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AFFAIRE DANY LEPRINCE

  

DANY LEPRINCE...
L'HISTOIRE D'UNE JUSTICE...AVEUGLE !


20/04/2012

La justice a levé ce jeudi la peine de sûreté de 22 ans qui accompagnait la condamnation à perpétuité de Dany Leprince. Il a été condamné pour le quadruple meurtre de la famille de son frère, un crime qu'il a toujours nié. 

AFP/Eric Feferberg

Un grand pas vers la liberté. La justice a levé jeudi la peine de sûreté de 22 ans de Dany Leprince, qui accompagnait sa condamnation à perpétuité, pour un quadruple meurtre familial qu'il a toujours nié. "Le tribunal a fait droit à la demande de relèvement de la période de sûreté", a indiqué une source judiciaire, confirmant une information du quotidien Le Monde publiée sur son site internet vendredi.  

Dany Leprince restera incarcéré à Melun, lui qui a déjà passé plus de 17 ans en détention. Il devra attendre l'examen de sa demande de libération conditionnelle prévu au mois de septembre. "La suppression de la peine de sûreté dans son intégralité rend recevable sa demande de libération conditionnelle. Mais attention, cela ne veut pas dire qu'elle lui sera nécessairement accordée", a tempéré son avocat, Me Yves Baudelot.  

S'il salue une "très, très bonne décision" judiciaire, l'avocat préfère ne pas se réjouir trop vite, "tant que Dany Leprince n'est pas dehors et tant que son innocence n'est pas reconnue". "Car son vrai combat reste la reconnaissance judiciaire de son innocence", insiste-t-il. 

Condamné pour un quadruple meurtre

En 1997, Dany Leprince avait été jugé coupable des meurtres de son frère, de sa belle-soeur et de deux nièces de 7 et 10 ans, tués à coups de hachoir, et retrouvés dans la maison familiale de Thorigné-sur-Dué (Sarthe). Accusé par sa femme et sa fille dans des versions qui ont varié, Dany Leprince avait avoué en garde à vue le seul meurtre de son frère, avant de se rétracter et il a, depuis, toujours clamé son innocence.  

Le journaliste du Monde Franck Johannès, auteur d'un livre très documenté sur l'affaire intitulé "Le couteau jaune", résume ainsi toutes les faiblesses de l'accusation dans son dernier article: "Le mobile du crime est incertain, l'horaire douteux et l'arme discutable; les gendarmes n'ont pas pu produire une seule preuve matérielle contre lui, et il n'avait pas une goutte de sang sur lui après l'horrible massacre".  

Le tribunal de Melun ne s'est, bien sûr, pas prononcé sur sa culpabilité ou son innocence, n'étant pas compétent pour le faire. "Le tribunal reconnaît que certes, il combat pour faire reconnaître son innocence, mais le fait toujours dans le respect des règles judiciaires", y compris en ayant fait une grève de la nudité dans sa cellule, a relevé l'avocat. "Ce qui est dit dans le jugement, c'est qu'il a un 'comportement exemplaire' depuis plus de 16 ans en détention", qu'il a "toujours travaillé et que son travail a été apprécié", a-t-il ajouté.  

Selon Me Baudelot, le TAP de Melun souligne que Dany Leprince a donné "des gages sérieux de réinsertion sociale": pendant sa suspension de peine de huit mois, il a vécu avec son épouse (connue durant sa détention) et travaillé pour une association qui souhaite l'embaucher à sa sortie de prison. La justice lui sait gré, enfin, de ne pas jamais être tombé "dans le vedettariat et la victimisation". Depuis un an, les mauvaises nouvelles s'accumulaient pourtant pour Dany Leprince. En avril 2011, la Cour de révision avait rejeté la requête en révision contre sa condamnation. Elle considérait qu'il n'existait "aucun fait nouveau ou élément inconnu de la juridiction au jour du procès de nature à faire naître un doute sur la culpabilité de Dany Leprince". 

En septembre 2011, Nicolas Sarkozy lui avait refusé la grâce présidentielle. "Il aurait bien mérité d'être rejugé", avait alors estimé la présidente de la Commission de révision. Enfin, en mars 2012, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) avait jugé irrecevable le recours de Dany Leprince qui contestait le refus par la justice française de réviser son procès.

L'EXPRESS

"J'AI PEUT-ËTRE TUE QUELQU'UN. JE REGRETTE D'AVOIR ACCUSE MON MARI !". PROPOS DE MARTINE COMPAIN RECCUEILLIS LORS D'UNE EXPERTISE MEDICO-PSYCHOLOGIQUE ORDONNEE PAR LE RAPPORTEUR DE LA COMMISSION DES REVISIONS DU 22 OCTOBRE 2008. PROPOS CONFIRMES (EN EXCLUANT TOUTE SIMULATION DE SA PART !) LE 26 OCTOBRE 2009 DEVANT CETTE MÊME COMMISSION DES REVISIONS !

03 Mai 2011 : Le parquet d'Angers devra se décider sur d'éventuelles suites  

Le parquet général d'Angers va devoir se prononcer sur d'éventuelles suites à donner à l'affaire Dany Leprince, dont la condamnation à perpétuité pour un quadruple meurtre a été confirmée début avril par la Cour de révision, a-t-on appris ce mardi auprès du ministère de la Justice.

«Les éléments qui ont été reçus à la Chancellerie ont été transmis au parquet général d'Angers, auquel il appartient ensuite de prendre une décision sur une éventuelle reprise de l'action publique», a indiqué à l'AFP la Chancellerie, confirmant une information du Parisien. «C'est au parquet général d'apprécier les suites à donner au dossier», a-t-on ajouté de même source.

Une demande de grâce présidentielle en préparation Le 6 avril, la requête en révision de Dany Leprince, condamné à perpétuité en 1997 pour les meurtres de son frère, de sa belle-soeur et de deux de ses nièces, commis en 1994 à Thorigné-sur-Dué (Sarthe), avait été rejetée.

La Cour de révision avait ordonné son retour en prison. «Le parquet général de la Cour de cassation a transmis "à toutes fins" à la Chancellerie la décision de la Cour de révision», avait alors annoncé une source judiciaire.

L'avocat de Dany Leprince, Me Yves Baudelot, qui espérait une nouvelle enquête du parquet, avait aussi indiqué qu'il préparait une demande de grâce de son client auprès du président de la République et qu'il allait s'efforcer de faire réduire la période de sûreté de 22 ans qui lui avait été imposée. Il avait également fait savoir qu'il allait étudier la possibilité d'un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH)

 

26 AVRIL 2011 - L’avocat de Dany fait une demande de grâce à Nicolas Sarkozy

 

L’avocat de Dany Leprince, Me Yves Baudelot, va déposer aujourd’hui une demande de grâce de son client, condamné à perpétuité pour un quadruple meurtre commis en 1994 dans la Sarthe et dont la requête en révision a été rejetée début avril.

Cette demande va être amenée « par porteur » dans la journée au président de la République Nicolas Sarkozy, ainsi qu’à la Direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice, a précisé Me Yves Baudelot.

Elle souligne la « cruauté » de la situation de Dany Leprince. Après 16 années de détention, il était sorti de prison le 8 juillet 2010 sur décision de la commission de révision, qui avait relevé de nombreuses failles dans l’enquête ayant mené à sa condamnation, mais il y est retourné le 6 avril, après la décision de la cour de révision.

Cette demande souligne aussi une « incohérence » de ces décisions et une « injustice » dont Dany Leprince est victime, a ajouté Me Baudelot : « Comment deux formations d’une même juridiction peuvent-elles décider exactement le contraire, à neuf mois d’intervalle ? », s’est-il indigné. « La grâce est là pour réparer les dysfonctionnements de la justice », a-t-il ajouté.

Le Maine Libre

Le 06 avril 2011, Dany Leprince retourne en prison ! Stupeur...
Lire le rejet de la Cour des Révisions :
ici
: www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/chambre_criminelle_578/6_avril_19632.html

Pétition pour DANY LEPRINCE
petition

Le 17 mars 2011 le Parquet général a statué :

Le parquet général n’a pas pris de gants, jeudi 17 mars, pour dire ce qu’il pensait des incroyables errements de l’enquête sur Dany Leprince. Il a réclamé l’annulation de sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, le renvoi devant une nouvelle cour d’assises et demandé une longue série de nouvelles investigations.

Il a surtout réclamé la réouverture de l’action publique - il a vérifié, la prescription n’est pas acquise - ce qui promet des moments difficiles pour Martine Compain, l’ancienne épouse du condamné, sur qui pèsent de lourds soupçons. La Cour de révision, qui n’a cassé que huit condamnations depuis 1945, rendra sa décision le 6 avril.

Claude Mathon, avocat général à la Cour de cassation, connaît bien le dossier. Voici deux ans qu’il représente le parquet dans le dossier Leprince, il était présent lors des principales auditions conduites par Martine Anzani, la présidente de la commission de révision des condamnations pénales, et a lu « page par page » les neuf tomes du dossier.

Quatre personnes littéralement hachées

Il a patiemment écouté le limpide rappel des faits du conseiller Jean-Yves Montfort : Dany Leprince a été condamné le 16 décembre 1997 à la perpétuité assortie de vingt-deux ans de sûreté pour le quadruple meurtre le 4 septembre 1994 de son frère Christian, 34 ans, sa femme Brigitte, 36 ans et ses nièces, Sandra, 10 ans et Audrey, 6 ans, à Thorigné-sur-Dué, dans la Sarthe. Ils ont été littéralement hachés avec, probablement, une feuille de boucher, et à coups de couteaux. Seule la petite Solène, deux ans, a été découverte indemne dans sa chambre.

Aucune preuve matérielle n’établit la culpabilité de Dany Leprince, il a en revanche été accusé par sa femme Martine et sa fille Célia, et il a avoué en garde à vue avoir tué son frère avant de se rétracter. Reste que les zones d’ombre étaient si nombreuses que la commission de révision, saisie en 2005, a renvoyé le 1er juillet 2010 le dossier devant la Cour et libéré Dany Leprince en attendant, cas unique dans les annales judiciaires.

La preuve de son innocence

Me Yves Baudelot, son avocat, a longuement détaillé jeudi les incohérences du dossier, souligné les faits nouveaux, notamment les horaires sur l’heure du crime.« Ces éléments complètement inconnus de la cour d’assises apportent la démonstration que Dany Leprince ne pouvait pas être sur les lieux du crime au moment où son épouse Martine l’a dit, a conclu l’avocat. Ils font plus qu’apporter un doute, ils apportent la preuve de son innocence ».

L’avocat général n’a pas été aussi loin, mais il est clair qu’il n’est pas loin de partager ce point de vue. Il a commencé par tempêter contre « les contre-vérités » de l’acte d’accusation qui a renvoyé en 1997 Leprince aux assises. « En tous cas, il est constant que Dany Leprince a reconnu les meurtres de son frère Christian, de sa belle-sœur Brigitte, et de ses deux nièces Sandra et Audry », notait la cour d’appel d’Angers. Or Dany Leprince n’a reconnu que le seul meurtre de son frère. « J’ai honte ! s’est exclamé l’avocat général. Les jurés n’ont pu qu’être convaincus par ce qu’ils entendaient, c’est ce qu’on leur a lu à l’audience ! »

L’inadmissible destruction des scellés

Il a ensuite frotté les oreilles du procureur du Mans de l’époque, Jean-Claude Thin, qui a suivi toute l’affaire, requis à la cour d’assises… et détruit tous les scellés en janvier 2001, quatre ans après la décision de la cour d’assises. C’est totalement légal, mais le procureur ne pouvait ignorer que cela rendrait difficile toute contre-enquête, alors que les doutes sur l’affaire Leprince étaient déjà nombreux. « Il est inadmissible que ces scellés aient été détruits, a dit Claude Mathon. Quand de telles anomalies sont constatées dans une procédure, les éléments nouveaux devront être accueillis avec beaucoup plus de compréhension ».

Ces « éléments nouveaux » - des « faits nouveaux » ne sont pas indispensables -« forment un tout, assure l’avocat général, et il ne faut pas les affaiblir en les examinant isolément ». Il a, comme la commission de révision, écarté plusieurs arguments de la défense. Sur la double vie supposée de Martine, « il n’est pas utile de perdre son temps avec ses amants, a assuré Claude Mathon, il y en a beaucoup trop pour que ce soit crédible ».mathon.1300375606.jpg Le « délire alcoolique » du témoin qui aurait tout entendu caché dans le grenier est lui aussi repoussé. « Mais il a révélé l’existence d’un escalier amovible dans le garage que quatre gendarmes n’avaient pas vu. On tombe des nues ! Et ils n’avaient pas découvert qu’il y avait une cave dans la maison ! Qu’est-ce que c’est que cette enquête ? »

L’avocat général a aussi écarté deux autres témoignages, dont l’un, selon lui,« fabriqué douze ans après, pour les besoins de la cause », mais juge que le couteau, marqué Leprince, retrouvé en 1999 dans une carrière est « un véritable fait nouveau ». « Il a échappé au massacre des scellés, grince Claude Mathon, mais en revanche on a perdu la procédure au parquet ». Il estime que ce couteau, qui a pu appartenir à Martine, « peut encore parler » et le rapproche d’un couteau jaune, découvert dans un tiroir de la jeune femme sur lequel on a retrouvé des traces d’ADN pouvant correspondre à celles d’Audrey, l’une des victimes.

La légèreté des légistes

Il a enfin regretté la légèreté des légistes, qui ont fixé l’heure du crime entre 20 heures et 23 heures, puis entre 21 h 30 et 23 heures. « Quand on voit leur rapport d’autopsie, on a un peu l’impression qu’ils modifient leurs constatations en fonction de ce qu’on leur demande, gronde le magistrat, tout cela ne me paraît pas très scientifique ». Ils ne disent rien de la température des lieux quand ils mesurent celle des corps, ne l’analyse pas en fonction du poids des victimes, ne disent rien de la cyanose des doigts ou de la rigidité cadavérique - « et il n’y a rien, évidemment, sur le contenu gastrique », un élément assez sûr pour dater la mort lorsqu’on connaît l’heure du repas.

Claude Mathon est enfin « resté pantois » et « est tombé des nues » en découvrant les étranges relations du directeur d’enquête de la gendarmerie, le major Daniel Monnier, avec Martine et ses parents, à qui il rendait visite le soir et de menus services à l’occasion.  Le magistrat n’est pas moins stupéfié par les rencontres quotidiennes de l’enquêteur avec la nounou de la petite Solène, témoin important de l’affaire, avec qui il est même parti en vacances.

Où est l’impartialité de la justice ?

Enfin un jeune magistrat était en stage le jour même où la juge d’instruction Céline Brunetière a été chargée du dossier. Or le jeune homme avait été quasiment élevé pendant cinq ans par Martine Compain, qui était d’ailleurs à son mariage. « Rien n’apparaît en procédure, tonne l’avocat général. Il fallait l’écarter, non seulement du dossier, mais du cabinet, voire de la juridiction ! Non seulement on ne le fait pas, mais la juge lui dit de prévenir sa mère que Martine devrait prendre un avocat ! Ce n’est pas sérieux. Je pense que c’est un fait nouveau, d’une extrême importance. Où est l’impartialité de la justice ? Que voulez-vous que Dany Leprince pense de cela ? »

Force est cependant de constater que la plupart des soupçons tournent autour de Martine. « Je suis extrêmement gêné, a dit Claude Mathon. On n’est pas là pour faire le procès de Martine Compain. Elle est privée de tout moyen de défense ». Reste que les experts ont jugé que ses trous de mémoires étaient simulés, et elle leur a même dit « Je me demande si je n’ai pas fait quelque chose ; j’ai peut-être tué quelqu’un ; je l’ai dit à mon avocate ».

« Si l’on soupèse les charges qui pèsent contre Dany Leprince et les éléments qui peuvent être retenus contre Martine Compain, on s’aperçoit de quoi ? a résumé l’avocat général. Pour lui la réclusion criminelle à perpétuité, pour elle, être interrogée comme simple témoin. Pourquoi Martine n’a pas été mise en examen, c’est incompréhensible. Et puis on comprend, à la vue des éléments nouveaux ».

Seize ans d’enfer

Dany Leprince, lui s’est contenté de quelques mots. « Je suis innocent, je pense à  ma famille. J’ai vécu 16 ans d’enfer sans jamais désespérer, j’ai toujours eu confiance en la justice de mon pays. Je souhaiterais que soit mis un terme à ce calvaire qui perdure pour vivre normalement ».

 

Franck Johannès pour Le Monde


La Révision a été accordée et Dany Leprince voit sa peine suspendue ! Il a été libéré le 8 juillet 2010...

 

Un conseil : mettez du son !

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A Thorigné-sur-Dué, le rêve d'être n'est plus permis. Cela fait quinze ans que les habitants cherchent à comprendre ce qui s'est passé ce 4 septembre 1994. Quinze ans que je me morphonds en sachant qu'un innocent est en prison. Quinze ans que je me morphonds en sachant que les véritables coupables rient encore au nez d'une justice qu'ils ont su "détourner" ! On croyait que dans cette Sarthe la rillette était devenue la seule vraie légende de la France, Dany Leprince en est devenu la deuxième !



 

Les victimes. En haut Christian et Brigitte. En bas Sandra 10 ans et Audrey 6 ans.



Solène la miraculée.

 

Ce soir-là, la nuit tombe à 20h44, j'ai vérifié auprès de Météo-France afin qu'il n'y ait pas de confusion. Christian Leprince, sa femme Brigitte et deux de leurs filles, Sandra, 10 ans, et Audrey, 6 ans, sont sauvagement massacrés dans leur maison. Les assassins se sont acharnés sur les corps. Muni d’une feuille de boucher, un instrument qui sert à démembrer les bêtes et que la plupart des familles possèdent ici, ils ont asséné pas moins de cinquante-six blessures au total. Audrey, la plus jeune, a été frappée dans la salle de bains. On retrouvera une entaille contre la machine à laver voir photo plus bas), témoin de la violence et de la hargne des coups. Brigitte, l’épouse, mangeait un yaourt quand l’assassin l’a assaillie. (Ici extrait autopsie)



Elle s’est défendue avec un tisonnier, et en tentant de fuir elle perdra ses chaussons. Elle sera achevée dans la cuisine. La large flaque de sang retrouvée près de la boîte aux lettres témoigne aussi que Christian, le mari de Brigitte a été tué dehors, sur le chemin et son corps a été traîné jusqu’à l’entrée de la salle à manger et jeté sur celui de sa fille aînée, Sandra. On retrouvera également, par terre, son blouson et un paquet de cigarettes de marque Gauloise. Il est défiguré « comme si un chien l’avait attaqué » dira un enquêteur. Certaines des victimes pour se défendre se protégeront de leurs mains, perdant de ce fait des doigts ! Seule survivante de ce terrible massacre, les secours découvrent Solène, 2 ans, indemne. Pourquoi avoir épargné la petite fille ? Seuls les assassins pourraient nous répondre...




L'Imbaudière, ferme de Dany et Martine.

Dans le village personne ne veut oublier, comme l'atteste le nombre d'habitants venus dans la salle de Thorigné assister à la retransmission de l'émission de Canal + "Lundi Investigation". Dany Leprince, frère aîné de Christian, purge sa peine à Poissy (78). Mais, dès la fin du procès, les journaux et autres médias, ont souligné les incohérences des témoignages, le manque de preuves matérielles, contre un homme qui a avoué en garde à vue, à la 46° heure le meurtre de son frère mais n’a jamais avoué les autres meurtres. En entendant les cris qu'il croyait être ceux de sa fille Célia, elle aussi en garde à vue, Dany craqua. Un gendarme lui dira : "Tu entends ta fille à côté comment elle hurle...allez avoue ! Ta femme nous a dis la vérité...!" Bien sur il se rétracta presque immédiatement. Mais quand le glaive de la justice pend au-dessus de votre tête, le moindre aveu est synonyme de guillotine !



Empreinte de Brigitte retrouvée sur la porte de sa chambre.

Un comité de soutien dirigé par Roland Agret et, à l'époque, Roger-Marc Moreau a mené une contre-enquête. Ses résultats ont permis il y a trois ans d’obtenir l’ouverture d’un complément d’information. Trois ans après toujours aucun résultat ne nous est parvenu. C'est long...la justice est longue ce n'est un secret pour personne. Surtout pour les prisonniers clamant leur innocence. Dany attend...encore et toujours !



L'arme "présumée" du crime.

Alors Dany s'est mit nu dans sa cellule pour protester de son innocence. Privé de parloir et de promenade, condamné en 1997 à la perpétuité assortie d’une peine incompressible de vingt ans, il a pourtant obtenu le droit exceptionnel de sortir pour quelques heures afin de se recueillir sur la dépouille de sa mère. Car Renée Leprince a craqué, rongée par la culpabilité. Elle a perdu deux fils ce soir maudit, une belle-fille ce soir tragique, et deux petites-filles ce soir dramatique. Elle a surtout cru, que son Dany, le fils préféré, était coupable et a d’abord témoigné en ce sens, avant de se rétracter. Enfin, en 2006, elle a cru qu’on allait démontrer son innocence. Le 15 juin 2007, à bout de forces et d’espoir, Renée Leprince s’est pendue. Une victime de plus dans cette tourmente !



Martine le 5 septembre 1994. Etrange façon de se recueillir auprès de sa famille...!

Pour démentir les propos de certains médias et autres allégations de certains juges d'instruction, Dany ne jalousait pas son frère. Au contraire. Des amis de la famille affirmeront que les deux frères étaient soudés. Qu'aucun d'eux n'avait de problème d'argent même si l'un réussissait mieux sa vie que l'autre. Christian avait quelques dettes, mais qui n'en a pas ? Peu importe, l'argent n'a pas d'odeur. Sauf pour cette justice à qui il faudra un mobile ! Par contre, Martine Compain l'ex-femme de Dany détestait sa belle-soeur et l'avait déjà menacé de mort ! De cela, la justice se foutra !



La boîte aux lettres.

Au lieu dit l’Epinay d’en Bas, de nouvelles maisons se sont construites. En hommage à Christian Leprince la carrosserie porte toujours son nom.

A l’époque, on ne comptait que trois maisons. Tout au bout du chemin qui part de la route principale, la résidence secondaire des Godefroy. Au plus près de cette même route, la maison de Christian Leprince et, juste derrière elle, celle de son frère Dany. Ce terrain appartenait aux parents Leprince : Robert, patriarche déchu moralement, et Renée, que Dany dans ses dépositions appellera, non sans tendresse, "la tour de contrôle". Pour aider leurs fils à s’installer, ils leur ont donné ces deux parcelles, croyant bien faire. Dany en premier fait construire la Groie, en 1982, avec sa femme Martine. Puis, en 1983, c’est Christian et son épouse Brigitte qui s’installent dans leur nouveau pavillon, en tout point identique.



Le coup sur la machine à laver que porta l'un des assassins.

Les enfants des deux couples se voient quasiment tous les jours. Une haie les sépare. Car Dany, comme son frère, a trois filles : Célia, née en 1978, Marion, en 1984, et enfin Pauline, en 1989. Les parents, eux, c’est une autre affaire. « Même pour prendre le café, les deux femmes se téléphonent » , avoue Dany aux gendarmes. Il est vrai que les deux frères n’ont guère le temps : ils travaillent comme des fous. L’aîné cumule deux emplois : la nuit, il est chef d’équipe à la Socopa et fabrique des steaks hachés. La presse fera ses choux gras de cette activité : Dany le boucher ! Pourtant, il n’a rien d’un boucher. D'ailleurs, il travaille sur des machines et de la viande désossée ainsi qu'à l'emballage des produits. Il ne sait pas manier la feuille et laisse à Martine le soin de tuer les porcelets, car il « n’aime pas le sang » . Le jour, Dany travaille sur l’exploitation agricole, qui est au nom de sa femme : 100 hectares de polyculture et un élevage de taurillons et de cochons. Dany fait les trente-cinq heures comme tout le monde, mais en deux jours !



Cliquez sur la photo pour vous apercevoir que Martine sourit au journaliste. Une journée qui se veut de deuil !



Plan du lieu où Christian se fit assassiner.


Brigitte travaille à la poste de Thorigné. Christian, lui, est carrossier et il connaît son métier sur le bout des doigts. On lui apporte de Paris des voitures à retaper. L’entreprise est prospère, le carnet de commandes déborde : Christian embauche et investit. Il est suffisamment à l’aise pour partir en vacances, offrir à sa femme une Triumph décapotable et faire agrandir sa maison : Des Velux sont posés sur le toit. Martine, dit-on, en est incommodée. Le soleil reflète dedans et cela gêne madame ! Ces deux maisons, dont l’une s’embellit et tourne le dos à l’autre, alimenteront un fantasme : la jalousie !



En bas la maison de Dany. En haut celle de Christian.

Dany Leprince a-t-il voulu emprunter 20 000 francs supplémentaires à Christian, comme il le dira pendant sa garde à vue et, devant son refus, a-t-il brandi la feuille qu’il cachait dans son dos, sans qu’on comprenne vraiment, dans ses aveux, où et quand il a pu se la procurer ? Certainement pas ! Restent les faits. Ils sont pratiquemment inexistants. Dany devait déjà de l’argent à son frère. Une reconnaissance de dette de 10 000 francs datant de 1986 sera retrouvée bien en évidence sur le secrétaire des victimes. Preuve de sa culpabilité ou preuve d’une machination, comme l’affirment les amis et la famille de Dany Leprince ? J'opte pour la deuxième raison...car si Dany avait été l'auteur des crimes, il est d'une évidence implacable qu'il n'aurait jamais laissé cette reconnaissance à la vue de tout le monde. Cela coule de source !



Pendant que Dany est dépité, Martine lave du linge...Faut bien s'occuper !

N'oublions pas que les auteurs ont eut toute la nuit pour échaffauder un scénario. Et même plus : Nelly Hatton la nourrice de Solène, téléphonera le matin du lundi 5 ne voyant pas Brigitte ou Christian lui amener la petite. Entre 8h30 et 9h, par période, le téléphone sonnait occupé. De ce fait, Nelly Hatton se rendra chez Christian une première fois et vit la porte-fenêtre ouverte. Quand elle revint la deuxième fois elle était fermée. Preuves que quelqu'un se trouvait sur les lieux ! Et ce n'était pas Dany puisqu'il travaillait ! Pourquoi Brunetière ne demanda jamais à Dany quel était le nom de ses ou son complice ? 14 années après, je me pose encore la question !



Nelly Hatton



Sur cette photo prise le 05 septembre 1994, on remarque encore les traces sur le gravier du corps de Christian traîné par l'un des auteurs des assassinats (maison du haut).

Sans cette reconnaissance de dettes, Dany aurait accompli un crime parfait. Sur les vêtements qu’il portait ce jour-là, pas une trace de sang sauf une trace de rouille témoin du "portage" de la gazinière des Malherbe. C'est chez ces mêmes amis qu'il finira sa journée de travail en buvant un apéritif avant de rentrer chez lui. Sur la scène de crime, aucune trace de son passage : pas une empreinte, pas une molécule de son ADN. Pourtant, les indices sont nombreux. Comme cette empreinte de semelle qui ne correspond ni à celles des victimes ni à celles de Dany, retrouvées en divers endroits. Cette empreinte est de taille 41. Dany chausse du 46 ! Elle n’a jamais pu être identifiée. Sur un couteau, l’ADN d’une des fillettes est découvert à côté d’un autre ADN inconnu et féminin. Enfin, un troisième ADN indéterminé, masculin cette fois, a été relevé. Ce n’est ni celui de Dany ni celui de Christian. Alors à qui ? Dany était encore plus fort qu'on ne le crût : il ramena un ADN inconnu sur le lieu des crimes !



Renée Leprince.

Donc, ce dimanche soir, Dany Leprince affirme avec constance avoir pris l’apéritif en compagnie de six personnes, les Malherbe cité plus haut, puis être rentré chez lui à 21 h 20. Là, il découvre Martine figée devant la télévision, « la nuque raide » et les cheveux mouillés . Il mange seul le repas qui l’attend sur la table. Elle ne répond à aucune de ses questions. Puis il part se coucher. Il est certain d’avoir éteint la lumière à 21 h 54 précisément. Une version qui suppose que les meurtres ont eu lieu avant son arrivée, aux alentours de 21 heures. Or les légistes estiment l’heure de la mort entre 21 h 30 et 22 heures, alors que dans un premier temps il l'avaient estimé entre 20h30 et 21h30. Mais Dany a cette heure-ci n'était pas rentré. Alors pour leur "thèse" ça ne collait pas ! Comment Dany aurait-il pu se trouver à deux endroits à la fois ? Alors il fallait changer les horaires !



Martine à l'Imbaudière pendant les investigations des gendarmes.

Pourtant, quatre des six personnes qui ont bu le coup avec Dany Leprince ce soir-là affirment qu’il est parti à 22 heures. Mais cette horaire peut être confus. En effet, Renée dira l'avoir entendu passé devant chez elle, donc en direction de chez lui, vers 21h35/40. Manque de repères ? Dans cette campagne nous ne sommes pas obligés de regarder l'heure à la montre. C'est l'instinct qui parle. Mais il y a tout de même une marge de 20 minutes...Cela pourrait avoir son importance. Mais lisez la suite...

Regardez cette photo :



Elle a été prise vers 20h50 le 7 septembre 1994 lorsque les Leprince ont tous été emmenés en garde à vue. On remarque que la nuit tombe. Le 4 septembre 1994 la nuit tombera (vérifié auprès de Météo-France) à 20h44 précise. Lors de la reconstitution des crimes le 12 avril 1995, Célia dira qu'il faisait moins nuit (la reconstitution a eut lieu à 23h15) lorsqu'elle vit son oncle se faire frapper ce 4 septembre. Qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire tout simplement que ce 4 septembre il ne faisait pas encore nuit noire. En sachant qu'à 21h30 l'obscurité était totale et que Renée entendra son fils rentré vers 21h35/40, Dany ne pouvait donc pas être rentré au moment où son frère fut assassiné ! Et même si Dany était rentré au moment où son frère se fait agresser, cela conforterait mes convictions que l'auteur du crime, voyant Dany arriver au loin, laisse le corps derrière le 3° thuya (puisqu'il est prouvé que le corps a stagné un moment à cet endroit au regard de la tâche de sang) en attendant que Dany rentre chez lui !

Dany Leprince est finalement reconnu coupable en décembre 1997 et porte seul le chapeau. A l’audience, il apparaît raide, indifférent et, pour tout dire, pas sympathique du tout. C’est un géant aux mains immenses, capables d’asséner de terribles coups. Ses copains le décrivent courageux, dur à la tâche, droit jusqu’à l’obstination. Un expert psychiatre verra donc en lui un « toxicomane du travail » , habité par des idées fixes, une personnalité « archaïque et prépsychotique » . C’est qu’une « personnalité » , pour cet expert, est « une dissertation » ! (Le Point)



Maison de Christian.



Sur cette photo, nous voyons l'emplacement de Célia tel qu'elle le dira à la juge d'instruction. Célia dit voir Chrstian sortir de chez lui poursuivi par son père. Ensuite elle verra Dany frapper son frère sur la terrasse de Christian. Nous pouvons nous apercevoir qu'il est totalement impossible de voir la terrasse d'ou elle se tient ! Elle ne peut voir cette scène UNIQUEMENT si elle se tient à l'emplacement de la croix rouge à gauche de la photo ! Pourquoi ce mensonge ? Et pourquoi Céline Brunetière ne relèvera pas cette incohérence ?



Sur cette autre photo, Célia se trouve au point 1. Martine au point 2. Il y a une quinzaine de mètres entre les deux. Pourtant Célia n'entendra jamais sa mère hurler "arrête, arrête" et ne la verra encore moins, alors qu'elles sont toutes les deux au même endroit et au même moment. La juge Brunetière n'en tiendra absolument pas compte ! Cherchez l'erreur !

Mais il y a trois témoignages qui perdront Dany. D’abord celui de sa femme, Martine. Puis celui de sa fille Célia, 16 ans à l’époque. Enfin celui de sa nièce Solène, la seule survivante du massacre.



Alors que Dany vient juste d'arriver (3 minutes) chez Christian, comment Martine peut-elle découvrir que tous les autres membres de la famille sont morts ?

Etrange Martine, qui, le matin du 5, le lendemain de la tragédie, part avec sa fille Célia nourrir les cochons, passant à côté de la mare de sang qui se trouve sur le chemin d’accès à la route, à l’angle des deux jardins, sans rien remarquer. Quatre jours durant, Martine répétera n’avoir rien vu ni entendu. Ce soir-là, elle a regardé la télé. Point barre. En garde à vue, le 9 septembre, elle « craque » : son mari est rentré vers 21 h 30, il a dîné. Quand il part se coucher, elle va donner les restes aux chiens dans le garage et entend du bruit. Elle sort et voit Christian frappé par un homme plus grand. Elle s’approche, reconnaît Dany, crie « Arrête, arrête ! » En vain. Elle se précipite vers la maison pour sauver Brigitte et les filles, mais les trouve déjà mortes. Cela veut dire que Dany a mit 3 minutes chrono pour massacrés tout le monde ! Impensable ! Autre détail époustouflant : Martine sortira ses poubelles le dimanche soir du 4 septembre vers 18h30. Elles resteront jusqu'au mardi suivant sans qu'aucun enquêteurs ne jettent un oeil dedans ! C'est grotesque !



Martine inlassablement dans ses machines à laver. Aucun journaliste, aucun enquêteurs, alors que 4 meurtres ont eu lieu à côté de chez elle, ne sera interpellé par cette afflux de linge propre !


Que fait alors Martine lorsqu'elle découvre Brigitte et les fillettes ?
Dans une première version, elle rentre chez elle, regarde la télévision, puis va se coucher au côté de Dany ! Pour expliquer cette incroyable attitude, Martine invoque la sidération où elle se trouve. « Tout est très flou, dit-elle, comme dans un cauchemar. ». Sa fille Célia, qui sort les chiens pendant la coupure pub sur M6 à 21h39 n'entendra ni ne verra sa mère qui se trouvait pourtant au même endroit et au même instant devant la boîte aux lettres, lieu du meurtre de Christian. Pourquoi ? Martine trouvera un subterfuge pour endormir Céline Brunetière alors juge d'instruction en marmonnant qu'elle n'a aucune explication ! C'est ce qui m'interpelle le plus : elle n'a aucune explication mais elle ne cherchera jamais à comprendre !



Céline Brunetière "juge" d'instruction.

Célia, ce deuxième témoin à charge, a 16 ans au moment des faits. Apparemment peu affectée par la mort de son parrain, sa tante et ses deux cousines, la jeune fille est en fait "traumatisée". Son témoignage est étrange : elle explique d’abord aux enquêteurs avoir rêvé. Dans ce rêve, elle voit un homme « grand » frapper Christian. Puis brusquement il ne s’agit plus d’un rêve. Cet homme est son père et tout s’est produit pour de vrai. Ce soir-là, elle entend des hurlements puis voit Christian courir et mourir, mais elle n’a pas vu Martine, ne l’a pas entendue crier « Arrête ! » Pourtant, Mme Froger, habitant à 250 mètres l'entend parfaitement. Par contre, elle entend alors distinctement des bruits venant de la maison, « comme des meubles qu’on déplace » . Célia, torturée d’incertitudes, confie aux gendarmes ses horribles cauchemars et ses tourments : où était donc sa mère à ce moment-là ? Je vous le demande !



Mme Froger, témoin des cris de Martine.

 

Puis vient l'épisode de Solène qui, près de deux ans plus tard, Martine retrouve toutefois la mémoire et modifie sa version une nouvelle fois. Elle se souvient qu’entrant dans la maison elle voit la petite Solène vivante et couverte de sang. Elle la prend dans ses bras et, pour la soustraire aux coups, l’emmène chez elle. Elle la change et lui donne un bain. Puis elle prend sa voiture pour la confier à ses beaux-parents, à 500 mètres de là. Mais Renée Leprince, soucieuse de protéger son aîné, lui intimerait l’ordre de faire demi-tour. Elle repart donc dans la maison du drame, enjambant pour la deuxième fois les victimes, et endort la petite. Va-t-elle enfin appeler les secours ? Non, elle retourne se coucher. Chez elle, à côté de Dany...Les beaux-parents nieront avoir jamais vu Martine ce soir-là. Mais une voisine appuiera ce témoignage : elle n’a pas entendu les hurlements des victimes, mais a parfaitement entendu Martine crier « Arrête ! ». Le problème, c’est qu’elle ne s’en souvient qu’après l’avoir lu dans Paris Match ! Elle se rappellera aussi avoir entendu la voiture démarrer peu après 22 heures, mais plus d’un an plus tard...(Le Point)



Scène des crimes - Ici scène des crimes dessinée par Martine.

C’est Solène qui fait tout basculer. Solène, la petite miraculée. La petite fille dont on ne sait à quoi elle a assisté, ce qu’elle a entendu, ce que devant elle, après, en imprimant sa mémoire des faits, les adultes ont pu dire. A l’époque, Outreau n’est pas passé par là et personne ne met en doute le rapport de la pédopsychiatre jugeant parfaitement crédibles les propos de Solène. Elle avait pourtant 2 ans au moment des faits, 4 ans lors de son témoignage. Or la petite confirme le témoignage de Martine, accuse Dany et seulement Dany, « méchant tonton qui fait mal à Yaya, Yéyé (Sandra et Audrey ses soeurs,  papa et maman » . Elle se souvient même d’avoir été baignée par sa tante et même d’avoir été avec elle en voiture ! Un témoignage inespéré pour Martine. Mais personne n’a l’air de se demander si Solène a pu être influencée. Par sa nourrice, par exemple, à qui l’enfant a d’abord été confiée et qui ne manquait pas d’idées sur l’affaire. A l’époque. Parce qu’aujourd’hui la nourrice s’emporte et refuse de répondre aux questions.



Célia se trouvait au fond, près de la porte du garage. Martine se trouvait juste devant la boîte aux lettres.

Un couteau gravé Leprince sera retrouvé près d'une carrière dans le village de Tuffé. Maurice Lebarbier, conducteur de travaux, ira l'apporter à la gendarmerie du Mans. Devant lui l'autorité le mettra sous scellé et plombera le sac en plastique. Depuis ce jour, le couteau est introuvable ! Il a mystérieusement disparu. Il est évident qu'il y a eut substitution de preuve ! Dany Leprince ne possédait aucun couteau de la sorte étant donné qu'il n'était pas boucher ! Seule Martine détenait un couteau de ce gabarit. Un couteau gravé "Leprince" est retrouvé à une quinzaine de kilomètres de chez Martine, 4 assassinats ont été commis chez les Leprince et le couteau disparaît alors qu'il a été mit sous scellé ! Il faut aussi que toute trace de la dépose de ce couteau soient effacées également, main courante etc etc....Monsieur Lebarbier serait-il un menteur ? Il faut que l'on m'explique ?? Dans cette affaire criminelle, je trouve qu'on "déscelle" souvent !

Dernière nouvelle

Le couteau vient d'être retrouvé dans une gendarmerie. Il "dormait" au fond d'un tiroir. Comprenne qui pourra ! Il est en cours d'analyses...




Maurice Lebarbier.

Je ne parlerais pas du cas Rousseau qui est une véritable supercherie, même si Roland Agret co-auteur avec Nicolas Poincaré du célèbre livre "Condamné à tort", croit fortement en ses déclarations. Jugez par vous-mêmes :


TRAJET DE ROUSSEAU



Rousseau dira être passé par le Velux et la gouttière lorsque les gendarmes sont arrivés sur les lieux des crimes. A ce moment là il y a la nourrice, Martine, Célia, les deux garagistes, les pompiers, et les gendarmes. Le trajet de Rousseau (croix rouges) sera obligatoirement celui-ci ! A moins qu'il ait creusé un tunnel jusque dans les champs, je vois mal comment ce monsieur a-t-il pu faire sans se faire repérer ??



Voilà ce qu'est l'affaire Dany Leprince. Imbroglios, mensonges, incohérences, suspicions, divagations, incompréhensions...Si c'est sur ces charges que l'on emprisonne un homme, alors nous devons tous nous faire enfermer ! Je me suis juré de ne JAMAIS baisser les bras afin que cet homme laisse sa place aux véritables assassins de deux gamines de 6 et 10 ans et d'un couple dans la force de l'âge pour s'aimer et s'aimer encore ! Pour Renée, et cette médiocre justice qui désigna la poutre sur laquelle elle mettra une corde. Pour Robert, que la déchéance de cette justice qui a meurtri cet homme à tout jamais, pour Mr. Papillon, père de Brigitte, que cette maudite justice laissa choir de chagrin, pour Dany afin qu'il redevienne cet homme libre avec sa nouvelle épouse, Béatrice Leprince, qui se bat tous les jours afin que notre justice soit digne de porter ce nom !



Béatrice et Robert Leprince. Dany en médaillon.

(Merci au journal
Le Point pour la chronologie des faits)

Dernières nouvelles

*L'ADN de Claude Bobet vient d'être analysé. Il ne correspond aucunement avec celui découvert sur le couteau du salon.
*Martine et Célia viennent d'être entendues par la Commission des Révisions Pénales.
* Dany a été entendu par la présidente Mme Anzani. Il a répété ce qu'il savait déjà. "Il n'était pas sur les lieux".
* Roland Agret se retire de l'affaire !

A DANY...

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