était porteur de son trésor personnel, coïncidence qui ne contribua certes pas à asseoir sa position à la cour.

3 manières de couler.

Six mois plus tard, 16 galions disparurent aussi dans une tempête subite, également caractèrisée par ce que nous qualifierons aujourd'hui d'extraordinaires manifestations éléctromagnétiques. Colomb, sans doute grâce à ses dons de navigateur, évita d'être victime des étranges tempêtes sévissantes dans cette zone. A une occasion, lorsqu'une trombe d'eau gigantesque se forma entre deux de ses navires, Colomb fit réciter à ses marins l'Evangile selon Saint Jean et les obligea à continuer jusqu'à ce que la colonne d'eau fût résorbée. Pourtant , les bateaux espagnols chargés de trésors qui sombrèrent à la suite des tempêtes subites et, ultèrieurement les galions envoyés par le fond à la suite des attaques de pirates qui se poursuivirent durant plusieurs siècles, ont laissés des épaves sur les plages des Iles et sur les côtes des colonies espagnoles, qui comprenaient notamment la Floride, la Georgie et les deux Carolines. L'absence de moyens de transmissions éfficaces à cette époque ne permet pas de qualifier de "disparus" les bateaux ayant sombrés dans le triangle à la suite des causes autres que les activités des pirates ou des orages soudains.

Eau blanche luminescente photographiée d'un avion près d'Andros. Certains pilotes amérrirent sur cette "eau blanche". L'analyse d'un prélèvement révèle une concentration de souffre et des traces de lithium.

Cependant, les légendes de la mer ne tardèrent pas à évoquer la disparition de galions et de vaisseaux de guerre et à l'attribuer à des causes mystèrieuses auxquelles s'ajoutaient les apparitions de "vaisseaux fantômes" à la dérive, généralement dans la mer des Sargasses, laquelle forme la partie orientale du Triangle. L'extrémité septentrionale du présumé Triangle, les Bermudes, découvertes en 1515, ne tarda pas à se signaler par une sinistre renommée en raison des disparitions inexpliquées de certains vaisseaux. L'une des premières allusions aux Bermudes et au mystère entourant la perte de ces bateaux a trait à une chaloupe ayant recueilli les survivants du naufrage de la "Sea Venture", qui sombra au large de l'archipel en 1609 alors qu'elle ralliait les nouvelles colonies américaines.

 

Orage magnétique et Nuage éléctronique

La chaloupe et son équipage de 7 hommes s'évaporèrent en mer et ils ne furent jamais revus par les autres rescapés qui construisirent un nouveau canot afin de finir les Bermudes qu'ils décrivirent comme une île terrible pour ceux qui y attèrrissaient, opinion qui contrasta singulièrement avec l'idée actuelle que nous avons de cette île enchanteresse. Plus près de nous, Charles Lindbergh eut affaire aussi aux curieuses anomalies des instruments de bord et des compas dans cette zone. Lors d'un vol du "Spirit of Saint Louis" de La Havane au continent le 13 février 1928, il écrivit dans son livre de bord : "Les deux compas ont accusé des défaillances au-dessus du détroit de Floride, en pleine nuit. L'aiguille indiquant la terre oscillait d'avant en arrière ; la rose des vents du compas tournayait sans interruption. L'épais brouillard m'empêchait de ma guider sur les étoiles. A l'aube, je parvenais enfin à établir ma position, au-dessus des Bahamas, à près de 300 miles hors de ma route. La rose des vents continua sa folle rotation jusqu'à ce que le "Spirit of Saint louis" ait atteint la côte de Floride."

Vague "Scélérate". Creux des plus dangereux.

Un autre aspect curieux de disparitions de bateaux dans le triangle est le fait qu'un nombre négligeable de ceux-ci aient lancé - ou aient été en mesure de lancer - des S.O.S.. on comprendrait plus aisément qu'une explosion à bord d'un avion ne permette pas d'envoyer un message, par contre les bateaux-citernes qui sillonent l'océan devraient avoir toutes les possibilités de lancer les leurs, fait amplement prouvé lors d'attaques soudaines de la part de sous-marins ou de torpillages pendant la guerre. On est amené à conclure qu'il est hautement improbable qu'un aussi grand nombre de disparitions enregistrées aient pu intervenir sans qu'un S.O.S. ait été lancé par le navire et, dans une moindre mesure, par l'avion. L'incident souvent mentionné de la disparition d'un moyen de transport après que celui-ci eut envoyé un message de routine a fortement contribué à faire admettre qu'il existe un mystère déroutant et menacant dans cette zone. On est enclin à conclure que la soudaineté de l'évenement n'a pas permis à l'avion ou au bateau de lancer le moindre appel à l'aide.

3 Trombes marines

Les rares messages qui ont été reçus sont si insolites qu'ils ont été écartés. Bien entendu, une autre possibilité demeure, celle où une interférence subite rendrait les communications radio impossibles ou inopérantes, caractèristiques qui a été observée sur des avions ou des bateaux ayant enregistré d'autres éléments d'abérration magnétique et éléctronique, survenus sporadiquement dans le triangle. Le personnel naviguant a relevé des défaillances d'instruments, le tournoiement de la rose des vents, la perte de contrôle du moyen de transport, des pannes d'éléctricité, un brouillard blanchâtre ou luminescent, mais, en dépit de ces perturbations, les équipages n'en ont pas moins eu la possibilité de quitter la zone en question et, ultèrieurement, de reprendre le contrôle des commandes. Si ces coupures radio et ces défaillances des instruments de bord et des compas se produisqient dans un seul secteur du triangle, on pourrait en conclure qu'une source de forces magnétiques d'une ampleur considérable est située en un lieu spécifique du fond marin, comme on en a noté la présence sur terre et sous la mer en divers points du globe. Mais dans les eaux incertaines du triangle, la zone d'anomalies semble se manifester dans divers secteurs et à différents moments - facteur qui pourrait bien être l'une des clefs permettant d'élucider le mystère du triangle....

Rafale descendante.

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